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Ecoute, tends l’oreille de ton cœur. Fais silence
et habite avec toi-même.
Elargis ton cœur.
Cherche et aime tous les jours de ta vie, à cause
du Christ, celui que tu sers. Dans la nuit du monde, les tempêtes de la vie,
les épreuves, ne cesse pas d’aimer et de chercher celui qui le seul comble tes
attentes et donne sens à ta vie. Dans la paix, le bonheur, l’abondance,
n’oublie pas le Créateur. Reste toujours fidèle et sois gardien de l’Evangile.
C’est là ta vocation de laïc cistercien.
Lis la
Parole chaque jour, nourris ton cœur, forme ton regard
intérieur, ton intelligence. Aime et transmets la Parole par l’exemple de ta
vie, ton obéissance à ce que Dieu commande.
Bois l’eau vive des sacrements de l’Eglise, tu grandiras
dans la vérité ; et dans le monde, tu seras libre : tu sauras choisir
le bien plutôt que le mal. Tu seras libre dans ton cœur, ton âme, car les
sacrements recréent sans cesse le cœur de l’homme et le délivrent de ses
faiblesses humaines.
Sois croyant. Demeure dans l’Eglise, aime-la et
sers-la dans la paroisse de ton quartier. Ne désertes pas les lieux de vie que
tu peux évangéliser par ta présence lumineuse, ta foi et ta charité. Le
Seigneur t’y attend. Ici, il veut refaire ton cœur, renouveler et purifier ton
regard, te combler des forces de son amour.
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Ensemble, apprenons à nous retirer du monde.
Le temps d’un week-end, déposons nos fardeaux,
oublions nos propres engagements : dépouillons-nous de tout pour faire
place, non à moitié, mais tout entier, à l’essentiel. Dieu vient à notre
rencontre, soyons-là, soyons disponibles
pour l’accueillir dans notre groupe et dans notre cœur. Soyons là
pour recevoir ce qu’il veut nous donner. Oublions ce que nous avons à donner,
soyons pauvres avec le Christ pauvre, car lui seul sait ce dont chacun a
véritablement besoin, lui seul sait aussi ce qu’il faut changer en chacun.
Laissons-le donc agir à notre place, laissons-le parler à notre place,
laissons-le nous combler, nous guérir, nous fortifier.
Nous sommes à l’école de la communion et du
partage, à l’école de Cîteaux pour recevoir un patrimoine spirituel, une façon
de vivre l’Evangile. Attachés à une communauté contemplative cistercienne, nous
sommes des laïcs habités par un désir de contemplation, de prière, de lectio
divina.
Ne cherchons pas à être des missionnaires, des
prédicateurs qui proclament en tous lieux la bonne nouvelle, soyons nous-mêmes
la bonne nouvelle, c’est-à-dire des témoins de lumière et d’espérance, donnons
envie de suivre le Christ, donnons envie d’espérer. Soyons des disciples doux
et humble de cœur, lumière dans la nuit du monde : soyons appelants afin
de susciter, par notre vie en Christ, le désir de Dieu chez tous ceux que le
Seigneur met sur notre route. N’ayons pas peur de vivre sans apostolat, du luxe
de l’attente amoureuse de Dieu. Quelqu’un qui prie œuvre dans le silence, dans
le secret de son cœur, et il permet plus efficacement à Dieu d’accomplir des
merveilles. La prière aide à aimer.
A l’école des Pères cisterciens, à l’école de la
charité, sous le patronage d’une communauté de moniales, dans l’humble
acceptation, apprenons l’art d’être disciple, apprenons à nous mettre au
service du Seigneur. Marchons avec le Christ en tous lieux, quoique nous
fassions. Courons sur la voie du Christ par nos bonnes œuvres qui sont la
pratique des commandements dans nos lieux de vie respectifs, en famille, au
travail, dans notre paroisse, en vacances. Ces commandements, les voici :
« Aime Dieu. Aime-toi. Aime ton prochain ». Ecris-les sur la
table de ton cœur. C’est à l’amour que tous reconnaîtront que vous êtes
disciples et amis du Seigneur.
Laïcs cisterciens, serviteurs du Christ,
laissons-donc Dieu lui-même façonner notre cœur. A l’écoute du Saint Esprit,
amoureux de la spiritualité cistercienne, parce que fils et filles des pères de
Cîteaux, convertissons-nous. Faisons ce qui nous sera utile pour toujours, pour
nous-même.
3
C’est pourquoi nous voulons organiser une école
pour apprendre à servir le Christ. « Dans cette école, nous l’espérons,
nous n’imposons rien de dur ou de pénible. Pourtant, il y aura peut-être des
choses plus difficiles pour des raisons justes. En effet, il faut bien corriger
les défauts et garder l’amour entre les frères. Mais ne te laisse pas tout de
suite troubler par la peur, (ou d’autres sentiments qui peuvent traverser
ton esprit). Au début, le chemin du salut est toujours étroit » (RB,
Prologue). Mais, à mesure qu’on avance dans la vie spirituelle, dans l’étroite
observance de la spiritualité cistercienne, « le cœur devient large. Et
l’on se met à courir sur le chemin des commandements de Dieu le cœur rempli
d’un amour si doux qu’il n’y a pas de mots pour le dire. Ainsi, nous
n’abandonnerons jamais Dieu, notre maître » et, au sein du groupe,
« nous continuerons à faire ce qu’il nous enseigne » par
l’intermédiaire des sœurs qu’il a mis sur notre route pour nous guider.
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