La prière quotidienne


Mercredi 1er avril

« Il est bon d’écouter sans défaillance,
Seigneur, ta Parole,
Mais l’abîme du silence
Comme un flot m’environne.
Creuse encor ce grand vide
Où montera parfois,
Frêle et timide,
Le murmure inlassable de ta voix.

Il est bon de guetter sans lassitude,
Seigneur, ton passage,
Mais l’attente est solitude
Et combat sans relâche.
Se peut-il que ta grâce
Me donne ce délai
Pour que je passe
Tous mes jours à renaître dans la paix?

Il est bon de chercher avec patience,
Seigneur, ton visage,
Mais si grande est la distance
Jusqu’à l’autre rivage.
Se peut-il que tu fasses
De cette immensité
L’unique espace
Où s’élance vers toi ma liberté ? »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé »
Jean 8

Dieu très bon, éclaire le cœur de tes fidèles qui se purifient dans la pénitence ; toi qui nous as donné le goût de te servir, ne reste pas sourd à notre prière. Amen.

* * * * * *

Jeudi 2 avril

« Il est sorti du sein du Père,
Et sa gloire, il l’a quittée,
Cheminant sur la terre
Sans feu ni lieu, en pauvreté.
Il nous rejoint dans cette errance
D’étrangers sans autre espoir
Que la peine et l’absence
Et la descente vers le soir.

A-t-il passé, simple mirage,
Aux confins de notre vie?
Non c’est lui le passage
De notre exil vers la Patrie.
Nouveau Moïse et nouvelle arche,
Il transforme en pèlerins,
Pour le suivre en sa marche,
Les égarés, les sans chemin.

S’ouvre un sentier de repentance
Au désert de notre cœur,
Une voie d’espérance
Pour traverser mort et douleur.
Sortir de soi, plier sa tente,
S’arracher à tout désir
De cité permanente,
Puisque la Ville est à venir »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple »
Jean 8

Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en ta miséricorde : purifiés désormais de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en possession de ton héritage. Amen.

* * * * * *

Vendredi 3 avril

« Joie de ton pardon,
Joie d'ouvrir nos cœurs
A ta miséricorde !
Tu nous fais grâce
Dieu saint, ô toi notre Père
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour ,
Dieu saint, ô toi notre Père

Joie de pardonner
Joie d'ouvrir son cœur
A la miséricorde !
De proche en proche,
Ta joie prendra sur la terre.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour ,
Ta joie prendra sur la terre.

Joie de croire en toi,
Joie de témoigner
De l'infinie tendresse.
Christ au calvaire
Prodigue à chacun ta grâce.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Le Christ à tous le prodigue.

Joie de partager,
Joie d'ouvrir nos mains
Et d'ouvrir nos demeures !
Pauvres et riches
Deviennent un même peuple !
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour :
Que tous ne soient qu'un seul peuple !

Joie de t'accueillir,
Joie de te bénir
Pour le don du plus pauvre !
O notre Père,
C'est toi qui en fais l'offrande !
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour
Caché dans le don du pauvre.

Joie de ton Esprit,
Joie comme le feu
Victorieux de la cendre !
Joie de Dieu même
Que nul ne pourra éteindre.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Ta joie qui pourra l'éteindre ? »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui »
Jean 10

Pardonne, Seigneur, les torts de ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que ta tendresse nous en délivre. Amen.

* * * * * *

Samedi 4 avril

« Mémoire des temps anciens
Dans un corps mortel,
L’innocence nue
Frappe au cœur de l’homme
Mais nul ne peut revenir
Au jardin virginal.
Seigneur, ouvre-nous la porte!

Blessure de l’infini
Dans la chair du temps,
Une soif d’amour
Vibre au cœur de l’homme
Mais nul ne peut entrouvrir
La fontaine scellée:
Seigneur, donne-nous l’eau vive!

Reflet de l’éternité
Dans les yeux levés,
Le désir de Dieu
Brûle au cœur de l’homme;
Mais nul ne peut découvrir
Ce qui reste voilé:
Seigneur, montre-nous le Père!

Prémices des temps nouveaux
Dans le Corps livré,
L’innocence nue
S’offre au cœur du monde;
Tout homme peut devenir
Héritier de l’Esprit:
Seigneur, nous te rendons grâces ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. » Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter »
Jean 11

Seigneur, tu es toujours à l'œuvre pour sauver les hommes, mais en ce moment du carême tu offres plus largement ta grâce à ton peuple ; regarde avec bienveillance tous ceux qui t'appartiennent : que ton amour protège et fortifie à la fois les catéchumènes et les baptisés. Amen.* * * * * *Dimanche 5 avril - Rameaux

« Jérusalem, voici venir ton Roi,
Le Serviteur vêtu d’humilité.
Il ne crie pas, n’écrase pas le jonc,
Il n’éteint pas la mèche qui faiblit.

Dieu l’établit lumière des nations
Pour dissiper les ombres de la mort.
Agneau sans tache, il offrira sa vie,
Prenant sur lui le poids de nos péchés.

Tant qu’il fait jour, il chasse les démons,
Tourné vers l’heure où il sera livré.
Bientôt, dit-il, vous ne me verrez plus :
Ne craignez pas car j’ai vaincu le mal !

O mes amis, je viens jeter le feu !
Comme il me tarde qu’il embrase tout !
Je dois passer les eaux de la douleur !
Jusqu’à ce jour quel n’est pas mon tourment !

Restez en paix, vous qui m’avez suivi :
Vigne et serments ne font qu’un même corps.
Je suis la grappe et vous boirez mon vin,
Le grain qui meurt : vous mangerez mon pain.

Folie de Dieu, Sagesse de la croix !
Force et douceur, langage du pardon !
Qu’en cet amour, nous te suivions, Seigneur,
Toi le chemin, la vérité, la vie ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée »
Matthieu 21

Dieu éternel et tout-puissant, pour montrer au genre humain quel abaissement il doit imiter, tu as voulu que notre Sauveur, dans un corps semblable au nôtre, subisse la mort de la croix : accorde-nous cette grâce de retenir les enseignements de sa passion et d’avoir part à sa résurrection. Amen.

* * * * * *

Lundi 6 avril – Lundi Saint

« Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ta Parole
Nous a nourris dans le désert
Comme un pain,
Et nous poursuivons notre marche.

Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ta Promesse,
Tu l’as remise entre nos mains
Comme un feu,
Et nous gravissons la montagne.

Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ton visage,
Tu l’as voilé quand tu passais
Dans le vent,
Et nous avons su ta présence.

Père de Jésus Christ,
Dieu vivant,
Ton alliance
Pour toute chair s’est accomplie
Sur la croix,
Et nous renaissons de ton Souffle »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus » Jean 12

Dieu tout-puissant, nous t’en supplions : quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la passion de ton Fils bien-aimé. Amen.

* * * * * *

Mardi 7 avril – Mardi Saint

« Du silence de la foi
Naît un chant de vraie confiance.
La terre de nos cœurs
S'ouvre aux sillons d'Evangile ;
Sur elle brillera l'aube du salut.

Ta présence en nos déserts
Fortifie notre espérance.
L'appel dans la nuée
Porte déjà la louange :
Bientôt se lèvera le jour attendu.

Le mystère de ta Croix
Brille au cœur de la souffrance.
O Christ vainqueur du mal,
Tu t’es remis à ton Père :
Ton Souffle fait jaillir l'hymne de l'amour.

Notre exode se poursuit
Dans l’élan de ton offrande.
Seigneur ressuscité,
Tu as fait naître l'Eglise :
Ta Pâque la conduit vers le Jour de Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois »Jean 13

Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant, à célébrer les mystères de la passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le pardon. Amen.

* * * * * *

Mercredi 8 avril – Mercredi Saint

« A-t-on jamais entendu dire
Qu’un berger donne sa vie pour ses brebis,
Qu’il les nourrisse de son Corps
Et les mène vers des eaux toujours nouvelles ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !

Un fils de roi fut-il esclave,
Le vit-on laver les pieds de ses amis,
Puis de bon gré s’offrir aux coups,
Pardonnant jusqu’au baiser reçu du traître ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !

Y eut-il un Dieu comme le nôtre,
Pour mourir, abandonné, sur une croix,
N’étant plus rien qu’un cri de soif,
Des blessures dont le sang s’écoule en terre ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !

De cet amour qui fit le monde
Et refit ce que les hommes avait défait,
De cet amour de vaste ciel,
Jésus-Christ nous a donné le témoignage,
Et l’amour jamais ne passera ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de ’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »
Matthieu 26

Puisque tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, fais que nous puissions recevoir la grâce de la résurrection. Amen.

* * * * * *

Jeudi 9 avril – Jeudi Saint

« Repas de sainteté
Où tu t'offres en partage !
Seigneur d'éternité
Et Seigneur de tout âge,
Ravive en notre cœur
La clarté de cette Heure

Où tu nous as sauvés

Repas de vérité
Où tu prends nos souffrances !
Seigneur d'humilité
Et Seigneur de silence
Ranime en nos esprits
Ton mystère endormi,
Semé pour nous sauver.

Repas de liberté
Qui célèbre ta gloire !
Seigneur de majesté
Et Seigneur dérisoire,
Apporte en nos misères
Le trésor de ton Père,
Et la joie des sauvés »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous »
Jean 13

Pour ta gloire, Seigneur, et le salut du genre humain, tu as fait du Christ ton Prêtre éternel et souverain ; accorde au peuple qui t’appartient au prix de son sang et qui célèbre aujourd’hui son mémorial d’obtenir les richesses de vie venues de sa croix et de sa résurrection. Amen.

* * * * * *

Vendredi 10 avril – Vendredi Saint

« De tes mains clouées tu mesures
Jusqu'où l'amour a lié Dieu.
Voici l'heure est venue :
Tes bras étendus rassemblent les hommes,
Chacun trouve en tes plaies la guérison.

Ta face humiliée nous révèle
Jusqu'où l'amour a mené Dieu.
Victoire du pardon ;
Pour tes ennemis tu supplies le Père,
Tu promets au larron le paradis.

Ton corps crucifié manifeste
Jusqu'où l'amour a saisi Dieu.
Car tout est accompli :
La tête inclinée, tu remets le souffle,
Tu descends dans la mort, toi le vivant.

Ton cœur transpercé nous dévoile
Jusqu'où l'amour a blessé Dieu.
Voici l'eau et le sang :
Tu donnes ta vie, l'Eglise s'éveille,
Nouvelle Eve sortie de ton côté »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs »
Isaïe 52

Regarde, Seigneur, nous t’en prions, la famille qui t’appartient : c’est pour elle que Jésus, le Christ, notre Seigneur, ne refusa pas d’être livré aux mains des méchants ni de subir le supplice de la croix. Amen.

* * * * * *

Samedi 11 avril – Samedi Saint

« Silence
Du tombeau !
Le monde se tait après la mort
Du germe de la moisson ;
Comme une semence
Dans le sillon,
Dessous la pierre on dépose le corps :
Voici l'heure du repos,
Le temps de l'espérance.

Détresse
Du tombeau !
La terre a saisi son Créateur,
La mort a pris le vivant ;
Pour nous il s'abaisse
Jusqu'au néant,
Avant le don de l'Esprit défenseur,
Voici l'heure du repos,
Le temps de la promesse.

Mystère
Du tombeau !
La femme se tient auprès du lieu
Où passe le Premier-Né ;
L'enfant que le Père
Lui a confié
Vient d'achever son retour vers les cieux :
Voici l'heure du repos,
Le temps d'ouvrir la terre.

Victoire
Du tombeau !
La garde s'endort et vient la nuit,
L'amour descend aux enfers :
« Venu dans l'histoire
J'ai tout offert.
Laisse la mort, Adam, car aujourd'hui
Voici l'heure du repos,
Le temps de notre gloire »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Parole du Seigneur : Dans leur détresse, ils me rechercheront : « Allons ! Revenons au Seigneur ! C’est lui qui nous a déchirés, c’est lui qui nous guérira ; lui qui nous a meurtris, il pansera nos blessures. Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera » Osée 5
Dieu éternel et tout-puissant, dont le Fils unique est descendu aux profondeurs de la terre, d’où il est remonté glorieux, accorde à tes fidèles, ensevelis avec lui dans le baptême, d’accéder par sa Résurrection à la vie éternelle. Amen.

* * * * * *

Dimanche 12 avril - Résurrection de notre Seigneur

« L’aube se lève à peine
Au matin du troisième jour.
Femme, que cherches-tu ?
Peut-il être encore à la tombe,
Le vivant qui ne meurt plus ?

Toi que l’amour entraîne,
Dans la nuit, vers le Bien-Aimé,
Femme, ne pleure plus !
Tu verras les anges en fête
Et le maître du jardin.
Tourne vers la lumière
Le regard de ton cœur inquiet :
Christ est sorti vainqueur !
Reconnais sa voix qui t’appelle
De ton nom d’éternité.

Vive est ton allégresse :
J’étais mort, me voici vivant ;
Mais ne me touche pas :
Je remplis le ciel et la terre,
Moi ton frère, moi ton Dieu.

Porte cette espérance
Aux apôtres que j’ai choisis ;
Lance ton cri de joie :
“L’Epoux s’est levé de la tombe,
Je l’ai vu ressuscité ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts »
Jean 20

Aujourd'hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux, pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. Amen.

* * * * * *

Lundi 13 avril – Lundi de Pâques

« Au point du jour vers le jardin
Marie se hâte sur le chemin.
Soudain le Sauveur l’appelle
Du nom nouveau qui la relève

Au grand soleil vers le tombeau
Deux hommes courent sans dire mot.
Soudain le Vivant révèle
Qu’il est présent dans son absence.

Au soir tombant, dans la maison,
La peur submerge les compagnons.

Soudain le Seigneur se dresse,
Donnant sa paix, livrant son Souffle.

Au long du temps, près de chacun,
Le Fils de Dieu vient en pèlerin.
Ô toi le Vainqueur de Pâques
Conduis nos pas vers ton aurore »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui »
Matthieu 28

Dieu qui agrandis toujours ton Église en lui donnant par le baptême de nouveaux enfants, accorde à tes fils d’être fidèles toute leur vie au sacrement qu’ils ont reçu dans la foi. Amen.

* * * * * *

Mardi 14 avril - Octave de Pâques

« La voie est ouverte, alléluia,
C’est la Pâque de Jésus !
L’appel du Seigneur nous a saisis
À l’heure où l’espoir s’était enfui :
Christ a surgi vainqueur du tombeau !
Alléluia !

La vie se rebelle, alléluia,
C’est la Pâque de Jésus !
Déjà nos prisons sont ébranlées,
L’étau de la mort s’est desserré :
Christ a fendu les eaux de la nuit !
Alléluia !

Le chemin est libre, alléluia,
C’est la Pâque de Jésus !
Quittant notre exil il faut partir,
Pour nous le désert va refleurir :
Christ a franchi le seuil du jardin !
Alléluia !

L’amour se révèle, alléluia,
C’est la Pâque de Jésus !
Le temps est venu de témoigner,
Le Verbe jamais n’est enchaîné :
Christ au milieu de nous est vivant !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps- là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est- à- dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit »
Jean 20

Dieu qui nous as fait passer de la mort à la vie en nous offrant les sacrements de Pâques, poursuis toujours l’œuvre de ta grâce : que ton peuple trouve une liberté parfaite et parvienne à la joie du ciel dont tu lui donnes déjà le goût sur la terre. Amen.

* * * * * *

Mercredi 15 avril - Octave de Pâques

« Alléluia !
L’homme
Que son Dieu avait modelé
Au matin de la Genèse,
Le voici homme nouveau :
Christ est ressuscité, Alléluia !

Alléluia !
L’homme
Que son Dieu avait appelé
Au murmure de la brise,
A reçu un nom nouveau :
Christ est ressuscité, Alléluia !

Alléluia !
L’homme
Que l’Agneau avait libéré
D’une mort sans espérance
Voit s’ouvrir les cieux nouveaux :
Christ est ressuscité, Alléluia !

Alléluia !
L’homme
Que Jésus avait éveillé
De son souffle au soir de Pâques
Fait monter le chant nouveau.
Christ est ressuscité, Alléluia ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain »
Luc 24

Dieu qui nous donnes chaque année la joie de fêter la résurrection du Seigneur, ouvre-nous, à travers ces fêtes d’ici-bas, le chemin vers la joie éternelle. Amen.

* * * * * *

Jeudi 16 avril - Octave de Pâques

« Jésus Christ, la route véritable,
Marche avec vous, disciples d’Emmaüs ;
Mais vos yeux ne peuvent reconnaître
Celui qui se tient à vos côtés.

Vous marchiez, mais loin de sa lumière,
Vous espériez, mais vous n’espérez plus !
Lorsqu’en vous, la mort fait son ouvrage,
Comment croire encore au Dieu vivant ?

C’est au cœur que parle notre Maître,
Il vient à nous avec le Livre ouvert ;
Sa parole trace une autre route :
La voie qui nous mène jusqu’à lui.

D’âge en âge, il gagne notre auberge,
Sans que nos yeux, jamais l’aient pu saisir ;
Mais la foi découvre sa présence :
Il vient, il partage encore le pain !

Recevons la gloire de sa Pâque,
Accueillons-le : déjà le soir descend ;
Et qu’en nous demeure sa lumière :
C’est lui, le Seigneur, le Fils de Dieu ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit :« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins »
Luc 24

Dieu qui as uni tant de peuples divers dans la même confession de ton nom, accorde à tous les baptisés d’avoir au cœur la même foi et dans la vie le même amour. Amen.

* * * * * *

Vendredi 17 avril – Octave de Pâques

« Il s'est levé d'entre les morts,
Le Fils de Dieu, notre frère,
Il s'est levé, libre et vainqueur,
Il a saisi notre destin
Au cœur du sien,
Pour le remplir de sa lumière.

Sur lui dans l'ombre sont passées
Les grandes eaux baptismales
De la douleur et de la mort,
Et maintenant, du plus profond
De sa Passion,
Monte sur nous l'aube pascale.

L'histoire unique est achevée :
Premier enfant du Royaume,
Christ est vivant auprès de Dieu ;
Mais son exode humble et caché,
Le Fils aîné
Le recommence pour chaque homme.

Ne cherchons pas hors de nos vies
À retrouver son passage :
Il nous rejoint sur nos sentiers,
Mais au-delà de notre mort
C'est lui encor
Qui nous attend sur le rivage »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson »Jean 21

Dieu éternel et tout-puissant, tu as offert aux hommes le sacrement de Pâques pour les rétablir dans ton alliance ; accorde-nous d’exprimer par toute notre vie ce mystère que nous célébrons dans la foi. Amen.

* * * * * *

Samedi 18 avril – octave de Pâques

« Fils plein de grâce et de lumière
Qui tiras l’homme du limon,
Tu t’es penché, dans ta tendresse,
Vers la brebis qui s’égarait loin de toi.

Pour la sauver, tu t’es fait homme,
Tu as frémi d compassion ;
Tu l’as portée sur tes épaules,
Tu la ramènes, tu la prends sur ton cœur.

Seigneur Jésus, c’est toi la porte,
Toi le pasteur de tes brebis ;
Avec douceur, tu nous appelles,
Nous écoutons le chant nouveau de ta voix.

Dans les ravins de la souffrance,
Ton pas s’avance le premier ;
Agneau vainqueur, ton sang nous garde,
Nul ne pourra nous arracher de ta main.

Nous sortirons vers la lumière,
Nous te verrons tel que tu es.
Auprès du Père, aux sources vives,
Ta charité rassasiera notre faim.

A toi la gloire, ami des hommes,
Ressuscité pour notre vie,
A toi la gloire avec le Père,
Avec l’Esprit qui nous unit dans la paix »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création »
Marc 16

Dieu qui donnes sans cesse ta grâce pour augmenter le nombre de tes enfants, veille sur ceux que tu viens d’agréger à ton peuple ; ils ont pris naissance dans le baptême : qu’ils soient revêtus de l’immortalité du Christ, pour se présenter à la table de ses noces. Amen.

* * * * * *

Dimanche 19 avril – 2ème de Pâques - De la miséricorde

« Pourquoi te chercher au tombeau
Et te pleurer comme un absent ?
La tombe est le berceau
Où naquit le Vivant.
Pourquoi repriser sur du vieux
Quand ta lumière nous revêt ?
Ton corps victorieux
Ressuscite à jamais.
Pourquoi s'attrister en chemin
Jeter la cendre sur les fleurs ?
La mort n'achève rien
Quand c'est elle qui meurt.
Pourquoi s'attarder au passé ?
Hier n'est plus ! C'est aujourd'hui !
Voici l'éternité
Qui prend corps dans nos vies »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom »
Jean 20

Dieu de miséricorde infinie, tu ranimes la foi de ton peuple par les célébrations pascales ; augmente en nous ta grâce pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître, et quel sang nous a rachetés. Amen.

* * * * * *

Lundi 20 avril

« Comme nous allions rêvant Dieu,
Une voix venue du grand creux
Des fonds de l'Homme
Nous a surpris : Veillez ici,
Veillez et priez cette nuit
Qui entre toutes vous est bonne.

C'était au secret de nos cœurs,
Au tombeau vide du Seigneur,
La voix de l'Ange !
Elle ajouta : Que cherchez-vous ?
Le corps du Seigneur est chez vous,
Restez ses hommes de confiance !

Devant le caveau grand ouvert,
Retour du Seigneur des enfers,
Chantez son hymne !
Ce lieu profond, il est à Dieu !
Nul ne le sonde avec des yeux
Qui ne sont pas faits pour l'abîme.

Le Seigneur vous a précédés
Dans la mort qui vous obsédait,
Vos morts futures ;
Allez donc sans crainte à la vie !
Jésus vous a déjà ravi
Dans sa Passion vos sépultures »
Hymne Patrice de La Tour du Pin

« Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit »
Jean 3

Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, fais grandir en nos cœurs l'esprit filial, afin que nous soyons capables d'entrer un jour dans l'héritage qui nous est promis. Amen.

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Mardi 21 avril – St Anselme

« Chaque soir nous conduit
Vers ton aurore,
Seigneur ressuscité,
Et ta Pâque
Nous annonce le pardon du Père.

Nous vivrons de ton Jour
Au cœur de l’ombre,
Confiants car tu es là,
Toujours proche
Dans la nuit et bénissant le Père.

La promesse est tenue,
D’une aube à l’autre
Tu sauves les vivants,
Tu leurs donnes
De renaître pour la joie du Père !

Déjà souffle l’Esprit
Qui nous rend libres,
Le monde connaîtra
La merveille
De pouvoir chanter le nom du Père ! »

Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle »
Jean 3

Seigneur, fais-nous déployer aux yeux du monde la vitalité du Christ vainqueur de la mort : après avoir reçu le germe de sa grâce, que nous en portions tous les fruits. Amen.

* * * * * *

Mercredi 22 avril – Bhse Maria Gabriella

« Ô nuit, de quel éclat tu resplendis !
La mort n'a pu garder dans son étreinte
Le Fils unique.
Jésus repousse l'ombre
Et sort vainqueur :
Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
L'instant
Où triomphe la vie.


Quelqu'un, près de la croix, n'a pas douté ;
La femme jusqu'au jour a porté seule
L'espoir du monde.
Sa foi devance l'heure
Et sait déjà :
Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
La joie
Dont tressaille Marie.


Jésus, lumière et vie, demeure en nous !
Pourquoi chercher encore au tombeau vide
Un autre signe ?
L'amour jaillit et chante
Au fond du cœur :
Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
Le feu
Qui s’éveille aujourd’hui
»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu »Jean 3

Chaque année, Seigneur, tu nous fais revivre le mystère pascal où l’homme, rétabli dans sa dignité, trouve l’espérance de la résurrection ; donne-nous de toujours accueillir avec amour ce que nous célébrons dans la foi. Amen.

* * * * * *

Jeudi 23 avril

« Seigneur Jésus, tu resplendis,
Libre et vainqueur !
À travers l’ombre de la foi
L’aube pascale nous conduit
Vers la clarté du plein midi.

Ta croix dressée au cœur du temps
Montre la voie :
Tu as uni la terre au ciel,
Et de l’orient à l’occident,
Toi seul rassembles les vivants.

Fais-nous vouloir ce que tu veux,
Maître de tout :
Si nous gardons ta loi d’amour,
De proche en proche comme un feu
Se répandra la paix de Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.»
Jean 3

Accorde-nous, Dieu très bon, de voir fructifier tout au long de notre vie les grâces que nous offre le temps pascal. Amen.

* * * * * *

Vendredi 24 avril

« Louange à toi, Seigneur Jésus !
L'humble chemin de ta venue
guide nos pas jusqu'au salut.

Alléluia, alléluia ! alléluia !

La mort n'a pu garder sa proie,
l'enfer vaincu s'ouvre à ta voix,
l'amour triomphe par la croix.

Alléluia, alléluia ! alléluia !

Voici la tombe descellée,
et ses témoins, pour l'annoncer,
sont envoyés au monde entier.

Alléluia, alléluia ! alléluia !

Tu es vivant, gloire à ton nom !
Hâte le temps où nous pourrons
vivre sans fin dans ta maison.

Alléluia, alléluia ! alléluia ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui »
Jean 3

Accorde-nous, Dieu très bon, de voir fructifier tout au long de notre vie les grâces que nous offre le temps pascal. Amen.

* * * * * *

Samedi 25 avril – St Marc

« Parole vivante,
Sagesse du Très-haut,
Toi seule as traduit l’ineffable
Avec nos simples mots.

Tu es la réponse
Au cri des malheureux,
La voix qui réveille les hommes
Et fait lever les yeux.

Tu es la lumière,
La Vie manifestée,
L’Amour qui transforme le monde
Et notre chair blessée.

Envoie les Apôtres
Brandir les mots de feu
Qui seul chasseront les ténèbres
Sous le grand jour de Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient »
Marc 16

Dieu qui as confié à l'évangéliste saint Marc la mission de proclamer la Bonne Nouvelle, accorde-nous de si bien profiter de son enseignement que nous marchions sur les traces du Christ. Amen.

* * * * * *

Dimanche 26 avril – 3ème de Pâques

« Jour du Vivant
Pour notre terre !
Le fruit
Que Dieu bénit
Mûrit en lumière :
Soleil déchirant la nuit !

Jour du Vivant
Sur notre histoire !
Le corps,
Hier meurtri,
Rayonne sa gloire :
L'amour a brisé la mort !

Jour du Vivant
Sur tout exode !
De l'eau
Et de l'Esprit
Renaissent les hommes :
Chacun porte un nom nouveau !

Jour du Vivant,
Si loin, si proche !
Le vin
Nous est servi,
Prémices des noces :
La joie du Royaume vient !

Jour du Vivant
Offert au Souffle !
Le feu
Soudain a pris,
Créant mille sources :
Le monde rend grâce à Dieu ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)
« Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain »
Luc 24

Garde à ton peuple sa joie, Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse ; tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu, affermis-nous dans l’espérance de la résurrection. Amen.

* * * * * *

Lundi 27 avril – St Raphaël Arnaïz Baron

« Pâque de Jésus-Christ Sauveur !
Il règne en sa victoire,
Triomphe de l'amour :
Ses bras ouverts en croix
Dressent vers Dieu
L'angoisse de la vie
Et portent vers lui nos cœurs.

Vivre ressuscités pour Dieu
Dans la lumière neuve,
Aurore de la joie :
Les hommes surgiront
Au grand espoir
Qui monte dans leur corps
À l'aube de ce matin.

Peuple des baptisés, marqués
Du Sceau de la Promesse,
Témoins de Jésus-Christ,
Venez manger la chair,
Boire le sang
Du Fils aimé de Dieu,
Pour vivre de son Esprit.

L'heure paraît déjà : veillez !
Car Dieu dresse la table
Aux Noces de l'Agneau :
Le Maître et le Seigneur
Vient nous servir
Le vin de son retour :
Victoire de charité »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé »
Jean 6

Dieu qui montres aux égarés la lumière de ta vérité pour qu'ils puissent reprendre le bon chemin, donne à tous ceux qui se déclarent chrétien, de rejeter ce qui est indigne de ce nom, et de rechercher ce qui lui fait honneur. Amen.

* * * * * *

Mardi 28 avril

« Ô Jésus, tu ressuscites,
Nos yeux cherchent ton visage :
Plus de front cerné d’épines,
Plus de voile sur ta face !
Et les plaies que tu nous montres
À l’instant de ta rencontre
Sont le signe de ta gloire,
Et le sceau de ta victoire.

Dans ton corps voici les marques,
La blessure de la lance :
Dans nos mains voici la Pâque,
Et la coupe de l’alliance.
Tu franchis les portes closes
Sans forcer le cœur de l’homme,
Tu rejoins celui qui doute,
Tu chemines sur sa route.

Sur nos vies ta joie rayonne,
Tout renaît en ton offrande,
Et ta paix tu nous la donnes,
Comme un feu qu’il faut répandre.
Mais l’orgueil nous tend ses pièges
Et la peur nous enténèbre…
Redis-nous les mots qui sauvent :
« Aimez-vous les uns les autres »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif »
Jean 6

Dieu éternel et tout-puissant, tu as choisi l'évêque Athanase pour défendre la foi en la divinité de ton Fils ; accorde-nous, grâce à son enseignement et sous sa protection, de te connaître toujours mieux pour t'aimer davantage. Amen.

* * * * * *

Mercredi 29 avril – Ste Catherine de Sienne

« Une lumière a brillé
Sur les terres d’Occident,
Un grand souffle a traversé
Leur histoire.
Dieu choisit tous les peuples,
Ses paroles de vie
Ensemencèrent l’Europe.

L’Église chante aujourd’hui
Une sainte au cœur de feu.
Elle osa mettre au défi
Simon Pierre :
Dieu demande courage,
Mais brebis et pasteurs
Trouvent en lui toute grâce

Le condamné, le captif,
Catherine l’a chéri,
Comme un fils reçu du Christ
Au calvaire.
Longue nuit, veille ardente !
Le bourreau peut venir,
La mort se change en offrande.

Cette ignorante savait
Les mystères les plus hauts,
Tout son être rayonnait
De sagesse.
Dieu était avec elle,
Et l’Esprit lui donnait
Miséricorde et tendresse.

Qui ne voudrait partager
Son amour de Jésus Christ,
et son humble charité
pour ses frères ?
Joie parfaites des pauvres :
Être source et sourcier
Se recevant l’un de l’autre !

De l’occident à l’Orient
Et du Nord jusqu’au midi
Marchera vers le Vivant
Un seul peuple.
Dieu bénit tous les hommes !
Paix à ceux qui sont loin,
Et paix à ceux qui sont proches ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient »
Jean 6

Seigneur, tu as enflammé de ton amour sainte Catherine de Sienne en lui faisant contempler la passion de Jésus et en l'appelant à servir l'Église ; par son intercession, accorde à ton peuple d'être uni au mystère du Christ, pour exulter dans la découverte de sa gloire. Amen.

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jeudi 30 avril

« Jésus, qui m'as brûlé le cœur
Au carrefour des Écritures,
Ne permets pas que leur blessure
En moi se ferme :
Tourne mes sens à l'intérieur.
Force mes pas à l'aventure,
Pour que le feu de ton bonheur
À d'autres prenne !

La Table où tu voulus t'asseoir,
Pour la fraction qui te révèle,
Je la revois : elle étincelle
De toi, seul Maître !
Fais que je sorte dans le soir
Où trop des miens sont sans nouvelle,
Et par ton nom dans mon regard,
Fais-toi connaître !

Leurs yeux ne t'ont jamais trouvé,
Tu n'entres plus dans leur auberge,
Et chacun dit : " Où donc irai-je
Si Dieu me manque ? "
Mais ton printemps s'est réveillé
Dans mes sarments à bout de sève,
Pour que je sois cet étranger
Brûlant de Pâques ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : I ls seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde »
Jean 6

Dieu éternel et tout-puissant, nous implorons avec plus d’insistance ta bonté en ce temps de Pâques où elle se révèle davantage : puisque tu nous as dégagés de nos erreurs, fais-nous adhérer plus fermement à la vérité. Amen.

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