Textes à méditer

Sainte Bernadette Soubirous
Extrait de son Carnet de notes


"je dois être dès ce moment, entièrement à Dieu, et à Dieu seul, jamais à moi. Marie a tout sacrifié, et Dieu seul lui tient lieu de tout. A son exemple, désormais, le Seigneur seul sera mon partage.
Pourquoi suis-je venue ici, sinon pour aimer Notre Seigneur de tout mon cœur ?
Pour Lui prouver mon amour, je dois, à son exemple, souffrir et Lui sacrifier tout avec générosité. Courage mon âme, la prière tout obtient, le Cœur de Jésus est là, frappons.
Ô Jésus et Marie, faites enfin que tout consolation en ce monde soit de vous aimer et de souffrir pour les pécheurs.
Ô mon Jésus... , attirez, élevez toutes mes affections.
Mon cœur crucifié s'abîme pour jamais dans le vôtre et s'ensevelisse dans la blessure mystérieuse qu'en Lui a ouverte l'entrée de la lance. Ô Jésus, mille fois mourir plutôt que de vous être infidèle !
ô Marie Immaculée, ô glorieux saint Joseph ! Et vous saint Jean, disciple bien-aimé du Divin Coeur, enseignez-moi la science de l'amour ! Qu'Il m'attire puissamment ! ... Que je prenne enfin mon essor, que je m'envole pour aller me perdre et me presser, m'unir, m'enfoncer en Vous, dans le coeur adorable de Jésus... divin centre de Charité et de pureté.
Mourant sans cesse à moi-même. En paix, supportant la douleur, je travaille, je souffre et j'aime, sans autre témoin que son cœur.
Celui qui n'est pas prêt à tout souffrir pour le Bien-Aimé et à faire en tout sa sainte Volonté n'est pas digne du divin nom d'Ami... car ici-bas, l'Amour ne se vit pas sans douleur.
C'est en aimant la Croix que l'on trouve son Cœur, car le divin Amour ne vit pas sans douleur. Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant. Celui qui aime fait tout sans peine, ou bien sa peine, il l'aime. Pourquoi il faut souffrir ? Parce qu'ici-bas, le pur amour ne vit pas sans souffrances. Ô Jésus, Jésus je ne sens plus ma croix quand je songe à la Vôtre...
Ô Marie, ma tendre Mère, voici votre enfant qui n'en peut plus.
Voyez mes besoins et surtout mes détresses spirituelles ; ayez pitié de moi ; faites que je sois un jour au ciel avec vous.
Ô ma Mère, venez à mon aide, accordez-moi la grâce de mourir à moi-même pour ne plus vivre que de mon doux Jésus et pour mon Jésus.
Ô très Sainte Mère de mon Jésus, qui avez vu et avez senti l'extrême désolation de votre cher Fils, assistez-moi dans le temps de la mienne. Et vous, saints du Paradis, qui avez passé par cette épreuve, ayez compassion de ceux qui la souffrent et obtenez-moi la grâce d'être fidèle jusqu'à la mort.
Ô très compatissant Cœur de Jésus,
Acceptez chacune de mes larmes, chaque cri de ma douleur, comme supplication pour tous ceux qui souffrent, pour tous ceux qui pleurent, pour tous ceux qui vous oublient (...)
Ô Jésus, donnez-moi je vous prie,
le pain de l'humilité,
le pain de l'obéissance,
le pain de Charité,
le pain de force pour rompre ma volonté et la fondre à la Vôtre,
le pain de la mortification intérieure,
le pain du détachement des créatures,
le pain de patience pour supporter les peines que mon coeur souffre,
Je n'étais rien, et de ce rien, Jésus a fait une grande chose. Oui, puisque je suis en quelque sorte un Dieu par la sainte Communion : Jésus me donne son Cœur, je suis donc cœur à cœur avec Jésus, amie de Jésus, c'est à dire un autre Jésus. Je dois donc vivre de Jésus.
La vie chrétienne n'a pas seulement ses combats et ses épreuves, elle a aussi ses consolations ; et si du Thabor il faut aller au Calvaire, du Calvaire on revient au Thabor avec Jésus. Là est l'avant-goût du ciel. L'âme ne fait qu'un chemin, du Golgotha au Thabor. La vie est cette échelle.
Ô Jésus, gardez-moi sous l'étendard de votre Croix. Que le crucifix ne soit pas seulement sous mes yeux, sur ma poitrine, mais dans mon cœur, Vivant en moi.
Pour la plus grande gloire de Dieu, l'important n'est pas de faire beaucoup, mais de bien faire. "





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