Mardi 1er septembre
« Il n’est de jour qu’en toi, Seigneur, Le ciel annonce ta clarté. Que notre amour se renouvelle, Qu’il trouve en toi la source De son éternité !
La création doit consentir Aux nuits qui bornent son éclat : Le Verbe naît dans nos ténèbres, Promesse d’une aurore Qui ne passera pas !
Viens éveiller en nous, Seigneur, Ce que le jour tenait caché : La foi grandit aux heures d’ombre Et cherche le silence Pour te voir approcher.
Trop de lumières font pâlir Le feu très doux de ta venue. Donne ce soir un peu d’enfance Aux cœurs que tu visites, Ô Dieu inattendu ! » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région » Luc 4
Dieu qui as séparé la lumière et les ténèbres, toi qui as appelé la lumière « jour » et les ténèbres « nuit », arrache aussi nos cœurs à l’obscurité du péché et fais-nous parvenir à la vraie lumière qui est le Christ. Amen.
Mercredi 2 septembre
« Entendez-vous dans le lointain le chant secret de l'océan ? Seigneur Jésus, tu viens murmurer ton amour.
Entendez-vous dans votre hiver craquer le gel, crier le vent ? Seigneur Jésus, tu viens triompher de nos peurs.
Entendez-vous dans le désert l'appel inquiet du voyageur ? Seigneur Jésus, tu viens fortifier notre espoir.
Entendez-vous au bord du puits se recueillir le cœur de l'eau ? Seigneur Jésus, tu viens rassembler notre vie.
Entendez-vous quand tout se tait battre le sang du Bien-aimé ? Seigneur Jésus, tu viens nous brûler de ton Feu »
Seigneur Jésus, tu viens nous brûler de ton Feu » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juif .» Luc 4
Seigneur, répands ta lumière dans nos esprits, pour que nous soyons toujours fidèles à te servir, puisque c’est toi qui nous as créés dans ta sagesse et qui nous diriges avec amour. Amen.
Jeudi 3 septembre – St Grégoire le Grand
« Toi dont la vie tout entière Nous transmet son message, Disciple du Seigneur, L'Eglise te bénit. Que ta parole fasse encore Briller sur nous la lumière Du Verbe de Dieu. Tu as puisé ta Sagesse Dans l'écoute du Livre, L'Esprit t'a fait goûter Les mots qui donnent vie. Avec patience, avec audace, Tu as scruté le Mystère Du Verbe fait chair.
Et c'est à lui le seul Maître Que tu rends témoignage : "En lui, la vérité, En lui le Don de Dieu !" Qu'à ton appel nos voix répondent En proclamant les merveilles Du Verbe de vie » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent » Luc 5
Dieu qui prends soin de ton peuple et le gouvernes avec amour, écoute la prière du pape saint Grégoire ; accorde ton Esprit de sagesse aux hommes chargés de conduire l'Église ; que les progrès de ton peuple saint fassent la joie éternelle de ses pasteurs. Amen.
Vendredi 4 septembre
« Il viendra, Un soir Où nul ne l'attend plus, Peut-être. Appelé par son nom, Quelqu'un tressaillira. Au cœur sans mémoire Qu'un temps soit accordé Pour qu'il se souvienne.
Il viendra, Un soir Pareil à celui-ci, Peut-être. À l'orient, devant lui, Le ciel s'embrasera. Au pauvre allez dire Que tout s'accomplira Selon la promesse.
Il viendra, Un soir Où rôde le malheur, Peut-être. Ce soir-là, sur nos peurs, L'amour l'emportera. Croyez l'impossible Car rien n'est compromis De votre espérance.
Il viendra : Un soir sera le dernier soir Du monde. Un silence d'abord, Et l'hymne éclatera. Un chant de louange Sera le premier mot Dans l'aube nouvelle » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon » Luc 5
Seigneur, Père très saint, tu as voulu que ton propre Fils soit la rançon de notre salut ; accorde-nous de vivre avec lui si bien que notre communion à ses souffrances nous fasse ressentir les effets de sa résurrection. Amen.
Samedi 5 septembre – Bhse Vierge Marie
« Son nom était Marie. Elle était L’espoir d’une semence Et le fruit d’une attente Que son Dieu avait bénie. Elle était Plus sainte que le Temple, Plus chargée de louange Que les psaumes de David.
Qui savait Sa place dans l’alliance, A l’orée d’une enfance Qu’aucune ombre ne ternit ? Qui savait L’élan de son offrande Et sa joie jaillissante Sous le souffle de l’Esprit ?
Dieu voulait Que vive en sa présence Sa petite servante, Son amour l’avait choisie. Il ferait Germer dans le silence Sa Parole vivante, Le Sauveur, le fils de Marie » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat » Luc 6
Sois attentif, Seigneur, à la louange et à la prière que nous te présentons aujourd’hui en faisant mémoire de la Vierge Marie : rends-nous capables d’accueillir comme elle le mystère de notre rédemption. Amen.
Dimanche 6 septembre – 23ème T. O.
« Allez aujourd'hui vers la joie qui s'avance : Christ est ressuscité ! Et l'homme découvre, s'il renaît en lui, L'éternelle enfance.
Elle est consommée L'œuvre des sept jours Dans l'éveil du dimanche ! Le temps peut reprendre son cours Mais tout est transformé. Voici de nouveaux signes : Le Pain, semence Des moissons de Dieu, Et le vin, sève de sa vigne.
Vivez aujourd'hui la mémoire pascale : Christ est ressuscité ! Et l'homme découvre, s'il fait route en lui, sa patrie natale.
Elle est accomplie L'œuvre du Vivant Qu'annonçait la promesse ! À nous de puiser maintenant Nos vivres dans sa vie. L'amour tient table ouverte, Sa voix nous presse Au festin de Dieu : Jour de joie, jour de Pâque offerte !
Chantez aujourd'hui l'indicible merveille : Christ est ressuscité ! Et l'homme découvre, s'il se perd en lui Une vie nouvelle » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » Mathieu 18
Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et faire de nous tes enfants d'adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle. Amen.
Lundi 7 septembre
« Il n’est de jour qu’en toi, Seigneur, Le ciel annonce ta clarté. Que notre amour se renouvelle, Qu’il trouve en toi la source De son éternité !
La création doit consentir Aux nuits qui bornent son éclat : Le Verbe naît dans nos ténèbres, Promesse d’une aurore Qui ne passera pas !
Viens éveiller en nous, Seigneur, Ce que le jour tenait caché : La foi grandit aux heures d’ombre Et cherche le silence Pour te voir approcher.
Trop de lumières font pâlir Le feu très doux de ta venue. Donne ce soir un peu d’enfance Aux cœurs que tu visites, Ô Dieu inattendu ! » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout. Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? » Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus » Luc 6
Dieu qui as séparé la lumière et les ténèbres, toi qui as appelé la lumière « jour » et les ténèbres « nuit », arrache aussi nos cœurs à l’obscurité du péché et fais-nous parvenir à la vraie lumière qui est le Christ. Amen.
Mardi 8 septembre – Nativité de la BVM
« Que se penche l’aurore où cillent les étoiles, Que naisse dans le temps la fille de lumière, Que respire Marie dans les mains de la grâce !
Prémices du salut ! La gloire du Très-haut Irradie vers la terre.
Que repose la vie et dorme l’innocence, Que l’enfant s’abandonne à l’Esprit qui la berce, Que s’expose Marie au vent de la tendresse!
Prémices du salut! La Sagesse sourit, Elle admire son œuvre.
Que bruisse le silence et s’éveille la Vierge, Que s’ouvre le regard où se mire la source, Que frémisse Marie au berceau de l’alliance!
Prémices du salut! L’icône de l’amour Reconnaît son visage.
Que jubilent les cieux et que le monde exulte, Que tressaillent de joie les fils de la promesse, Que commence en Marie le chant de la servante!
Prémices du salut! La Parole se tait, Elle écoute les âges.
Que l’antique lignée accueille la nouvelle, Que l’Eglise déjà se recueille et attende, La nouvelle Eve est née, l’Annonce peut éclore!
Prémices du salut! Le Verbe ne dit mot, Il contemple sa mère » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone. Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » Matthieu 1
Ouvre à tes serviteurs, Dieu très bon, tes richesses de grâce ; puisque la maternité de la Vierge Marie fut pour nous le commencement du salut, que la fête de sa nativité nous apporte un surcroît de paix. Amen.
Mercredi 9 septembre
« Pour que l'homme soit un fils à son image, Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit : Lorsque nous n'avions ni forme ni visage, Son amour nous voyait libres comme lui.
Nous tenions de Dieu la grâce de la vie, Nous l'avons tenue captive du péché : Haine et mort se sont liguées pour l'injustice Et la loi de tout amour fut délaissée.
Quand ce fut le jour, et l'heure favorable, Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé : L'arbre de la croix indique le passage Vers un monde où toute chose est consacrée.
Qui prendra la route vers ces grands espaces ? Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami ? L'humble serviteur a la plus belle place ! Servir Dieu rend l'homme libre comme lui » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes» Luc 6
Seigneur, tu ouvres à ceux qui t'aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfant de Dieu appelés à la liberté : qu'ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l'Église. Amen.
Jeudi 10 septembre
« Esprit de Dieu, très pur Amour, Descends dans notre nuit obscure ; Le temps nous tient, la chair nous dure, Esprit de feu, très pur Amour !
Cœur du Très-Haut, soleil du Christ, Console-nous du grand hiver ; Transforme avec nous l’univers, Vigne de grâce, Hôte infini !
Esprit de Dieu, très pur Amour, Descends dans notre nuit obscure ; La soif nous tient, la mort nous dure, Esprit de vie, très pur Amour !
Notre âme attend, notre âme a faim, Sage conseil, ô Vérité, De voir dans la pleine clarté Le fruit parfait de tes desseins !
Esprit de Dieu, très pur Amour, Descends dans notre nuit obscure ; Destin nous tient, douleur nous dure, Esprit de paix, très pur Amour !
Unique Amour, fais-nous ta proie, Plie notre orgueil, panse nos plaies ; De ta vigueur viens nous brûler, Souffle de Dieu, Flamme de joie !
Esprit de Dieu, très pur Amour, Descends dans notre nuit obscure ; La chair nous tient, le temps nous dure, Esprit du ciel, très pur Amour ! » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous » Luc 6
Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, afin qu’au nom de ton Fils bien-aimé, nous portions des fruits en abondance. Amen.
Vendredi 11 septembre
« Consentir à l'absence Comme on se rend à la fête, Traverser la souffrance Comme on rejoint qui vous aime.
Contempler l'invisible Comme on apprend un visage, Espérer l'impossible Comme on attend un message.
Écouter le silence Comme on déchiffre un oracle, Accueillir l'impuissance Comme on reçoit un miracle.
Regarder sa faiblesse Comme on découvre une étoile, Déployer la tristesse Comme on envergue une voile.
Présenter ses mains vides Comme on élève une coupe, Marcher en terre aride Comme on approche une source » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère » Luc 6
Nous t'en prions, Seigneur, toi qui es la vraie lumière et le créateur de la lumière : Garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans ta clarté. Amen.
Samedi 12 septembre
« Il est bon d'écouter sans défaillance, Seigneur, ta Parole, Mais l'abîme du silence Comme un flot m'environne. Creuse encor ce grand vide Où montera parfois, Frêle et timide, Le murmure inlassable de ta voix.
Il est bon de guetter sans lassitude, Seigneur, ton passage, Mais l'attente est solitude Et combat sans relâche. Se peut-il que ta grâce Me donne ce délai Pour que je passe Tous mes jours à renaître dans la paix ?
Il est bon de chercher avec patience, Seigneur, ton visage, Mais si grande est la distance Jusqu'à l'autre rivage. Se peut-il que tu fasses De cette immensité L'unique espace Où s'élance vers toi ma liberté ? » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète » Luc 6
Dieu puissant de qui vient tout don parfait, enracine-en nos cœurs l'amour de ton nom ; resserre nos liens avec toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir. Amen.
Dimanche 13 septembre – 24ème T. O.
« Ô Père des siècles du monde, Voici le dernier-né des jours Qui monte À travers nous, à la rencontre Du Premier-né de ton amour.
C’est lui qui pour toi fit éclore, C’est lui qui devant toi chantait L’aurore, Quand il n’était pas d’homme encore Pour avoir part à sa beauté.
Par lui tout demeure en genèse, Nos jours dans leur vieillissement Se dressent À leur éveil vers sa jeunesse, Car il se lève à l’Orient.
C’est lui qui sans cesse ranime, C’est lui qui sur les temps maintient Cette hymne Émerveillée dès l’origine Devant l’ouvrage de tes mains.
Voici la nouvelle lumière Montant au plus secret des corps ; Ô Père, Envoie le souffle sur la terre Du Premier-né d’entre les morts » Hymne Patrice de La Tour du Pin
« En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.’ Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette !’ Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai.’ Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’ Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur » Mathieu 18
Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous, et pour que nous ressentions l'effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Amen.
Lundi 14 septembre – Exaltation de la Sainte Croix
« Ainsi qu'un arbre foudroyé —Un tronc seulement, Et deux branches— Voici la croix dressée, Qui porte au-devant du Père Son fruit dérisoire et précieux, Et vers la terre elle se penche.
Le sang et l'eau coulent pour nous Du fruit transpercé Par la lance: Perdu mais retrouvé, C'est l'arbre de la Genèse Qui donne au croyant de goûter, Avec la vie, la connaissance.
Et si le temple est l'univers, La croix est l'autel Où le prêtre Lui-même s'offre à Dieu, Et veut tenir sa promesse D'offrir avec lui dans l'amour Ceux que sa mort a fait renaître.
Salut, ô croix de Jésus-Christ, Toi seule es pour nous L'espérance: Signal de ralliement Planté au milieu des peuples, Échelle dressée dans le ciel, Où Dieu prend l'homme en son alliance » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » Jean 3
Tu as voulu, Seigneur, que tous les hommes soient sauvés par la croix de ton Fils ; permets qu'ayant connu dès ici-bas ce mystère, nous goûtions au ciel les bienfaits de la rédemption. Amen.
Mardi 15 septembre – Notre-Dame des Douleurs
« Sur la hauteur, près de la ville, Lorsque s'éloigne la rumeur, Trois croix déchirent le ciel vide, Sourd aux appels des condamnés.
Quand le soleil déjà s'incline Devant son Dieu défiguré, La Vierge ploie sous la souffrance, Avec l'enfant qu'elle a porté.
Vers l'orient l'ombre s'allonge, Jean et Marie lèvent les yeux : Un soldat ouvre de sa lance Le cœur offert du Fils de Dieu...
Sur la hauteur près de la ville, Sous l'arbre où dort l'Homme nouveau, Dieu a créé la nouvelle Eve, l'Église née de son côté » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui » Jean 19
Tu as voulu, Seigneur, que la Mère de ton Fils, debout près de la croix, fut associée à ses souffrances ; accorde à ton Église de s'unir, elle aussi, à la passion du Christ, afin d'avoir part à sa résurrection. Amen.
Mercredi 16 septembre – Sts Corneille & Cyprien
« Dans la faiblesse de Dieu, Les martyrs ont puisé la force ; Leurs pas dans les pas du Sauveur, Ils affrontent l’Adversaire.
Enveloppés de tourments, Ils redisent le nom du Père ; Au long du combat pour la foi Se consomme leur baptême.
Près de la croix de Jésus, Il rejoignent Marie, sa mère ; Témoins d’un Seigneur humilié, Ils pénètrent son mystère.
Leur Défenseur est vivant, La lumière espérée se lève ; La mort a perdu son pouvoir Et la paix les transfigure» Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste » Luc 7
Seigneur, tu as donné à ton peuple, dans les saints Corneille et Cyprien, des pasteurs dévoués et d’invincibles martyrs ; à leur prière, fortifie notre courage et notre foi, et accorde-nous de travailler avec empressement pour l’unité de l’Église. Amen.
Jeudi 17 septembre
« Mon Dieu, Mon Père, Seul présent et seul à venir, Dans le bonheur et dans l’épreuve Je n’oublie pas de te bénir.
Mon Dieu, Mon Père, Toi l’auteur du monde créé, Toi l’espérance au cœur de l’homme, Je n’oublie pas de te chanter.
Mon Dieu, Mon Père, Je me souviens de ton désir. Distrait de toi par tant de tâches, Je n’oublie pas de te choisir.
Mon Dieu, Mon Père, Par Jésus tu nous as sauvés. Avec les mots de l’Évangile Je n’oublie pas de te prier.
Mon Dieu, Mon Père, Ton enfant espère le jour De te connaître face à face. Je n’oublie pas ta loi d’amour » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » Luc 7
Seigneur, tu demandes à ton Église d’être le lieu où l’Évangile est annoncé en contradiction avec l’esprit du monde. Donne à tes enfants assez de foi pour ne pas déserter mais témoigner de toi devant les hommes en prenant appui sur ta parole. Amen.
Vendredi 18 septembre
« À la mesure sans mesure De ton immensité Tu nous manques, Seigneur. Dans le tréfonds de notre cœur Ta place reste marquée Comme un grand vide, une blessure.
À l'infini de ta présence Le monde est allusion, Car tes mains l'ont formé. Mais il gémit, en exilé, Et crie sa désolation De n'éprouver que ton silence.
Dans le tourment de ton absence, C'est toi déjà, Seigneur, Qui nous a rencontrés. Tu n'es jamais un étranger, Mais l'hôte plus intérieur Qui se révèle en transparence.
Cachés au creux de ton mystère, Nous te reconnaissons Sans jamais te saisir. Le pauvre seul peut t'accueillir, D'un cœur brûlé d'attention, Les yeux tournés vers ta lumière » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources » Luc 8
Dieu éternel et tout-puissant, tu es la lumière de toutes les lumières, et le jour qui ne finit pas ; dès le matin de ce jour nouveau nous te prions : que la clarté de ta présence, en chassant la nuit du péché, illumine nos cœurs. Amen.
Samedi 19 septembre
« Dans le matin qui se lève Nous sommes devant toi, Louant ton nom de Père, Et notre aube se tourne Vers la source cachée De la lumière.
Quand le plein jour illumine Nous sommes devant toi, Soleil qui nous fascines ; L'univers te rend gloire Et l'Esprit dans nos cœurs Poursuit son hymne.
Quand sur nous l'ombre s'avance Nous sommes devant toi, Vivant de ton silence, Mais nos chants vont renaître En réponse d'amour À ta présence.
Et quand la nuit étincelle Nous sommes devant toi, Clarté originelle ; Nos louanges célèbrent Au-delà de ce temps L'aube éternelle.
Déjà s'approche ton heure Nous sommes devant toi, Tournés vers ta demeure, Le cœur prêt à répondre Quand la source dira : « Viens vers le Père ! » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance » Luc 8
Dieu puissant de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l'amour de ton nom ; resserre nos liens avec toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir. Amen.
Dimanche 20 septembre – 25ème T. O.
« Ô Père des siècles du monde, Voici le dernier-né des jours Qui monte À travers nous, à la rencontre Du Premier-né de ton amour.
C’est lui qui pour toi fit éclore, C’est lui qui devant toi chantait L’aurore, Quand il n’était pas d’homme encore Pour avoir part à sa beauté.
Par lui tout demeure en genèse, Nos jours dans leur vieillissement Se dressent À leur éveil vers sa jeunesse, Car il se lève à l’Orient.
C’est lui qui sans cesse ranime, C’est lui qui sur les temps maintient Cette hymne Émerveillée dès l’origine Devant l’ouvrage de tes mains.
Voici la nouvelle lumière Montant au plus secret des corps ; Ô Père, Envoie le souffle sur la terre Du Premier-né d’entre les morts » Hymne CNPL (Patrice de la Tour du Pin)
« En ce temps-là, Jésus disait cette parabole à ses disciples : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.’ Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?’ Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi.’ Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’ Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’ Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?’ C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers » Mathieu 20
Seigneur, tu as voulu que toute la loi consiste à t'aimer et à aimer son prochain : donne-nous de garder tes commandements, et de parvenir ainsi à la vie éternelle. Amen.
Lundi 21 septembre – St Matthieu
« Cet homme assis, lié par le profit, ce publicain, ce hors-la-loi, méprisé par les justes, cet homme-là, Seigneur, tu l'appelles par son nom; et laissant tout, il te suit.
Le Seigneur est bon ! Il montre au pécheur le chemin.
Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses.
Je marcherai librement car je cherche tes préceptes.
Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent » Tropaire C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » Matthieu 9
Dans ta miséricorde inépuisable, Seigneur, tu as choisi le publicain Matthieu pour en faire un Apôtre ; donne-nous, par sa prière et à son exemple, de suivre le Christ et de nous attacher à lui fermement. Amen.
Mardi 22 septembre
« Il est proche Celui qui est au-delà de tout, Il est proche Puisqu'il est amour. Le Dieu créateur A chaque instant, Nous façonne. Il est proche Celui qui vient chaque jour à nous, Il nous donne Son Fils bien-aimé. Le Verbe éternel Pour nous sauver S'est fait homme.
Il est proche Celui qui est le Dieu juste et saint Il pardonne, Il envoie l'Esprit. L'image perdue, Renait en nous Et rayonne » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » Luc 8
Tu as voulu, Seigneur, que la puissance de l’Évangile travaille le monde à la manière d’un ferment ; veille sur tous ceux qui ont à répondre à leur vocation chrétienne au milieu des occupations de ce monde : qu’ils cherchent toujours l’Esprit du Christ, pour qu’en accomplissant leurs tâches d’hommes, ils travaillent à l’avènement de ton Règne. Amen.
Mercredi 23 septembre – St Padre Pio
« Quel amour saisit le disciple Et l’emplit de lumière ? Quelle parole indicible Le pénètre ? Il reconnaît en chaque homme son frère, En chaque frère son Maître.
Son regard, son cœur, alors s’ouvrent, Il n’a plus de défense ; Le vent de Pâque s’engouffre Par la brèche : Il faut aller et porter l’espérance, Donner tout, rejoindre l’homme en sa détresse.
C’est ta voix, Seigneur, qui l’appelle Au service du pauvre ; C’est ton amour que révèle Sa réponse ; C’est ta passion qu’il découvre dans l’autre, Et ta divine compassion qu’il annonce.
Maintenant sa vie prend racine Au profond de la tienne ; Aux fruits de l’arbre on devine Le temps proche. Ton souffle passe et le prend à lui-même, Jésus, tu viens pour la dernière récolte »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons » Luc 9
Dieu éternel et tout-puissant, par une grâce particulière tu as donné à saint Pio de participer à la croix de ton Fils, et, par son ministère de prêtre, tu as renouvelé les merveilles de ta miséricorde ; par son intercession, nous te prions : à nous qui sommes associés aux souffrances du Christ accorde la joie de parvenir à la gloire de sa résurrection. Amen.
Jeudi 24 septembre
« Un jour nouveau commence, Un jour reçu de toi, Père, Nous l’avons remis d’avance En tes mains tel qu’il sera.
Émerveillés ensemble, Émerveillés de toi, Père, Nous n’avons pour seule offrande Que l’accueil de ton amour.
Marqués du goût de vivre, Du goût de vivre en toi, Père, Nous n’avons pas d’autres vivres Que la faim du pain rompu.
Comment chanter ta grâce, Comment chanter pour toi, Père, Si nos cœurs ne veulent battre De l’espoir du Corps entier ?
Le jour nouveau se lève Le jour connu de toi, Père ; Que ton Fils dans l’homme achève La victoire de la croix ! » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir » Luc 9
Dieu qui nous as fait parvenir au début de ce jour, sauve-nous aujourd'hui par ta puissance : que nos cœurs ne s'abandonnent pas au péché mais que, par nos pensées, nos paroles et nos actes, nous cherchions la justice du Royaume. Amen.
Vendredi 25 septembre
« Tel un brouillard qui se déchire Et laisse émerger une cime, Ce jour nous découvre, indicible, Un autre jour, que l’on devine.
Tout rayonnant d’une promesse, Déjà ce matin nous entraîne, Figure de l’aube éternelle, Sur notre route quotidienne.
Vienne l’Esprit pour nous apprendre À voir dans ce jour qui s’avance L’espace où mûrit notre attente Du jour de Dieu, notre espérance » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. » Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite » Luc 9
Tu demandes à l’humanité, Dieu créateur, de se perfectionner de jour en jour et d’achever par son travail l’œuvre immense de la création ; aide-nous à faire que tous les hommes aient des conditions de travail qui respectent leur dignité : qu’en s’efforçant d’améliorer leur propre sort, ils agissent avec un esprit de solidarité et de service. Amen.
Samedi 26 septembre – Bhse BVM
« Tu es belle, ô Marie, Eve nouvelle, Jamais femme n’a tant reçu, Aucune n’a tant donné, O Vierge heureuse d’avoir cru.
Tu es douce, ô Marie, Humble servante, Jamais femme n’a tant aimé, Aucune n’a tant donné, En ta maison Dieu se complaît.
Tu es mère, ô Marie, Toujours présente, Jamais femme n’a tant souffert, Aucune n’a tant donné, Debout quand meurt son premier-né.
Tu es sainte, ô Marie, Comblée de grâce, Jamais femme n’a tant prié, Aucune n’a tant donné, Jésus ton Fils nous a sauvés » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples : « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole » Luc 9
Puisque nous célébrons la mémoire de la très sainte Vierge Marie, accorde-nous, Seigneur, par son intercession, le bonheur de vivre maintenant en ta présence et d'avoir part, un jour, à la plénitude de ta grâce. Amen.
Dimanche 27 septembre – 26ème T. O.
« Au premier jour de notre monde Quand Dieu sépare la lumière des ténèbres, Te voici déjà, Nouvel Adam, Soleil levant au jardin de la Genèse. Jésus Christ, notre Seigneur, Tu es ressuscité !
Au premier jour de la semaine Voici la table où tu convies tous les disciples, Pour rompre le pain, boire le vin, Fils Bien-Aimé, Parole et Vie éternelle. Jésus Christ, notre Seigneur, Tu es ressuscité !
Au dernier jour de notre Histoire Voici l’Épouse qui descend d’auprès du Père. Le peuple sauvé, tu le conduis, Agneau vainqueur, jusqu’à l’arbre de la vie. Jésus Christ, notre Seigneur, Tu es ressuscité ! » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole » Mathieu 21
Dieu qui donnes la preuve suprême de ta puissance lorsque tu patientes et prends pitié, sans te lasser, accorde-nous la grâce ; en nous hâtant vers les biens que tu promets, nous parviendrons au bonheur du ciel. Amen.
Lundi 28 septembre
« Il n’est de jour qu’en toi, Seigneur, Le ciel annonce ta clarté. Que notre amour se renouvelle, Qu’il trouve en toi la source De son éternité !
La création doit consentir Aux nuits qui bornent son éclat : Le Verbe naît dans nos ténèbres, Promesse d’une aurore Qui ne passera pas !
Viens éveiller en nous, Seigneur, Ce que le jour tenait caché : La foi grandit aux heures d’ombre Et cherche le silence Pour te voir approcher.
Trop de lumières font pâlir Le feu très doux de ta venue. Donne ce soir un peu d’enfance Aux cœurs que tu visites, Ô Dieu inattendu ! » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. » Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous » Luc 9
Dieu qui as séparé la lumière et les ténèbres, toi qui as appelé la lumière « jour » et les ténèbres « nuit », arrache aussi nos cœurs à l’obscurité du péché et fais-nous parvenir à la vraie lumière qui est le Christ. Amen.
Mardi 29 septembre – St Michel, Raphaël & Gabriel
« Gloire à toi, Seigneur des anges, Pour leur beauté où se déploient La splendeur de ta présence Et l'écho de ta voix. Dans l'éclosion de leur louange Ils s'élancent près de toi.
Frémissant devant ta face, A pleine joie ils crient ton nom. Que l'un d'eux descende et passe Nous toucher d'un tison: Alors nos lèvres rendront grâce, Purifiées par le pardon.
Ils chantaient avant l'aurore Dans le grand souffle de l'Esprit, L'univers dormait encore Au couvert de ta nuit. Ils adoraient le Fils de l'homme Dont le jour allait venir.
Quelle paix, sinon la sienne, Tes messagers annoncent-ils Dans leurs chants qui nous reprennent A la nuit de l'exil ? La porte s'ouvre, ils nous entraînent Jusqu'à l'arbre de la vie » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme » Jean 1
Dans ta sagesse admirable, Seigneur, tu assignes leurs fonctions aux anges et aux hommes ; fais que nous soyons protégés sur cette terre par ceux qui dans le ciel servent toujours devant ta face. Amen.
Mercredi 30 septembre – St Jérôme
« Toi dont la vie tout entière Nous transmet son message, Disciple du Seigneur, L'Eglise te bénit. Que ta parole fasse encore Briller sur nous la lumière Du Verbe de Dieu. Tu as puisé ta Sagesse Dans l'écoute du Livre, L'Esprit t'a fait goûter Les mots qui donnent vie. Avec patience, avec audace, Tu as scruté le Mystère Du Verbe fait chair.
Et c'est à lui le seul Maître Que tu rends témoignage : "En lui, la vérité, En lui le Don de Dieu !" Qu'à ton appel nos voix répondent En proclamant les merveilles Du Verbe de vie » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu » Luc 9
Dieu qui as donné à saint Jérôme de goûter la sainte Écriture et d'en vivre intensément, fais que ton peuple soit davantage nourri de ta Parole et trouve en elle une source de vie. Amen
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