Interview du mois

« Elargis ton cœur ! »
Tu es invité au cœur d’une rencontre, d’une conversation où une sœur interroge une personne de passage à l’abbaye sur sa façon de vivre la foi, de témoigner de l’amour du Christ et de l’Eglise dans sa vie quotidienne.


Aujourd’hui, je rencontre Côme




Sœur Marie-Benoît : Bonjour Côme, peux-tu te présenter à nos jeunes internautes ?

Côme : Coucou à tous ! Je m’appelle Côme, j’ai 25 ans, et j’ai monté avec ma sœur Astrid « Divine Box », une entreprise dont le but est de promouvoir les bons produits des abbayes ! Et notamment des incroyables biscuits au citron (mais pas que) des adorables sœurs du Rivet ! Sinon, en dehors de ça, je fais régulièrement du tennis à Paris, où j’habite.

Sœur Marie-Benoît : L’amitié a-t-elle une place importante dans ta vie ? Peux-tu dire ce qu’est l’amitié ?

Côme : L’amitié est pour moi ce lien qui nous unit aux autres et qui exige autant de bienveillance que d’exigence. Bienveillance pour ne pas nous juger les uns les autres devant nos bourdes et maladresses quotidiennes. Et exigence pour nous tirer vers le haut et nous « corriger fraternellement ». L’un et l’autre vont ensemble ! Ces dernières années, j’ai beaucoup cherché à développer les amitiés dans ce sens. Et pour celles qui en étaient vraiment loin, après avoir tenté de corriger le tir, j’ai petit à petit pris un poil plus de distance avec ces copains en questions ! Aujourd’hui, j’ai plusieurs « bandes » de copains avec qui on part régulièrement en week-end ensemble, organisons des dîners, etc. Le temps avec eux file à toute vitesse, et, sans forcément qu’ils s’en rendent compte, ils me tirent beaucoup vers le haut par leurs remarques et leur exemplarité, notamment en terme d’humilité.

Sœur Marie-Benoît : Y a-t-il un épisode dans l’Évangile que tu aimes ? Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Côme : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? », nous dit saint Paul (je crois…). Pour moi, parisien ayant toujours eu une belle vie, facile, sans trop de difficultés à l’école, dans ma famille, dans mon boulot, etc., l’humilité n’est pas quelque chose de simple. Et je m’efforce tous les jours de relire ma vie pour voir si telle ou telle chose est vraiment de mon ressort ou si, au fond, tout m’a été transmis. Par mes parents, mes amis et… Dieu bien évidemment. Et plus je creuse cette question, plus je me rends compte qu’en fait, moins d’1% de toute ma vie dépend vraiment de moi, le reste n’ayant été que la poursuite de ce que j’ai reçu !

Sœur Marie-Benoît : Qu’est-ce que tu vois de beau à l’œuvre dans l’Église?
Côme
: Je suis toujours émerveillé de papoter avec des moines et des moniales. Leur engagement sur toute la vie, renonçant à leurs biens, leur confort, leur famille, etc., pour se consacrer à Dieu me bluffe quotidiennement. Même si les vocations semblent moins nombreuses dans bon nombre d’abbayes, la fidélité de ces communautés me scotche. Les « poumons de l’Eglise » sont une force pour nous !

Sœur Marie-Benoît : Qu’est-ce que tu vois de beau à l’œuvre dans le monde ?

Côme : Le développement de plein d’initiatives pour rayonner de notre foi ! Les groupes de musique (Glorious, Hopen, etc.), les entreprises qui se mettent au service du bien commun (Hozana, Ephata, Credofunding, etc.) et bien d’autres encore. Grâce aux réseaux sociaux, le terrain d’évangélisation est encore plus grand qu’avant !
Sœur Marie-Benoît
 : Qu’est-ce qui te paraît important de dire à des jeunes en recherche de sens ?

Côme : Ayez un idéal ! Forcez-vous à vous demander si ce que vous faites et dites chaque jour est vraiment la meilleure. On ne sera jamais parfaits et saints, mais avoir un idéal permet de ne jamais se détourner du cap et d’avoir des lignes directrices claires. Chaque jour sera ainsi un essai de rester au maximum vers cette ligne d’idéal qui nous guide !
Sœur Marie-Benoît : Quelle est ta recette du bonheur?

Côme : Amour, amitié, et humour ! L’amour et les sentiments transportent les montagnes, un peu comme la foi, parfois ! Alors, bien guidé et bien construit, il est à mon sens un équilibre précieux pour chacun de nous. Amitié bien sûr, car ces relations s’inscrivent dans le temps, et sont plus extérieures et plus neutres que l’amour. Et humour, car il faut prendre la vie au sérieux, mais sans se prendre trop au sérieux. La vie est trop courte pour ne pas rire chaque jour !
Sœur Marie-Benoît : Quelle parole de sagesse ou autre, souhaites-tu partager à nos internautes ?

Côme : Prions, restons humbles et discrets au maximum J



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