La prière quotidienne

Mardi 1er août – St Alphonse de Liguori

« Chercheurs du Dieu vivant,
Dans cette ardeur à scruter ses promesses
C’est lui d’abord qui vous appelle
Et vous rejoint sans cesse,
Car il vous établit
Disciples et docteurs de la sagesse.

L’Esprit vous a conduits
Jusqu’à la source de la connaissance,
Et la parole des Apôtres
Est le miroir intense
Où vous apercevez
Le Verbe dans l’éclat de sa présence.

Voici dans votre main,
Voici la clé de la science éternelle,
Vous avez su trouver la porte
Et pénétrer par elle
Jusqu’au trésor caché
Où l’homme se reçoit du Dieu fidèle.

Le sel vous est donné
Pour exprimer la saveur de la grâce,
Le goût de Dieu, la joie promise
Qui verse en nous l’audace
D’aimer la vérité
D’un cœur qui ne s’effraie, que rien ne lasse »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »Matthieu 13

Seigneur qui ne cesse d'éveiller dans ton Église de nouveaux modèles de vertu, fais-nous suivre les exemples de saint Alphonse de Liguori, remplis-nous d'ardeur pour le salut de nos frères, et nous obtiendrons comme lui le bonheur du ciel. Amen.

* * * * * *

Mercredi 2 août

« Un jour nouveau commence,
Un jour reçu de toi,
Père,
Nous l’avons remis d’avance
En tes mains tel qu’il sera.

Émerveillés ensemble,
Émerveillés de toi,
Père,
Nous n’avons pour seule offrande
Que l’accueil de ton amour.

Marqués du goût de vivre,
Du goût de vivre en toi,
Père,
Nous n’avons pas d’autres vivres
Que la faim du pain rompu.

Comment chanter ta grâce,
Comment chanter pour toi,
Père,
Si nos cœurs ne veulent battre
De l’espoir du Corps entier ?

Le jour nouveau se lève
Le jour connu de toi,
Père ;
Que ton Fils dans l’homme achève
La victoire de la croix ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle »Matthieu 13

Dieu qui nous as fait parvenir au début de ce jour, sauve-nous aujourd'hui par ta puissance : que nos cœurs ne s'abandonnent pas au péché mais que, par nos pensées, nos paroles et nos actes, nous cherchions la justice du Royaume. Amen.

* * * * * *

Jeudi 3 août

« Splendeur jaillie du sein de Dieu,
Lumière née de la lumière,
Avant que naisse l’univers
Tu resplendis dans les ténèbres.

Nous t’adorons, Fils bien-aimé,
Objet de toute complaisance ;
Le Père qui t’a envoyé
Sur toi fait reposer sa grâce.

Tu viens au fond de notre nuit
Pour tous les hommes de ce monde ;
Tu es la source de la vie
Et la lumière véritable.

À toi, la gloire, ô Père saint,
À toi, la gloire, ô Fils unique,
Avec l’Esprit consolateur,
Dès maintenant et pour les siècles »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là »
Matthieu 13
Pour ceux qui t'aiment, Seigneur, tu as préparé des biens que l'œil ne peut voir : répands en nos cœurs la ferveur de ta charité, afin que t'aimant en toute chose et par-dessus tout, nous obtenions de toi l'héritage promis qui surpasse tout désir. Amen.

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Vendredi 4 août – St Jean Marie Vianney

« Tu nous apparais, ô mon Dieu,
Sous les traits de cet homme
Tellement simple, juste et droit
Qu’il fait la joie des malheureux.

S’en étant remis à l’Esprit
Il est libre et commande,
Mais il ne hausse pas la voix,
Prête l’oreille au moindre cri.

Plein de compassion, il instruit
Puis il dresse la table :
Il donne Dieu aux affamés
Et leur partage ainsi sa vie.

Au temps de l’épreuve, il est seul.
Il défie l’impossible,
Il sait qu’un Autre est avec lui,
Il se confie au Bon Pasteur.

Alors tout un peuple le suit
Et retrouve son âme :
" Dieu est en toi, nous le savons,
Sur ses chemins tu nous conduis. "

Sa mort fit de lui un vivant,
Un ami, notre frère ;
Le célébrer c’est te louer
Et t’annoncer, Dieu très aimant.
Amen »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi »
Matthieu 13
Dieu de puissance et de bonté, tu as fait de saint Jean-Marie Vianney, un prêtre admirable, passionnément dévoué à son ministère ; accorde-nous, par sa prière et à son exemple, d'avoir pour nos frères une charité qui les gagne au Christ, et d'obtenir avec eux l'éternelle gloire. Amen.

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Samedi 5 août

« Qui donc est Dieu pour se livrer perdant
aux mains de l’homme ?
Qui donc est Dieu, qui pleure notre mal
comme une mère ?

R/Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu, qui tire de sa mort
notre naissance ?
Qui donc est Dieu pour nous ouvrir sa joie
et son royaume ?

Qui donc est Dieu pour nous donner son Fils
né de la femme ?
Qui donc est Dieu qui veut à tous ses fils
donner sa mère ?

Qui donc est Dieu pour être notre Pain
à chaque cène ?
Qui donc est Dieu pour appeler nos corps
jusqu’en sa gloire ?

Qui donc est Dieu ? L’Amour est-il son nom
et son visage ?
Qui donc est Dieu qui fait de nous ses fils
à son image ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsqu’arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode. Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus »
Matthieu 14
Nous te prions, Seigneur, toi qui es la vraie lumière et le créateur de la lumière : garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans ta clarté. Amen.

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Dimanche 6 août - Transfiguration

« Ô toi dont le chant éclaire
Le commencement du monde,
Jésus, Verbe de vie,
Sous le voile de la nuée,
Aujourd'hui tout resplendit
De ta lumière.
En toi l'univers s'offre au Père :
Prends-nous dans ta louange,
Maintiens-nous dans ta clarté.

Ô toi dont les mots rejoignent
le balbutiement des nôtres,
Jésus, Verbe fait chair,
La parole de vérité
S'accomplit à découvert
Sur la montagne.
Élie et Moïse témoignent :
La loi et les prophètes
Sont tenus dans ta clarté.

Ô toi dont les pas conduisent
Le cheminement de l'homme,
Jésus, Maître du temps,
Ton visage d'éternité
Laisse voir pour un instant
La joie promise.
Dieu parle, invitant les disciples :
« Voici celui que j'aime,
Tenez-vous dans sa clarté ».

Ô toi dont la gloire annonce
le huitième jour du monde,
Jésus, Christ et Seigneur,
Librement tu t'es engagé
Sur la voie du Serviteur
Mourant dans l'ombre.
L'amour a donné sa réponse :
Ton corps se transfigure
Et tient tout dans sa clarté »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts »
Matthieu 17Seigneur, dans la transfiguration de ton Christ, tu as confirmé par le témoignage de Moïse et d'Élie la vérité des mystères de la foi, et tu as annoncé notre merveilleuse adoption ; accorde-nous d'écouter la voix de ton Fils bien-aimé, afin de pouvoir un jour partager avec lui son héritage. Amen.

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Lundi 7 août

« Guetteur de l'aube,
À l’affût de Dieu,
Sais-tu
Qu'il guette au plus noir de toi
Une aurore ?

Chercheur d'eau vive,
Pèlerin de Dieu,
Sais-tu
Qu'il cherche au plus dur de toi
Une source ?

Mendiant sans force,
Mains tendues vers Dieu,
Sais-tu
Qu'il aime au plus creux de toi
La faiblesse ?

Voleur de grâce,
Affamé de Dieu,
Sais-tu
Qu'il met au plus fou de toi
Le partage ?

Joueur de flûte,
Amoureux de Dieu,
Sais-tu
Qu'il est au plus sien de toi
La prière ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants »
Matthieu 14
Donne à ceux qui te prient, Seigneur, l'abondance de ta grâce. Avec ton aide, qu'ils suivent tes commandements pour y trouver dès maintenant leur bonheur, pour en recevoir, dans l'éternité, ta joie. Amen.

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Mardi 8 août – St Dominique

« Pauvre sur nos chemins
Mais riche de la Parole,
Saint Dominique,
L’infatigable pèlerin,
Va, au gré de l’Esprit,
En bénissant le Seigneur.

Pure, la vérité
Qui brille dans l’évangile
Et Dominique,
Longtemps, contemple sa beauté.
Du silence naîtra
Une parole de feu.

L’ombre retient captifs
Les fils partis loi n du Père,
Rempli d’angoisse,
Le fils aîné veille et supplie :
« Sauve-les Dieu très bon,
Miséricorde pour tous ! »

Qui ne voudrait servir
Jésus s’offrant sur la croix ?
Saint Dominique
Est habité d’un seul désir :
Demeurer aux aguets
Pour que l’amour soit aimé !

Comme un arbre planté
Au bord des sources d’eau vive
Grandira l’œuvre
Que Jésus Christ lui a confiée :
Pas de peur ni d’orgueil ,
C’est le Seigneur qui agit !

Vienne l’Esprit d’en haut
Porter la sève neuve
En chaque branche !
Viendront alors les fruits nouveaux :
Dominique à son Dieu
Les a d’avance remis »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. » Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou »
Matthieu 15

Permets, Seigneur, que ton Église trouve un secours dans les mérites et les enseignements de saint Dominique : qu'il intercède pour nous avec toute sa tendresse, après avoir été un prédicateur éminent de ta vérité. Amen.

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Mercredi 9 août – Ste Thérèse Bénédicte de la Croix

« Une lumière a brillé
Sur les terres d’Occident,
Un grand souffle a traversé
Leur histoire.
Dieu choisit tous les peuples,
Ses paroles de vie
Ensemencèrent l’Europe.

L’Église chante aujourd’hui
Une juste d’Israël, .
Au cœur humble et à l’esprit
Magnanime.
Elle aimait la sagesse,
Et la grâce de Dieu
Lui révéla le seul Maître.

Nuit et brouillard ont couvert
Le soleil de vérité,
Mais au sein de cet enfer
L’amour veille.
Assassins et victimes,
Pour eux tous Edith Stein
A consommé le calice.

Sur l’Occident silencieux
Pèse encor l’ombre du mal,
Génocide tuant Dieu
Dans son peuple.
Que nos cœurs se souviennent !
Dans la nuit de l’oubli
Surviendraient d’autres ténèbres.

Toi que l’Esprit a aimée
Obtiens-nous ton beau regard,
Ton regard d’humanité
Sur tout être.
Dans sa grâce tranquille,
En chacun il sait voir
La ressemblance divine !

Dis-nous encor l’inouï,
L’espérance après l’espoir,
Et le grain qui porte fruit
Dans la Pâque.
Dieu bénit tous les hommes !
Paix à ceux qui sont loin
Et paix à ceux qui sont proches ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie »
Matthieu 15
Dieu de nos Pères, tu as conduit sainte Thérèse-Bénédicte, ta martyre, à la connaissance et à l’imitation, jusque dans la mort, de ton Fils crucifié ; fais qu’à son intercession tous les hommes reconnaissent dans le Christ leur Sauveur et puissent, grâce à lui, contempler sans fin ton visage. Amen.

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Jeudi 10 août – St Laurent

« Donner sa vie
Pour la gloire de t’aimer.
Donner sa vie
Pour le droit de te nommer
A la face de la terre,
Jésus, Roi humilié !

Offrir sa peur
Dans les larmes, dans le sang.
Offrir sa peur,
Sacrifice d’innocent,
A l’image du seul Maître,
Jésus, le supplicié !

Mourir témoin,
Aujourd’hui comme autrefois.
Mourir témoin,
Pour que vive notre foi,
Et chanter notre espérance
Jésus, le crucifié !

Jésus, ta mort
Est ferment de liberté.
Jésus, ta mort
Nous promet l’éternité !
Donne-nous ta mort à vivre
Jésus, ressuscité ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dits : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera »
Jean 12
C'est l'ardeur de ton amour, Seigneur, qui a donné au diacre saint Laurent de se montrer fidèle dans son service, et d'accéder à la gloire du martyre ; accorde-nous d'aimer ce qu'il aimait, et d'accomplir ce qu'il a enseigné. Amen.

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Vendredi 11 août – Ste Claire

« Claire aux yeux de printemps, Claire du bel été,
Claire toute allégresse
Debout dans la lumière,
S’éprend de pauvreté.

Claire au milieu du jour, Claire au fond de la nuit,
Claire toute confiance
Perçoit dans le silence
Le souffle de l’Esprit.

Claire devant la croix, Claire dans la douleur,
Claire en face du monde
Voit luire en la pénombre
L’image d’un ailleurs.

Claire d’un seul amour, Claire amie du Seigneur,
Sainte Claire d’Assise,
Tu ouvres tes mains vides,
La grâce emplit ton cœur »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne »
Matthieu 16
Dans ta miséricorde, Seigneur, tu as conduit sainte Claire à l'amour de la pauvreté ; à sa prière, accorde-nous de suivre le Christ avec la même pauvreté de cœur, afin de pouvoir te contempler dans le royaume des cieux. Amen.

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Samedi 12 août – Ste Jeanne Chantal

« Conduire au Seigneur Jésus
Toutes celles qu’il t’a confiées,
Commander en son nom
Mais savoir que tu es
Simplement l’une d'elles…

Puiser dans le Livre ouvert
Et leur rompre le Pain de Dieu,
Ecouter le Seigneur
Te parler par la voix
Et la vie des plus humbles…

Apprendre, jour après jour,
La puissance du vrai pardon,
Et, joyeuse, admirer
Ce que Dieu accomplit
En secret dans chacune…

Vouloir l’unité des cœurs
Dans l’amour et la vérité,
L’accueillir comme un don
Mais prier, souffrir
Et combattre pour elle.

Prier pour que Dieu envoie
Dans le monde ses moissonneurs.

Dans le cœur de tes sœurs
Ranimer par ta foi
Le désir de son règne :

Telle fut ta grâce, femme bénie,
Telle fut en toi, l’œuvre de l’Esprit ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible »
Matthieu 17
Seigneur, tu as donné à sainte Jeanne-Françoise de Chantal d’atteindre une haute sainteté à travers différents états de vie ; accorde-nous à sa prière, de répondre fidèlement à notre vocation, pour témoigner de la lumière en toute circonstance. Amen.

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Dimanche 13 août – 19ème T. O.

« Ô Père des siècles du monde,
Voici le dernier-né des jours
Qui monte
À travers nous, à la rencontre
Du Premier-né de ton amour.

C’est lui qui pour toi fit éclore,
C’est lui qui devant toi chantait
L’aurore,
Quand il n’était pas d’homme encore
Pour avoir part à sa beauté.

Par lui tout demeure en genèse,
Nos jours dans leur vieillissement
Se dressent
À leur éveil vers sa jeunesse,
Car il se lève à l’Orient.

C’est lui qui sans cesse ranime,
C’est lui qui sur les temps maintient
Cette hymne
Émerveillée dès l’origine
Devant l’ouvrage de tes mains.

Voici la nouvelle lumière
Montant au plus secret des corps ;
Ô Père,
Envoie le souffle sur la terre
Du Premier-né d’entre les morts »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »Matthieu 14

Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, fais grandir en nos cœurs l'esprit filial, afin que nous soyons capables d'entrer un jour dans l'héritage qui nous est promis. Amen.

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Lundi 14 août – St Maximilien Kolbe

« Par le feu qui brûlait dans ta nuit ,
Nous te chantons, disciple du Seigneur.
Le martyre a scellé
Ton amour pour le Christ.
Il saisit ta passion
Dans la sienne.

Vers la croix s’est levé ton regard
Tu as souffert à l’ombre du Sauveur.
En lui seul ton soutien,
En son nom ton espoir.
Ta confiance a vaincu
L’Adversaire.

C’est en vain qu’on fit taire ta voix…
Le grain qui meurt rend gloire au moissonneur.
Un mystère de vie
Dans ta mort se déploie.
La semence tiendra
Sa promesse.

Par la joie qui t’habite aujourd’hui
Nous te prions disciple du Seigneur.
Obtiens-nous de donner
Chaque jour notre vie,
Puisque Dieu chaque jour
Nous appelle »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi »
Matthieu 17
Seigneur Dieu, tu as mis au cœur de saint Maximilien-Marie, prêtre et martyr, un ardent amour pour la Vierge immaculée, un grand souci des âmes et une vive charité pour le prochain ; accorde-nous, par son intercession, de nous dépenser pour ta gloire dans le service des autres en imitant ton Fils jusqu’à la mort. Amen.

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Mardi 15 août – Assomption

« Femme voulue par Dieu
Comme une œuvre parfaite
En qui reposerait
Le don de son Amour,
Tu exultes de joie
Aux promesses de vie :
Les pauvres en ton enfant
Seront peuple de prêtres,
Fils du Très-Haut.

Femme comblée par Dieu
De sagesse et de grâce
Pour être parmi nous
Reflet de sa bonté,
Tu révèles Celui
Qui étanche la soif :
Le Christ a fait pour toi
Couler en abondance
Un vin nouveau.

Femme guidée par Dieu
Au désert de l'épreuve
Où manque à notre espoir
La force d'un appui,
Tu nous vois chancelants
Sous le poids de la croix :
Ta foi inébranlée
Soutient notre faiblesse
Et nous conduit.

Femme donnée par Dieu
À l'Église naissante
Qui brûle d'accueillir
Le souffle de l'Esprit,
Ton silence nous offre
Un espace de paix :
En toi nous écoutons
La source qui murmure
Au fond des cœurs.

Femme vêtue par Dieu
D'un manteau de lumière
Quand l'ombre de la mort
S'étend sur l'univers,
Tu éclaires la voie
Du Royaume des cieux :
Servante du Seigneur,
Tu règnes dans la gloire
Avec ton Fils »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle »
Luc 1
Dieu éternel et tout-puissant, tu as fait monter jusqu'à la gloire du ciel, avec son âme et son corps, Marie, la Vierge immaculée, mère de ton Fils : fais que nous demeurions attentifs aux choses d'en haut pour obtenir de partager sa gloire. Amen.

* * * * * *

Mercredi 16 août

« Rends-moi fidèle, Seigneur,
à ce fil d'espérance
et ce peu de clarté
qui suffisent pour chercher.

Rends-moi fidèle, Seigneur,
à ce vin de ta coupe
et ce pain quotidien
qui suffisent pour marcher.

Rends-moi fidèle, Seigneur,
à ce brin d'allégresse
et ce goût du bonheur
qui suffisent pour chanter.

Rends-moi fidèle, Seigneur,
à ton nom sur mes lèvres,
à ce cri de la foi
qui suffisent pour veiller.

Rends-moi fidèle, Seigneur,
à l'accueil de ton Souffle,
à ce don sans retour
qui suffisent pour aimer »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux »
Matthieu 18
Souviens-toi, Seigneur, de ton Alliance scellée dans le sang de ton Fils, rappelle à ton peuple le pardon que tu lui offres, et rends-lui la joie d'être sauvé. Amen.

* * * * * *

Jeudi 17 août

« Dieu créateur, tu soutiens l’univers,
Tu revêts les cieux de splendeur et d’éclat,
Tu bénis la nuit en donnant le repos
Tu conduis nos vies vers le jour sans déclin.

Le soir éteint la rumeur des cités,
La campagne exhale la paix du couchant.
Daigne recueillir, ô Seigneur, nos pensées
Et nous accorder le bienfait du sommeil.

Nous rendons grâce en ce jour qui finit,
Quand revient la nuit, nous voulons te prier.
Nous te remettons tout labeur, toute joie,
Nous te magnifions pour ton œuvre en chacun.

Que la louange en nos cœurs se déploie,
Que monte vers toi la prière et son chant,
En parfum d’encens, notre amour et nos voix,
Comme mains levées pour l’offrande du soir.

Si le silence grandit jusqu’au ciel,
Si l’obscurité veut enclore le jour,
Donne à notre foi d’ignorer toute nuit,
Et guide nos nuits aux splendeurs de la foi.

Puissant Seigneur qui nous a libérés,
Garde-nous encor de l’erreur et du mal.
Purifie notre œil : tout alors sera clair,
La chair à l’esprit redira ta beauté.

Fort et patient, lumineux, humble et doux,
Ton amour triomphe des ombres de la nuit.
Si tu veilles en nous, le péché dormira,
Et dans le secret, nous pourrons te rêver.

O Trinité, souveraine Unité,
Tes enfants te prient, entends-les, Dieu très bon,
Toi qui les bénis, Père, Fils, Esprit saint,
À jamais lumière, à jamais glorieux»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain »
Matthieu 18
Donne à ceux qui te prient, Seigneur, l'abondance de ta grâce. Avec ton aide, qu'ils suivent les commandements pour y trouver dès maintenant leur bonheur, pour en recevoir, dans l'éternité, ta joie. Amen.

* * * * * *

Vendredi 18 août

« Ô Fils unique, Jésus Christ,
Nous contemplons en ton visage
La gloire dont tu resplendis
Auprès de Dieu avant les siècles.

Les tiens ne t’ont pas reconnu,
Et les ténèbres te repoussent ;
Mais donne à ceux qui t’ont reçu
De partager ta plénitude.

Toi qui habites parmi nous,
Ô Verbe plein de toute grâce,
Enseigne-nous la vérité,
Transforme-nous en ton image.

À toi, la gloire, ô Père saint,
À toi, la gloire, ô Fils unique,
Avec l’Esprit consolateur,
Dès maintenant et pour les siècles »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? » Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ? et dit : “À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. ” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
Matthieu 19
Seigneur, Père très saint, tu as voulu que ton propre Fils soit la rançon de notre salut ; accorde-nous de vivre avec lui si bien que notre communion à ses souffrances nous fasse ressentir les effets de sa résurrection. Amen.

* * * * * *

Samedi 19 août – Bhx Guerric

« Au fond du désert où Dieu te mène,
Pécheur au cœur brisé ;
Les larmes qui murmurent
Lavent la plaie, la souillure :
Plus de terre desséchée ;
Tu deviens le domaine
Où meurt la nuit,
Tu renais à la Vie.

Le jour attendu enfin s’avance,
En toi tu sens monter
Le souffle qui t’enfante,
Il vient saisir ton attente :
Plus de terre abandonnée ;
Une longue patience
Ouvre aujourd’hui
Le jardin de la Vie.

L’Esprit a comblé ta solitude,
Témoin au cœur blessé,
Le monde t’environne,
En toi sa peine résonne :
Plus de frères délaissés ;
Tu deviens multitude,
Un lieu béni
D’où rayonne la Vie »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement. Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Il leur imposa les mains, puis il partit de là »
Matthieu 19
Seigneur notre Dieu, tu as donné au bienheureux Guerric l’humilité, la constance dans l’épreuve et la grâce de proclamer tes mystères : qu’il soit pour nous un guide et un modèle dans la connaissance du Christ, afin qu’un jour nous puissions communier avec lui à ta gloire. Amen.

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Dimanche 20 août – St Bernard

« Vivante joie des hommes libres,
Don de l'amour à ses amis,
Nous te chantons !
En saint Bernard tu resplendis,
Esprit de feu qui nous attires
Au jour du Christ.

Quand il célèbre la merveille
D'un Dieu fait chair pour tout sauver,
Visite-nous !
Avec Bernard fais-nous trouver,
Dormant à l'ombre de la Vierge,
L'Enfant d'un jour.

Et que sa voix dans les ténèbres,
Près de la croix du bien-aimé,
S'élève encor !
L'Amour a pris notre péché,
Son beau visage de lumière
S'est obscurci.

Aux mots humains donne ta flamme
Pour que Bernard tienne en éveil
Ceux qui dormaient ;
Viendra Jésus comme un soleil,
Comme un soleil au fond de l'âme,
Éblouissant »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux »
Jean 17
Seigneur, tu as voulu que saint Bernard, rempli d'amour pour ton Église, soit dans la lampe qui brûle et qui éclaire ; accorde-nous, par son intercession, la même ferveur de l'Esprit, afin de vivre comme des fils de la lumière. Amen.

* * * * * *

Lundi 21 août – St Pie X

« Unique Berger, ô Jésus,
Ta main se pose
Sur l’épaule de cet homme:
Par lui tu mènes ton troupeau:
Ce berger, à ton image,
Tu le façonnes.

Sans cesse ta main l’affermit,
Pour qu’il chemine
Dans la force et la patience;
Et lui s’efface devant toi:
Pur reflet, parmi ses frères,
De ta présence.

L’Église, de toi, l’a reçu,
Il passe en tête
Pour marcher vers les montagnes:
Vers toi, la Tête, ô Jésus,
Il oriente tout le peuple
Qui l’accompagne.

Vers toi il aimante l’amour
De ceux qui l’aiment,
Et lui-même, à toi, se donne;
Tu le consacres dans l’Esprit,
Et déjà, de ta lumière,
Tu l’environnes »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens »
Matthieu 19

Seigneur, pour défendre la foi catholique et fonder toutes choses dans le Christ, tu as comblé le pape saint Pie X de sagesse divine et de courage apostolique ; permets que, dociles à ses instructions et à ses exemples, nous obtenions l’éternel récompense. Amen.

* * * * * *

Mardi 22 août – Marie Reine

« Toi qui remplis de ta lumière
Le jour nouveau,
Jésus, Fils Premier-né,
Ouvre nos yeux pour qu’ils voient
Dans les œuvres du Père
Sa bonté.

Tout fut créé pour que ta grâce
Paraisse au jour,
Et tout nous fut donné,
Cet univers et ton ciel,
Lorsque l’aube pascale
S’est levée.

Toi qui éveilles au cœur du monde
Un chant nouveau,
Jésus Ressuscité,
Donne à nos voix de s’unir
À cette hymne qui monte
Jusqu’à Dieu.

Viens accomplir notre louange,
Viens la saisir
En ton Eucharistie,
Et du levant au couchant
Que ta paix se répande
Sur la terre »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. » Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers »
Matthieu 19
Dieu qui as voulu que la Mère de ton Fils soit notre Mère et notre Reine, fais que, soutenus pas son intercession nous obtenions dans le ciel la gloire promise à tes enfants. Amen.

* * * * * *

Mercredi 23 août

« Splendeur de la gloire du Père,
Jaillie de la lumière
Et la manifestant,
Lumière,
Fontaine de lumière,
Jour illuminant nos jours.

Parais, ô Soleil véritable,
Éveille tous les êtres,
Éclaire tous les temps !
Relève,
Ranime de ton Souffle
Ceux qui gisent dans la mort !

Au soir, tu portais nos faiblesses,
Que la clarté nouvelle
Annonce ton salut :
Merveille !
L'amour toujours fait grâce,
Fort et miséricordieux !

Parole de vie nourrissante,
Ò source d'allégresse,
O vrai pardon de Dieu,
Partage,
Répands la sobre ivresse,
Fruit de ton Esprit d'amour !

Ce jour qui commence, limpide,
Nous ouvre l'espérance,
Appelle un autre jour,
Qu'il monte
Dans un midi fidèle,
Feu que nuit ne peut saisir.

L'aurore progresse en sa course,
L'Aurore véritable
Atteint, embrase tout,
O Verbe,
Ta gloire dit le Père :
Dieu totalement donné ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers »
Matthieu 20
Souviens-toi, Seigneur, de ton Alliance scellée dans le sang de ton Fils, rappelle à ton peuple le pardon que tu lui offres, et rends-lui la joie d’être sauvé. Amen.

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Jeudi 24 août – St Barthélemy

« Façonnés par la parole du Seigneur,
Passés au crible de sa Passion,
Et désormais revenus de toute peur,
Apôtres de Jésus, pour son Église
Vous êtes pierres de fondation
Dont rien n'ébranle l'assise.

Mais de vous il fait encor ses ouvriers,
Il se remet lui-même en vos mains :
Lui, l'architecte, le maître du chantier,
Devient la pierre d'angle qui vous porte,
Pierre vivante et pain quotidien
Pour qui l'annonce et l'apporte.

Quelle ivresse, pure et sobre, vous surprend ?
Quelle folie d'amour et de feu ?
Quelle sagesse plus folle que le vent ?
L'Esprit souffle sur vous, hommes du large :
Jetez en nous le désir de Dieu
Et relancez notre marche ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : « Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé : c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et tu verras. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. » Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme »
Jean 1
Fortifie en nous, Seigneur, la foi sincère qui unissait à ton Fils l'Apôtre saint Barthélemy ; et maintenant qu'il prie pour ton Église, fais qu'elle devienne pour tous les peuples le sacrement du salut. Amen.

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Vendredi 25 août – St Louis

« Ce jour de chaque jour,
Qu'il nous vienne, Seigneur,
Comme un fruit de l'amour.

Et voici que le temps
N'a plus même saveur :
Il mûrit notre enfance
En promesse intérieure

Ce jour de chaque jour,
Qui l'accueille, Seigneur,
Devient hôte à son tour.

Et voici que le temps
N'a plus même couleur :
L'arc-en-ciel de l'alliance
Illumine nos heures

Ce jour de chaque jour
Nous emporte, Seigneur,
Comme un flot sans retour

Et voici que le temps
N'a plus même rumeur
Une source nous hante,
En silence elle affleure.

Ce jour de chaque jour,
Nous le portons, Seigneur,
Jusqu'au seuil de ton Jour.

Et voici que le temps
N'a plus même épaisseur :
Faudrait-il dans l'attente
Établir sa demeure ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes »
Matthieu 22
Seigneur, tu demandes à ton Église d'être le lieu où l'Évangile est annoncé en contradiction avec l'esprit du monde. Donne à tes enfants assez de foi pour ne pas déserter mais témoigner devant les hommes en prenant appui sur ta parole. Amen.

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Samedi 26 août

« C'est un oui sans réserve, Père,
Que tu dis sur nous par Jésus-Christ ;
Et par lui tu nous donnes encore
De répondre amen à ton appel.

Pour toujours tes promesses aux hommes
Ont reçu de lui l'achèvement ;
Nul espoir, nulle attente au monde
Qui ne trouve en lui son avenir.

En réponse à ton évangile,
Que mon oui soit oui sans condition,
Et devienne en ma bouche une hymne
Proclamant la gloire de ton nom.

Comme un sceau ton amour imprime
Son éternité dans notre vie ;
Tu répands dans nos cœurs les arrhes
Et l'onction royale de l'Esprit »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé »
Matthieu 23
Seigneur, tu demandes à ton Église d'être le lieu où l'Évangile est annoncé en contradiction avec l'esprit du monde. Donne à tes enfants assez de foi pour ne pas déserter mais témoigner de toi devant les hommes en prenant appui sur ta parole. Amen.

* * * * * *

Dimanche 27 août – 21ème T. O.

« Soleil des âges,
Lumière qui survient de l’avenir,
Tu nous arraches de la nuit
Et nous allons à la splendeur
De ta rencontre.
À ton appel
Que chacun puisse dire :
« Je suis en liesse
De la promesse ! »

Soleil de l’âme,
Parole devenue rosée du ciel,
Tu ensemences notre vie
Et nous laissons mûrir le grain
En ton silence.
À la moisson
Que chacun puisse dire :
« Mes jours s’élancent
Vers ton alliance ! »

Soleil du monde,
Aurore du veilleur déjà levée,
Tu es l’espace pour le chant
Et nous naissons de ton regard
Inépuisable.
À ta venue
Que chacun puisse dire :
« Je m’ensoleille
De tes merveilles ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ »
Matthieu 16
Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne à ton peuple d'aimer ce que tu commandes et d'attendre ce que tu promets ; pour qu'au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s'établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. Amen.

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Lundi 28 août – St Augustin

« Si longtemps je t'ai cherché,
Visage si longtemps désiré,
Contrée lointaine dont les sages avaient parlé,
Pays que l'homme un jour découvre
Sans jamais l'avoir quitté.

L'homme est fait pour l'infini
Mais l'ombre de l'exil le séduit :
Comme la mer emprunte au ciel tous ses reflets,
Le monde emprunte à ta lumière
La beauté qui le revêt.

Quel passage ouvriras-tu
Si l'homme en ses désirs s'est perdu ?
Quand son regard n’attend plus rien que d'autres nuits,
Tu fais entendre ta parole
Pour qu'en elle il se confie.

Elle était tout près de moi,
Guidant vers tes lointains tous mes pas :
Au cœur de l'homme la genèse se poursuit,
C’est là que mène le voyage,
Que commence ton pays »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.” Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ? Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.” Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ? Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ; celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône »
Matthieu 23
Renouvelle, Seigneur, dans ton Église, l’esprit dont tu as comblé l’évêque saint Augustin, pour que, remplis de ce même esprit, nous n’ayons soif que de toi, source de la vraie sagesse, et ne cherchions que toi, auteur de l’éternel amour. Amen.

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Mardi 29 août – Passion de St Jean Baptiste

« Prophète du Très-Haut,
Tu n'es pas la Lumière
Mais son témoin.
Avant même de naître
Tu la révèles :
Joie sans parole !

Tu cries dans le désert,
Tout un peuple se lève
Vers le Jourdain ;
Ton baptême réveille
La soif d'eau vive :
Proche est la Source !

Voici l'Agneau de Dieu.
Tes disciples le suivent,
Tu restes là ;
Mais ton âme jubile
Quand ils l'écoutent :
Noces du Verbe !

Plus libre que les rois,
Tu contestes ce monde
Sans infini ;
Ton martyre dans l'ombre
Prévient l'aurore :
Christ est lumière ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée t dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau »
Marc 6
Tu as voulu, Seigneur, que saint Jean Baptiste soit le précurseur de ton Fils dans sa naissance et dans sa mort ; il a donné sa vie pour la justice et la vérité : accorde-nous de savoir, comme lui, nous dépenser avec courage au service de ta Parole. Amen.

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Mercredi 30 août

« Béni de Dieu
En qui le Père se complaît,
Tu es venu
baptiser l’homme dans ta mort,
Et le Jourdain baigna ton corps.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Justice du Royaume ;
Que nous chantions pour ton retour :

R/Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !

Rocher nouveau
D’où sort le Fleuve de la vie,
Tu es venu
abreuver ceux qui croient en toi,
Et tu laiss as s’ouvrir ton cœur.
Ô viens, Seigneur Jésus
Fontaine intarissable ;
Que nous chantions pour ton retour :

R/Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères !»
Matthieu 23
Dieu qui nous as sauvés, exauce-nous ; transforme-nous en disciples de la lumière et en artisans de la vérité ; puisque en naissant de toi nous sommes devenus des fils de lumière, fais que nous sachions te rendre témoignage devant les hommes. Amen.

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Jeudi 31 août

« O Dieu vivant, tu fis le jour
Par la clarté de ta lumière.
Dans le déclin de ce jour-ci,
Nous appelons encor ta gloire.

Le soir approche et le soleil
Reconnaît l’heure où il se couche.
Plongeant le monde dans la nuit,
Il suit la loi qui est la sienne.

Mais toi, Seigneur et Dieu Très-Haut,
Entends la voix de ta famille.
Elle a porté le poids du jour,
Que les ténèbres ne l’accablent.

Tandis que veille en nous l’Esprit,
Tous les faux-jours du siècle passent.
Fais qu’en ta grâce nous gardions
Le cœur ouvert à ta lumière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents »
Matthieu 24
Dieu puissant de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l'amour de ton nom ; resserre nos liens avec toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir. Amen.

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