La prière quotidienne

Lundi 1er janvier – Sainte Marie, Mère de Dieu

« Voyez, la rosée scintille,
Illuminant la nuit,
Le désert est fertile,
Marie accueille, éblouie,
Le Fils de Dieu.

Voyez cette fleur nouvelle
Au rameau de Jessé,
La promesse est fidèle,
Il vient, l’Enfant annoncé,
Le Fils de Dieu.

Voyez, le buisson en flammes
Ne se consume pas,
O bonheur d'une femme !
La Vierge tient dans ses bras
Le Fils de Dieu.

Voyez l'admirable échange
Où le Verbe prend corps,
Où le corps est louange !
La vie dispute à la mort
Les fils de Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception »
Luc 2

Dieu tout-puissant, par la maternité virginale de la bienheureuse Marie, tu as offert au genre humain les trésors du salut éternel ; accorde-nous de sentir qu’intervient en notre faveur celle qui nous permit d’accueillir l’auteur de la vie, Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

* * * * * *

Mardi 2 janvier – Sts Basile Grand et Grégoire de Naziance

« Ne crains pas, petit troupeau
qui transhumes vers le Père,
Jésus Christ te mène
Par les hommes de son choix.

De l’orient à l’occident,
Sans que rien ne les arrête,
Sur les pas du Maître
Ils rassemblent les brebis.

Les amis du Bon Berger
Ne sont pas des mercenaires:
Nuit et jour ils veillent
Et combattent l’Ennemi.

L’Esprit Saint les a remplis
De la force des Apôtres
Et leur voix t’exhorte
A marcher sans défaillir.

Dieu te donne par leurs mains
Le ferment de l’Évangile
Et le Pain de vie:
Tu deviens le Corps du Christ.

Le Seigneur passe avec toi
Dans l’exode vers le Père,
Son amour te mène,
Ne crains pas petit troupeau»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait »
Jean 1

Tu as voulu, Seigneur, illuminer ton Eglise par l’enseignement et par les exemples de saint Basile et de saint Grégoire de Naziance : accorde-nous de chercher humblement à connaître ta vérité pour que ta charité imprègne notre vie. Amen.

* * * * * *

Mercredi 3 janvier

« Église du Seigneur, exulte et chante,
Voici l’Époux !
Dans sa tendresse, il vient vers toi,
Lui qui change l’eau en vin,
En jubilation la plainte de ton deuil.

Entends le Bien-Aimé sur les collines
Et sur les monts !
Les temps nouveaux sont advenus,
Il demeure chez les siens,
Comme aux premiers jours, un peuple lui répond.

L’Amour te parle au cœur et se révèle,
Tes yeux le voient !
Scellant l’Alliance dans sa chair,
Il te donne son pardon,
Il étend sur toi le pan de son manteau.

Entends le chant de joie, le chant des noces,
Voici l’Agneau !
Son sang versé te sauvera,
Et les peuples rassemblés,
Palmes à la main, sans fin l’acclameront »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu»
Jean 1

Seigneur, tu as voulu que ton Fils naisse de la Vierge bénie, afin que son humanité ne soit pas soumise à la condamnation de notre race ; accorde-nous d’échapper à l’engrenage du péché puisque le Christ nous donne part à la nouvelle création. Amen.

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Jeudi 4 janvier

« Infime semence
Où se cache et se concentre
Le déploiement d'un arbre immense :
Le Verbe du Dieu vivant,
Qui porte en sa main la terre et le ciel,
Vient reposer, lui, l’Éternel,
Dans le berceau de l'espace et du temps.

Tremblante lumière,
Où se voile et se concentre,
Incandescent, l'éclat du Père :
La grâce du Dieu très haut
Descend et se glisse au fort de la nuit,
Et sa douceur dans l'ombre luit,
Timide approche de l'astre nouveau.

La gloire infinie
Tout entière se concentre
Dans cet enfant né de Marie :
Visage du Dieu d'amour,
Où l'homme aperçoit, comme en un miroir,
Sa propre image, et va pouvoir
Se reconnaître en s'offrant à son tour »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure, (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre »
Jean 1

Dieu éternel et tout-puissant, une lumière nouvelle dans les cieux a fait connaître que le Sauveur venait racheter le monde ; nous t’en prions : que cette lumière du salut se lève chaque jour pour le renouveau de nos cœurs. Amen.

* * * * * *

Vendredi 5 janvier

« En notre cœur s’était perdu
Le souvenir de ton visage.
Sur nos faces ne brillait plus
Ton image.
Isolés, sans nul appui
Pour trouver la ressemblance,
Nous errions dans la nuit.

Tu envoyas, dans ta pitié,
Pour éclairer notre détresse,
Tes prophètes qui ont livré
La promesse.
Leur parole, telle un feu
Sur la route d’espérance,
Nous guida vers ton Lieu.

Voici, la Vierge a enfanté
Et les oracles s’accomplissent.
Ton amour et ta vérité
Resplendissent.
Sous le voile de la chair,
Ta lumière inaccessible
Envahit notre hiver.

Tous n’ont pas vu ! Nous qui croyons,
Illuminés par ton mystère,
En ton Verbe, nous te nommons
Notre Père.
Aujourd’hui, finis les pleurs !
Ta semence incorruptible
A germé dans nos cœur »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. » Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme »
Jean 1

Dieu tout-puissant, la rédemption de ton peuple a merveilleusement commencé avec la naissance de ton Fils ; accorde à tes serviteurs une foi solide pour qu’ils se laissent conduire par lui et obtiennent la gloire que tu leur promets. Amen.

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Samedi 6 janvier

« Le Fils de l'homme est né, Noël !
Jésus nous est donné.
Jour de notre grâce :
L'étable accueille un Dieu caché,
Rebut de notre race,
Il vient sauver le monde entier.
Paix à ceux qu'il aime. Dieu soit glorifié !

Le Fils de l'homme est né, Noël !
Jésus nous est livré.
Pain pour notre table :
La terre s'ouvre au grain jeté ;
Broyé pour les coupables,
Il vient nourrir les corps lassés.
Paix à ceux qu'il aime. Dieu soit exalté !


Le Fils de l'homme est né, Noël !
Jésus nous est livré.
Joie pour les convives :
La coupe attend le sang versé ;
Fontaine des eaux vives,
Il vient laver les corps souillés.
Paix à ceux qu'il aime. Dieu soit magnifié !

Le Fils de l'homme est né, Noël !
Jésus nous est livré.
Fruit pour le Calvaire :
Son corps est lourd de nos péchés ;
Brasier de vraie lumière,
Il vient brûler le bois tombé.
Paix à ceux qu'il aime. Dieu soit sanctifié !

Le Fils de l'homme est né, Noël !
Jésus nous est donné.
Roi pour la victoire :
La nuit flamboie de sa clarté ;
Promesse de la gloire,
Il vient changer les corps brisés.
Paix à ceux qu'il aime. Dieu soit glorifié !»

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie »
Marc 1
Seigneur, sois la lumière de ton peuple et brûle toujours son cœur aux splendeurs de ta gloire ; alors il n'hésitera pas à reconnaître son Sauveur et pourra se donner à lui en toute vérité. Amen.

* * * * * *

Dimanche 7 janvier - Epiphanie

« Conduits par une étoile
Et par la lumière de l’Esprit,
Vers l’Astre du matin,
le Fils du Dieu de gloire,
S’avancent
Trois mages d’Orient.

Au Roi qui vient de naître,
Ils font le présent d’un or très pur
Ils offrent leur encens
Au Dieu d’avant les siècles,
La myrrhe
Au Verbe rédempteur.

La science et la sagesse
Leur sont révélées dans cet enfant :
Il règne, silencieux,
Offert à tous les peuples,
Lumière
Levée pour les cœurs droits.

Au Fils né de la Vierge,
L’Eglise à son tour donne sa foi ;
Qu’il brille dans nos cœurs,
Qu’un jour nos yeux contemplent,
Sans ombre,
Sa gloire dans les cieux »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des Mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin »Matthieu 2

Aujourd’hui, Seigneur, tu as révélé ton Fils unique aux nations, grâce à l’étoile qui les guidait ; daigne nous accorder, à nous qui te connaissons déjà par la foi, d’être conduits jusqu’à la claire vision de ta splendeur. Amen.

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Lundi 8 janvier – Baptême du Seigneur

« Adam s'éloigne,
Il a quitté les rives du pays d'Eden.
Il n'entend plus
la voix qui l'appelait dans le jardin.
Penché sur les eaux sombres, les yeux ouverts,
Il ne voit plus l'image de son Dieu.

L'enfant tressaille :
Un chant nouveau
l'éveille aux profondeurs du sein ;
Les yeux fermés,
il danse quand s'approche le Seigneur :
Dès l'ombre originelle, le Saint Esprit
L'a consacré prophète du Très-Haut.

Tout va renaître :
Dans le désert un cri a devancé le jour,
Pour annoncer
Celui qui sanctifie toutes les eaux.
Debout au bord du fleuve, rempli de joie,
Le Précurseur attend l'Élu de Dieu.

Adam s'approche,
Il a rejoint les rives du pays d'exil.
Les eaux refluent
avant de se livrer au Feu vivant,
Lumière en qui s'épousent le ciel et l'eau,
Resplendissante image de son Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie »
Marc 1

Dieu éternel et tout-puissant, quand le Christ fut baptisé dans le Jourdain, et que l’Esprit Saint reposa sur lui, tu l’as désigné comme ton Fils bien-aimé ; accorde à tes fils adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. Amen.

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Mardi 9 janvier

« Au commencement, Dieu dit : Que paraisse le jour !
Voici que s’est levée la lumière du monde :
Le Christ est sorti du tombeau,
Inaugurant les cieux nouveaux et la terre nouvelle.
Et Dieu vit que cela était bon.

Au commencement, l’Esprit se mouvait sur les eaux.
Voici que s’est ouverte une source féconde :
Coulant du côté transpercé,
Le sang sauveur nous a lavés dans les eaux du baptême ;
Et Dieu vit que cela était bon.

Dans les derniers temps, le Verbe est venu chez les siens ;
Aux hommes, il a rendu leur parure de gloire ;
Image et splendeur du Très-Haut,
Il devenait le premier-né d’un grand nombre de frères.
Et Dieu vit que cela était bon.

Nous avons reçu de lui le Royaume à venir ;
Par la Résurrection, l’œuvre immense s’achève.
Entrons nous aussi dans la paix,
Dans le repos promis par Dieu, dans l’alliance éternelle,
Par le Christ, le Vivant, à jamais ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée »
Marc 1

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Amen.

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Mercredi 10 janvier – St Grégoire de Nysse

« Souvenez-vous du jardin
Dont parlent tant de peuples.
Quatre fleuves
En jaillissaient.
Alléluia !
Il est un jardin nouveau
Où le Vivant
A l'aube nous rejoint.
Souvenez-vous d'Abraham
Offrant son fils unique
La victime
Fut un bélier

Alléluia !
Il est un autel nouveau
Où le Vivant
Nous sauve de la mort.
Souvenez-vous de la mer
S'ouvrant devant Moïse
L'impossible
S'est accompli.
Alléluia !
Il est un chemin nouveau
Où le Vivant
Nous mène jusqu'à Dieu.
Souvenez-vous du désert
Où marche tout un peuple,
Longue épreuve
De quarante ans.
Alléluia !
Il est un combat nouveau
Où le Vivant
Se tient à nos côtés
Souvenez-vous de la Loi
Ecrite sur la pierre,
Loi d'alliance
Pour Israël
Alléluia !
Il est une loi nouvelle
Et le Vivant
L'écrit dans notre cœur.
Souvenez-vous de l'appel
Lancé par les prophètes
Voix puissantes
Aux jours d'exil.
Alléluia !
Il est un appel nouveau
Où le Vivant
Rassemble dans sa joie »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)



« En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons »
Marc 1

Tu as voulu, Seigneur, que la puissance de l’Évangile travaille le monde à la manière d’un ferment ; veille sur tous ceux qui ont à répondre à leur vocation chrétienne au milieu des occupations de ce monde : qu’ils cherchent toujours l’Esprit du Christ, pour qu’en accomplissant leurs tâches d’hommes, ils travaillent à l’avènement de ton règne. Amen.

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Jeudi 11 janvier

« Acclamez Dieu vous qui savez
Qu’il vous rejoint à chaque instant
Qu’il vous conduit au long du temps
Sur les routes qu’il a tracées.

Acclamez Dieu vous qui croyez
Que sa Parole vous conduit
Qu’elle vous mène jusqu’à lui
Sur les routes qu’elle a tracées.

Servez pour Dieu vous qui croyez
Qu’il s’est servi de votre oui,
Qu’il s’est donné pour aujourd’hui
Sous le joug de sa liberté.

Vivez pour Dieu vous qui croyez
Qu’il n’y a pas de mort en lui,
Qu’il y a vie sous son Esprit
Comme aux jours du Ressuscité »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui »
Marc 1

Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t'adorer sans partage, et d'avoir pour tout homme une vraie charité. Amen.

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Vendredi 12 janvier – St Aelred

« Quand un homme met sa joie
À aimer
Le ciel advient sur notre terre.
Loué sois-tu, Seigneur :
Saint Aelred de Rievaulx
Tel un miroir de l’amour
A resplendi de ta grâce !

Amoureux de ton amour
Il aimait
Sans d’autre but que l’amour même.
Tu l’as béni, Seigneur !
Sur l’autel de son cœur
Il s’est offert avec toi
Pour le salut de ce monde

Toi seul fis du serviteur
De l’amour
un maître sûr, un vrai disciple.
Il a porté ta croix,
Te suivant chaque jour,
Et partageant ton désir
De rendre gloire à ton Père.

Et dans l’arche de son cœur,
Silencieux
Il communiait à ta présence.
Seul avec toi, Seigneur,
Mais uni à chacun
Il voulait être pour tous
Un serviteur et un frère.

Gloire à toi, ô Dieu vivant
Pour l’amour
Manifesté au long des âges.
Envoie encor l’Esprit,
Et qu’il imprime en nos cœurs
La ressemblance du Christ
Dont tes amis resplendissent ! »

Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm,et l’on apprit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil »
Marc 2

Par ta grâce, Seigneur notre Dieu, saint Aelred a su se faire tout à tous ; accorde-nous de suivre son exemple en nous dépensant pour nos frères et de garder ainsi entre nous l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Amen.

* * * * * *

Samedi 13 janvier – Bhse Vierge Marie

« Tu es belle, ô Marie,
Eve nouvelle,
Jamais femme n’a tant reçu,
Aucune n’a tant donné,
O Vierge heureuse d’avoir cru.

Tu es douce, ô Marie,
Humble servante,
Jamais femme n’a tant aimé,
Aucune n’a tant donné,
En ta maison Dieu se complaît.
Tu es mère, ô Marie,
Toujours présente,
Jamais femme n’a tant souffert,
Aucune n’a tant donné,
Debout quand meurt son premier-né.
Tu es sainte, ô Marie,
Comblée de grâce,
Jamais femme n’a tant prié,
Aucune n’a tant donné,
Jésus ton Fils nous a sauvés »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs »
Marc 2

Puisque nous célébrons la mémoire de la très sainte Vierge Marie, accorde-nous, Seigneur, par son intercession, d’avoir part à la plénitude de ta grâce. Amen.

* * * * * *

Dimanche 14 janvier – 2ème T.O.

« Allez aujourd'hui vers la joie qui s'avance :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il renaît en lui,
L'éternelle enfance.


Elle est consommée
L'œuvre des sept jours
Dans l'éveil du dimanche !
Le temps peut reprendre son cours
Mais tout est transformé.
Voici de nouveaux signes :
Le Pain, semence
Des moissons de Dieu,
Et le vin, sève de sa vigne.

Vivez aujourd'hui la mémoire pascale :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il fait route en lui,
sa patrie natale.


Elle est accomplie
L'œuvre du Vivant
Qu'annonçait la promesse !
À nous de puiser maintenant
Nos vivres dans sa vie.
L'amour tient table ouverte,
Sa voix nous presse
Au festin de Dieu :
Jour de joie, jour de Pâque offerte !

Chantez aujourd'hui l'indicible merveille :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il se perd en lui
Une vie nouvelle
»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre »
Jean 1

Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l'univers du ciel et de la terre : exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et faits à notre temps la grâce de la paix. Amen.

* * * * * *

Lundi 15 janvier – Sts Maur et Placide

« Désir en nous d'un temps
Qui ne s'écoulerait
Mais jaillirait sans cesse,
Et ne s'enfuirait plus
Sans manquer d'advenir,
Ainsi qu'une promesse.

Désir en nous d'un temps
Qui durerait toujours,
Mais comme une surprise,
Aussi stable et présent
Qu'un rocher de granit,
Et vif comme une brise.

Désir de voir l'instant
Rester comme en suspens,
Unique et sans rivage,
Estuaire où le temps
Amoncelle ses eaux,
Concentre tous ses âges.

Mais si l'instant devient
lui-même éternité :
Qu'il garde sa figure,
Et son air imprévu,
Comme un premier amour,
Un souffle et un murmure !

Désir de posséder
Mais sans rien retenir
Car tout n'est que partage :
Aux regards éblouis
Le soleil est offert,
Jouant dans les nuages.

Désir de n'être plus
Nous-mêmes que désir
Dans une pure attente,
Lumineuse et comblée
Mais jamais rassasiée,
Et même plus ardente.

Désir en nous… de Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves »
Marc 2

Seigneur notre Dieu, tu nous as donné un admirable exemple de vie monastique dans les saints Maur et Placide ; accorde-nous de marcher sur leurs traces afin de partager leur bonheur auprès de toi. Amen.

* * * * * *Mardi 16 janvier

« Le chant nouveau que tu appelles,
Dieu créateur de l’univers,
Que ton Esprit le fasse naître,
Qu’il nous éveille
A la louange de ton nom !

C’est lui la voix qui intercède
Mais ne dit pas quel est son nom,
C’est lui qui met au fond de l’être
Ton nom de Père
Puis d’un murmure fait un chant.

C’est lui encor qui s’émerveille
En proclamant « Jésus, Seigneur !» :
Alors les hommes se souviennent
De l’aube en fête
Où tu relèves le Vivant.

Chaque parole de ton Verbe,
Et chaque signe qu’il a fait,
Il les embrase de lumière
Pour qu’ils éclairent
Notre chemin jusqu’à ton Jour.

Le chant nouveau que tu appelles,
Dieu créateur de l’univers
Nous l’accueillons de ta tendresse ;
Fais qu’il s’élève
Dans le grand souffle de l’Esprit »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat »
Marc 2

Nous t’en prions, Dieu de miséricorde, sur les hommes qui n’ont pas reçu ta lumière, fais lever ton soleil, Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

* * * * * *

Mercredi 17 janvier – St Antoine

« Au fond du désert où Dieu te mène,
Pécheur au cœur brisé ;
Les larmes qui murmurent
Lavent la plaie, la souillure :
Plus de terre desséchée ;
Tu deviens le domaine
Où meurt la nuit,
Tu renais à la Vie.

Le jour attendu enfin s’avance,
En toi tu sens monter
Le souffle qui t’enfante,
Il vient saisir ton attente :
Plus de terre abandonnée ;
Une longue patience
Ouvre aujourd’hui
Le jardin de la Vie.

L’Esprit a comblé ta solitude,
Témoin au cœur blessé,
Le monde t’environne,
En toi sa peine résonne :
Plus de frères délaissés ;
Tu deviens multitude,
Un lieu béni
D’où rayonne la Vie »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr »
Marc 3

Dieu qui a donné à saint Antoine de mener dans la solitude une vie héroïque, accorde-nous, par son intercession, de renoncer à nous-mêmes pour t'aimer sans cesse et plus que tout. Amen.

* * * * * *

Jeudi 18 janvier

« Bientôt l'aurore se lèvera
Sur l'inconnu d'un jour nouveau !
Et la puissance
De l'espérance
Perce la nuit.

Déjà les hommes reprennent cœur
Pour le combat interrompu !
Dans la violence
De la confiance
Passe l'Esprit.

Tenant la veille auprès du Seigneur
Nous rappelons la mort du grain !
Que la patience
De la semence
Donne l'épi.

La nuit avive notre désir
De voir monter le dernier jour !
Par sa présence,
Dans le silence,
Dieu nous séduit »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître »
Marc 3
Seigneur, Roi du ciel et de la terre, dirige et sanctifie, ordonne et gouverne aujourd’hui nos cœurs et nos corps, nos pensées, nos paroles et nos actions : fais-nous suivre ta volonté et tes ordres afin qu’ici bas et pour toujours nous vivions, par ta grâce, libres et sauvés. Amen.

* * * * * *

Vendredi 19 janvier

« Au commencement, Seigneur, tu m'as appelé !
Tu murmurais mon nom en façonnant la terre,
Aucune voix ne peut couvrir
La première promesse ;
Que s'engendre dans mon corps
Ta parole, ô mon Dieu !

Au commencement, Seigneur, tu m'as regardé !
Et je sais désormais que tes yeux sont lumière :
Tu as fait luire au fond de moi,
Traversant la pénombre,
Un éclat de vrai désir,
Ton image, ô mon Dieu !

Tout au long du temps, Seigneur, tu restes caché !
La trace de tes pas nous conduit vers nos frères :
Tu es présent dans notre foi,
Comme sève profonde,
Tu fais croître les sarments
De ta vigne, ô mon Dieu !

Tes commencements, Seigneur, sont l'éternité !
Nos vies sont le jardin dont tu attends l'offrande ;
Le vent gémit sur la moisson
Qui sommeille en ce monde,
Près de l'arbre où s'accomplit
Ta patience, ô mon Dieu ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra »
Marc 3

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t’aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu’ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l’Église. Amen.

* * * * * *

Samedi 20 janvier – Bhse Vierge Marie

« En toi, sainte Vierge Marie,
S'éveille la source de la vie
Bénie sois-tu, Arche d'alliance !
Du Père tu dis la présence.

En humble séjour tu enfantes
Le Roi dont la gloire éclatante
Se cache au regard des puissances.
Du Père, tu dis l'innocence.
Tu veilles au repas de la noce.
Qu'importe si l'heure est précoce !
Ta joie est toute obéissance.
Du Père, tu dis l'abondance.

Ton cœur transpercé se rappelle
Les mots du prophète fidèle.
Au pied de la Croix Ta présence
Du Père, tu dis la souffrance.

Marie que les anges couronnent,
Sourire d'un Dieu qui pardonne,
Allège le poids de l'offense.
Du Père, dis-nous la clémence »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête »
Marc 3

Sois attentif, Seigneur, à la louange et à la prière que nous te présentons aujourd’hui en faisant mémoire de la Vierge Marie : rends-nous capables d’accueillir comme elle le mystère de notre rédemption. Amen.

* * * * * *

Dimanche 21 janvier – 3ème T.O.

« Jour du Vivant
Pour notre terre !
Le fruit
Que Dieu bénit
Mûrit en lumière :
Soleil déchirant la nuit !

Jour du Vivant
Sur notre histoire !
Le corps,
Hier meurtri,
Rayonne sa gloire :
L'amour a brisé la mort !

Jour du Vivant
Sur tout exode !
De l'eau
Et de l'Esprit
Renaissent les hommes :
Chacun porte un nom nouveau !

Jour du Vivant,
Si loin, si proche !
Le vin
Nous est servi,
Prémices des noces :
La joie du Royaume vient !

Jour du Vivant
Offert au Souffle !
Le feu
Soudain a pris,
Créant mille sources :
Le monde rend grâce à Dieu ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite »
Marc 1

Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, afin qu'au nom de ton Fils bien-aimé, nous portons des fruits en abondance. Amen.

* * * * * *

Lundi 22 janvier

« Toi qui remplis de ta lumière
Le jour nouveau,
Jésus, Fils Premier-né,
Ouvre nos yeux pour qu’ils voient
Dans les œuvres du Père
Sa bonté.

Tout fut créé pour que ta grâce
Paraisse au jour,
Et tout nous fut donné,
Cet univers et ton ciel,
Lorsque l’aube pascale
S’est levée.

Toi qui éveilles au cœur du monde
Un chant nouveau,
Jésus Ressuscité,
Donne à nos voix de s’unir
À cette hymne qui monte
Jusqu’à Dieu.

Viens accomplir notre louange,
Viens la saisir
En ton Eucharistie,
Et du levant au couchant
Que ta paix se répande

Sur la terre »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur »Marc 3

Réveille, Seigneur, le courage de tes fidèles : qu’ils soient plus ardents à profiter de tes grâces, pour obtenir de toi de plus puissants secours. Amen.

* * * * * *

Mardi 23 janvier

« Sans fin, Seigneur, Dieu notre Père,
Sans fin, Seigneur, nous te louerons :
La terre exulte d’allégresse ;
Béni sois-tu, Dieu des vivants !

L’oiseau reçoit sa nourriture,
La fleur se pare de beauté ;
Tu aimes toute créature,
Tu sais le prix de nos années.

Sans fin, ton Verbe en nos paroles,
Sans fin, Seigneur, te chantera ;
L’amour s’éveille en nos cœurs d’hommes
Au nom du Fils, ton bien-aimé.

Tu es, Seigneur, notre lumière,
Toi seul nous sauves de la mort ;
Ton Fils offert à tous les peuples
Est pour chacun le Pain vivant.

Heureux les hommes qui t’adorent,
Le monde ouvert à ton amour ;
L’Esprit déjà te nomme Père :
Un jour, Seigneur, nous te verrons »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère »
Marc 3

Dieu, créateur et maître de toutes choses, regarde-nous, et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Amen.

* * * * * *

Mercredi 24 janvier – St François de Sales

« François, aimé de Dieu,
Conduis-nous sur le chemin du pur amour.
Heureux, bienheureux es-tu,
Ton âme a reflété
Ton Maître et ton Ami :
En te voyant,
On le voyait ;
Sa douceur a transformé
Ton cœur et ta vie.

François, passionné de Dieu,
Un feu brûlait en toi,
Un feu doux et violent :
L’amour très saint
T’a consumé
Et Jésus est devenu
Le cœur de ton cœur.

Berger sur les pas de Dieu,
Tu ouvres le chemin
A ceux qu’il t'a confié :
"Tout par amour,
Tout pour l’Amour !"
Et la force de ta foi
Leur offre un appui.

Ta voix, au-delà du temps,
Rappelle avec ardeur
Le Dieu du cœur humain :
"Il n'est qu'amour,
Soyons à lui !
Et que vive en nous Jésus,
La vie de nos vies !"
François, aimé de Dieu,
Conduis-nous sur le chemin du pur amour »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. » Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un »
Marc 4

Dieu, créateur et maître de toutes choses, regarde-nous, et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Amen.

* * * * * *

Jeudi 25 janvier – Conversion de St Paul

« Vienne la lumière dissiper les ténèbres
Qui menacent l’Église
Quand Saül va son chemin,
Vers Damas, sous le soleil.
La Loi est sa justice,
Son orgueil et son combat,
Glaive du Dieu de gloire.

Vienne dans son âme tout l’éclat de la grâce
Du Seigneur de l’Église :
Jésus vit dans les siens.
Ô mystère éblouissant !
Celui qu’il persécute,
C’est Jésus ressuscité,
Tête du Corps de gloire.

Dieu qui se révèle reconduit au silence
L’ennemi de l’Église :
La nuit couvre ses yeux.
L’Esprit parle à son esprit.
Dans l’eau de son baptême,
Il est mort avec le Christ
Pour une vie nouvelle.

Fort de l’Évangile, il en dit les merveilles
Aux confins de l’Église ;
Et Paul va son chemin
Vers le proche et le lointain.
L’Esprit ôte le voile
Quand l’aveugle est fait témoin :
Gloire du Dieu de grâce ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien »
Marc 16

Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l'Apôtre saint Paul, dont nous célébrons aujourd'hui la conversion. Accorde-nous d'aller vers toi en cherchant a lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de ton Évangile. Amen.

* * * * * *

Vendredi 26 janvier – Sts Fondateurs

« Chaque jour est un temps nouveau,
Passe encor, Souffle du Très haut,
Qui d'exode en exode
Affermis nos Pères
Dans la foi.

Sans appui, hors la pauvreté,
Librement ils ont tout quitté
Pour servir le seul Maître,
Et le suivre ensemble
D'un seul cœur !

Impatient, brûlant comme feu,
Son appel se fait impérieux :
Revenir à la source,
Retrouver la grâce
De Benoît.

Leur chemin sera sans détour,
Pas d'amour sans œuvre d'amour ;
Ils tiendront leur promesse,
Et vivront en moines,
Simplement.

Et ces hommes d'un seul désir,
Au désert pour nous vont bâtir
La cité fraternelle
Dont les portes s'ouvrent
Vers l'Orient.

Chaque jour est un temps nouveau,
Passe encor, Souffle du Très haut,
Qui, d'exode en exode,
Nous conduis vers l'aube
De demain »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres »
Jean 15


Dieu éternel et tout-puissant, à celui qui abandonne tout pour suivre ton Fils, Jésus Christ, tu te donnes toi-même en récompense ; accorde-nous de suivre l’exemple de nos saints Pères en la vie monastique Robert, Albéric et Etienne ; encouragés par leur prière, que nous ayons au fond du cœur le désir ardent de courir vers la vie éternelle. Amen.

* * * * * *

Samedi 27 janvier – Bhse Vierge Marie

« A l’ombre de l’Esprit, tu grandis en silence,
Mystère de la grâce, merveille d’amour,
Déposés dans ta vie dès avant ta naissance :
Tu es bénie de Dieu,
Marie, à l’ombre de l’Esprit !

A l’ombre de l’Esprit, tu reçois la semence,
En toi germe la vie du Messie qui prend chair…
Que le grain porte fruit avec surabondance :
Viendra le Pain de Dieu,
Marie, à l’ombre de l’Esprit !

A l’ombre de l’Esprit, l’amour souffre violence,
Tu vois le cœur ouvert de Jésus crucifié
Mais tu sais que le Père a béni sa confiance :
Tu le remets à Dieu,
Marie, à l’ombre de l’Esprit !

A l’ombre de l’Esprit, tu espères en silence,
Voici le feu, le vent et l’Eglise qui naît,
L’univers est saisi dans la nouvelle alliance :
Ta joie célèbre Dieu,
Marie, à l’ombre de l’Esprit !

A l’ombre de l’Esprit qui enseigne l’enfance,
Voici que tu es proche de chacun d’entre nous,
Attentive à chacun et toujours vigilante :
Tu nous conduis à Dieu,
Marie, à l’ombre de l’Esprit ! »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Marc 4

Béni sois-tu, Dieu notre Père, tu as comblé Marie de ta grâce et tu l’as prise dans ta lumière. Ecoute les prières qu’elle ne cesse de t’adresser pour nous, pauvres pécheurs, et garde ton Eglise fidèle à ton alliance. Amen

* * * * * *

Dimanche 28 janvier – 4ème T.O.

« Christ est vivant, son jour se lève,
Resplendissant comme un flambeau ;
Acclamons l’Agneau véritable
Dont le sang nous a rachetés.

L’Esprit déjà nous fait renaître,
Nous purifiant des vieux ferments ;
Célébrons la Pâque nouvelle
Désirée d’un ardent désir.

Prenons le pain, buvons la coupe
L’Amour vainqueur nous y convie ;
Recevons l’unique héritage
Dieu lui-même nous est livré !

Voici l’Époux, il nous appelle,
Relevons-nous d’entre les morts !
Accueillons Celui qui s’avance :
Notre vie sera chant nouveau »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée »
Marc 1

Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t'adorer sans partage, et d'avoir pour tout homme une vraie charité. Amen.

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Lundi 29 janvier

« Un jour nouveau commence,
Un jour reçu de toi,
Père,
Nous l’avons remis d’avance
En tes mains tel qu’il sera.

Émerveillés ensemble,
Émerveillés de toi,
Père,
Nous n’avons pour seule offrande
Que l’accueil de ton amour.

Marqués du goût de vivre,
Du goût de vivre en toi,
Père,
Nous n’avons pas d’autres vivres
Que la faim du pain rompu.

Comment chanter ta grâce,
Comment chanter pour toi,
Père,
Si nos cœurs ne veulent battre
De l’espoir du Corps entier ?

Le jour nouveau se lève
Le jour connu de toi,
Père ;
Que ton Fils dans l’homme achève
La victoire de la croix ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! » Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.»
Marc 5
Tu demandes à l'humanité, Dieu créateur, de se perfectionner de jour en jour et d'achever par son travail l'œuvre immense de la création ; aide-nous à faire que tous les hommes aient des conditions de travail qui respectent leur dignité : qu'en s'efforçant d'améliorer leur propre sort, ils agissent avec un esprit de solidarité et de service. Amen.

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Mardi 30 janvier

« Père du premier mot
Jailli dans le premier silence
Où l’homme a commencé,
Entends monter vers toi,
Comme en écho,
Nos voix
Mêlées aux chants que lance
Ton Bien-Aimé.

Père du premier jour
Levé sur les premières terres
Au souffle de l’Esprit,
Voici devant tes yeux,
Comme en retour,
Le feu
Qui prend au cœur les frères
De Jésus Christ.

Père du premier fruit
Gonflé de la première sève
Au monde ensemencé,
Reçois le sang des grains
Qui ont mûri,
Et viens
Remplir les mains qui cherchent
Ton Premier-Né »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui- ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : «
Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger »
Marc 5

Nous te prions, Seigneur, toi qui es la vraie lumière et le créateur de la lumière : garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans la clarté. Amen.

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Mercredi 31 janvier – St Jean Bosco

« Quel amour saisit le disciple
Et l’emplit de lumière ?
Quelle parole indicible
Le pénètre ?
Il reconnaît en chaque homme son frère,
En chaque frère son Maître.

Son regard, son cœur, alors s’ouvrent,
Il n’a plus de défense ;
Le vent de Pâque s’engouffre
Par la brèche :
Il faut aller et porter l’espérance,
Au peuple immense des pauvres.

C’est ta voix, Seigneur, qui l’appelle
A servir les plus humbles ;
C’est ton amour que révèle
Sa réponse ;
C’est ta passion qu’il découvre dans l’autre,
Ta compassion qu’il annonce.

Maintenant sa vie prend racine
Au profond de la tienne ;
Aux fruits de l’arbre on devine
Le temps proche.
Ton souffle passe et le prend à lui-même,
Pour ton ultime récolte.»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant »
Marc 6

Dieu qui as suscité saint Jean Bosco pour donner à la jeunesse un maître et un père, inspire-nous le même amour qui nous fera chercher le salut de nos frères en ne servant que toi seul. Amen.

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