La prière quotidienne


Vendredi 1er octobre – Ste Thérèse de l’Enfant Jésus

« Toi qui passais jadis
Sur nos chemins
Comme l'annonce d'une enfance à venir,
Découvrez-nous sa grâce,
Sœur aimée dans le Christ,
Attires-nous encor
Vers ton secret.

Tu connaissais le prix
Des jours obscurs
Et l'espérance dont la foi les remplit;
« N'attendez pas de signes,
Nous murmure ta vie,
L'événement d'amour
Est quotidien. »

La compassion de Dieu
T’a transpercée
Au fond de l'âme comme un glaive de feu;
Tu devenais l’image
De l'Agneau mystérieux,
Laissant brûler en toi
Sa charité.

O bienheureuse nuit
Qui t’a menée
Jusqu’à la source de lumière et de vie !
Tu es l’enfant du Père
Et ton chant le bénit
Pour son amour offert
A tous les hommes.

Mais tu reviens encor
Sur nos chemins
Car Dieu exauce les désirs de ton cœur :
Tu poursuivras ton œuvre,
Sœur aimée des pécheurs,
Tu passeras ton ciel
A nos côtés »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé »
Luc 10

Dieu qui ouvres ton Royaume aux petits et aux humbles donne-nous de marcher avec confiance sur les pas de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, pour obtenir ainsi la révélation de ta gloire. Amen.

Samedi 2 octobre – Bhse Vierge Marie

« Toi qui ravis le cœur de Dieu
Et qui l’inclines vers la terre,
Marie, tu fais monter vers lui
Ta réponse en offrande.

Toi qui reçois l’appel de Dieu
Comme une terre la semence,
Tu laisses prendre corps en toi
L’espérance nouvelle.

L’homme a perdu la joie de Dieu
En refusant la ressemblance;
Par toi le Fils nous est donné,
Qui nous rend à son Père.

Vierge bénie qui porte Dieu,
Promesse et gage de l’alliance,
L’amour en toi rejoint nos vies
Et les prend dans la sienne »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux et leur déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci et mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux »
Matthieu 18

Que vienne à notre aide, Seigneur, la prière maternelle de la bienheureuse Vierge Marie : qu’elle nous obtienne la joie de vivre dans ta paix, délivrés de tous les périls. Amen.

Dimanche 3 octobre – 27ème T. O.

« Allez aujourd'hui vers la joie qui s'avance :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il renaît en lui,
L'éternelle enfance.

Elle est consommée
L'œuvre des sept jours
Dans l'éveil du dimanche !
Le temps peut reprendre son cours
Mais tout est transformé.
Voici de nouveaux signes :
Le Pain, semence
Des moissons de Dieu,
Et le vin, sève de sa vigne.

Vivez aujourd'hui la mémoire pascale :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il fait route en lui,
sa patrie natale.

Elle est accomplie
L'œuvre du Vivant
Qu'annonçait la promesse !
À nous de puiser maintenant
Nos vivres dans sa vie.
L'amour tient table ouverte,
Sa voix nous presse
Au festin de Dieu :
Jour de joie, jour de Pâque offerte !

Chantez aujourd'hui l'indicible merveille :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il se perd en lui
Une vie nouvelle »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. » Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains »
Marc 10

Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t'implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs ; répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l'inquiète et en donnant plus que nous n'osons demander. Amen.

Lundi 4 octobre – St François d’Assise

« Saint François,
Apprends-nous la joie
Que richesse ne peut donner
Que sagesse ne procure
Mais qui jaillit d’aventure
Dans un cœur libre,
Tourné vers Dieu.

Serviteur
Du Très Haut Seigneur,
Pour la gloire du Bien-Aimé,
Tu répares son église,
L’Esprit descend sur Assise,
Portant sa flamme
Aux quatre vents.

Pauvreté
Est ta fiancée,
Seule Dame que tu servis,
Seul visage qui réponde
Au Dieu caché qui se montre
Dans une crèche,
Sur une croix.

Compagnon
De la Création,
Tu rends grâce pour l’univers,
Pour la grâce d’être frère
De tout vivant sur la terre,
Du soleil même,
Et de la mort.

Saint François,
Apprends-nous la joie
Que tristesse ne peut ravir,
Que détresse ne dérobe,
Joie de l’Esprit qui rayonne
Sur tes mains vides,
Levées vers Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même »
Luc 10

Dieu qui as donné à saint François d'Assise de mener une vie humble et pauvre, toute à l'image du Christ, fais-nous emprunter les mêmes chemins pour suivre ton Fils et vivre unis à toi, pleins de joie et de charité. Amen.

Mardi 5 octobre

« Au commencement, Seigneur, tu m'as appelé !
Tu murmurais mon nom en façonnant la terre,
Aucune voix ne peut couvrir
La première promesse ;
Que s'engendre dans mon corps
Ta parole, ô mon Dieu !

Au commencement, Seigneur, tu m'as regardé !
Et je sais désormais que tes yeux sont lumière :
Tu as fait luire au fond de moi,
Traversant la pénombre,
Un éclat de vrai désir,
Ton image, ô mon Dieu !

Tout au long du temps, Seigneur, tu restes caché !
La trace de tes pas nous conduit vers nos frères :
Tu es présent dans notre foi,
Comme sève profonde,
Tu fais croître les sarments
De ta vigne, ô mon Dieu !

Tes commencements, Seigneur, sont l'éternité !
Nos vies sont le jardin dont tu attends l'offrande ;
Le vent gémit sur la moisson
Qui sommeille en ce monde,
Près de l'arbre où s'accomplit
Ta patience, ô mon Dieu ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée »
Luc 10

Que nos lèvres, notre âme et toute notre vie proclament ta louange, Seigneur ; et puisque tout notre être est un don de ta grâce, fais que notre existence te soit consacrée. Amen.

Mercredi 6 octobre – St Bruno

« Près de toi, je suis .
Tu me regardes .
Nul autre bien que le silence ,
Parole sans parole, ensoleillée
Au voisinage de mon Dieu .

A tes pieds, assis .
Toi seul me gardes.
Nul autre lieu que ta présence :
Louange pour louange, murmurée
Au voisinage de mon Dieu .

Tisserand , ma vie ,
Un chant de harpe .
Nulle autre trame que l’alliance :
Saison après saison , jouée , tissée ,
Au voisinage de mon Dieu.

Loin de toi, la nuit.
Ton Jour me tarde.
Nulle autre fin que ma naissance:
Visage à visage, éternité
Au voisinage de mon Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation »
Luc 11

Dieu qui as appelé saint Bruno à te servir dans la solitude, accorde-nous, par son intercession, qu’au milieu de l’agitation de ce monde, nous sachions rester libres pour te suivre. Amen.

Jeudi 7 octobre – N.D. du Rosaire

« L'appel te surprend :
Le semeur est semé ;
Qu'elle éclate la grâce
Qui travaille ses terres.
Dieu te salue, Marie.

L'Esprit t'envahit,
Temple saint de l'amour ;
Que tressaille le monde
À l'approche du Verbe.
Réjouis-toi, Marie.

Le Fils t'est donné :
Dans l'instant Dieu se dit
Ton silence révèle
Le mystère de l'homme.
Réjouis-toi, Marie.

Son heure est venue
D'accomplir sa mission,
Sa parole t'habite
Tu deviens sa disciple.
Réjouis-toi, Marie.

Ton blé a mûri
Au soleil de la croix ;
Dieu moissonne ses gerbe
Et prépare la table.
Réjouis-toi, Marie.

Que lève la foi,
Que renaissent nos vies !
Ta prière descelle
La fontaine de grâce.
Je te salue, Marie ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus disait à ses disciples : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.' Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain', moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Luc 11

Que ta grâce, Seigneur notre Dieu, se répande en nos cœurs : par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix, avec le secours de la Vierge Marie, jusqu'à la gloire de la résurrection. Amen.

Vendredi 8 octobre

« Dieu très-haut qui fais merveille.
Béni soit ton nom !
Dieu vivant qui fais largesse,
Béni soit ton nom !
Comme au ciel t'adorent les anges
Et sans fin te chantent louange
Nous aussi prions sur la terre :
Béni soit ton nom !

Dieu vainqueur de nos ténèbres,
Béni soit ton nom !
Dieu penché sur nos faiblesses,
Béni soit ton nom !
Ton amour est notre espérance,
Ta bonté nous rend l'innocence,
De toi seul nous vient la lumière :
Béni soit ton nom !

Dieu très saint qui nous libères,
Béni soit ton nom !
Dieu fidèle en tes promesses,
Béni soit ton nom !
Ton Église adore en silence
Et proclame la délivrance,
De nos cœurs monte une prière :
Béni soit ton nom ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Comme Jésus avait expulsé un démon, certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti.' En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début »
Luc 11

Tu as voulu, Seigneur, que la puissance de l’Évangile travaille le monde à la manière d’un ferment ; veille sur tous ceux qui ont à répondre à leur vocation chrétienne au milieu des occupations de ce monde : qu’ils cherchent toujours l’Esprit du Christ, pour qu’en accomplissant leurs tâches d’hommes, ils travaillent à l’avènement de ton Règne. Amen.

Samedi 9 octobre

« Il est bon de prier
Lorsque l'aube revient,
Il est bon de te louer,
Dieu notre Père,
Toi qui nous fais confiance !
Tu mets la création
Entre nos mains

Il est bon de prier
Au plein feu de ce jour,
Il est bon de t’implorer
Pour tous les hommes
Qui cherchent la lumière !
Révèle à chacun d’eux
Ton fils Jésus.

Il est bon de prier
Lorsque l'ombre descend,
Il est bon de t’écouter,
Dans le silence,
Comme une eau qui murmure !
Tes mots sont un chemin
Pour notre foi.

Il est bon de prier
Tant que dure la nuit,
Il est bon de le guetter
Au nom des hommes
Ce Royaume qui germe :
Le grain, secrètement,
Portera fruit ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
Luc 11

Nous te prions, Seigneur, toi qui es la vraie lumière et le créateur de la lumière : garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans ta clarté. Amen.

Dimanche 10 octobre – 28ème T. O.

« Béni soit Dieu le Père d'éternité,
Du seuil de sa maison il guette,
Et ses mains s'offrent à la quête
De ses enfants perdus et retrouvés.
Tout l'univers il l'a remis
Au Fils et à l'Esprit,
Et ses deux mains n'auront qu'un seul immense ouvrage :
Nous porter jusqu'au secret de son visage.

Louange au Fils, lumière de vérité,
En lui l'amour de Dieu se donne,
Espace ouvert, pays sans bornes,
Mais dont la croix toujours marque l'entrée.
Tout son désir, en s'oubliant,
C'est d'être seulement
La source de l'Esprit et le reflet du Père
Pour les hommes qui perçoivent son mystère.

Chantons l'Esprit, fontaine de liberté,
Il est, dans notre cœur, murmure
De l'eau qui lave et transfigure
Ceux qui vivront un jour ressuscités.
Tout son désir, en s'oubliant,
C'est d'être seulement
Totale transparence au Père dans sa gloire,
Et présence de Jésus en sa victoire »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit: « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle»
Marc 10

Nous t'en prions, Seigneur, que ta grâce nous devance et qu'elle nous accompagne toujours, pour nous rendre attentifs à faire le bien sans relâche. Amen.

Lundi 11 octobre

« Jésus,
Fils d’Abraham,
Béni sois-tu d’avoir quitté la maison de ton Père !
Tu as marché
Sous le ciel de la promesse :
Regarde les étoiles
Que tu semas
Sur la terre d’exil !
Par toi se béniront les enfants de Dieu.

Jésus,
Fils d’Israël,
Béni sois-tu d’avoir lutté dans la nuit du passage !
Pour l’homme fort,
Dans le ciel surgit l’aurore.
Soleil de la justice,
Reçois le nom
Au-dessus de tout nom !
Par toi resplendiront les enfants de Dieu.

Jésus,
Fils de David,
Béni sois-tu de nous ouvrir le Royaume de grâce !
En toi le ciel
Nous révèle sa tendresse.
O Fils de notre Père,
Pardonne encore
Au pécheur d’aujourd’hui :
Par toi nous demeurons les enfants de Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas »
Luc 11

Dieu qui nous as fait parvenir au début de ce jour, sauve-nous aujourd’hui par ta puissance : que nos cœurs ne s’abandonnent pas au péché mais que, par nos pensées, nos paroles et nos actes, nous cherchions la justice du Royaume. Amen.

Mardi 12 octobre

« Ta joie, ô Seigneur, est notre rempart,
Et ce rempart fait notre joie :
Comme une flamme qui tournoie
Et se glisse de part en part :
Dans l'entrelacs de nos peurs et nos peines,
La joie de tout bois fait son feu,
Un feu qui porte jusqu'à toi, Seigneur Dieu,
Notre louange quotidienne.

La gloire de l'homme est de se quitter
Sur la lancée de son regard :
L'arrachement de ce départ
Lui dévoile sa liberté :
Que dans l'essor de son chant de louange
Ta gloire, Seigneur, s'offre à lui,
À lui qui s'offre au long des jours et des nuits,
Et se reçoit dans cet échange.

Seigneur, ton amour est notre verger,
Nous sommes l'arbre de ton sol :
Un arbre unique, offert au vol
Des oiseaux venus s'y loger.
Libre pour toi, qu'il déploie sa louange,
Heureux sera-t-il d'exhaler,
Comme un parfum, l'amour dont tu l'as comblé,
L'amour qui chante dans ses branches »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous »
Luc 11

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t’aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu’ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l’Église. Amen.

Mercredi 13 octobre

« "Que soit la plénitude au milieu des mers…"
La vie s'est répandue
Jusqu'au fond des abîmes ;
Du silence originel
Montera une louange :
O Seigneur, qu'il est grand ton Nom !

Le Christ est descendu au pays des morts…
Il porte le salut
Dans la nuit de l'abîme ;
Il ramène les captifs
Au sillage de sa barque :
O Seigneur, qu'il est grand ton Nom !

"Que soit la multitude au milieu des airs…"
Un vol de passereaux
A rejoint les nuages ;
Le grand arbre et le buisson
Sont peuplés de ta louange :
O Seigneur, qu'il est grand ton Nom !

Le Christ est élevé par-delà les cieux…
Jésus ressuscité
Ouvre à l'homme un passage ;
Il conduit la création
Vers la gloire de son Père :
O Seigneur, qu'il est grand ton Nom ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. » Alors un docteur de la Loi prit la parole : « Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt »
Luc 11
Dieu qui nous as sauvés, exauce-nous ; transforme-nous en disciples de la lumière et en artisans de la vérité ; puisque en naissant de toi nous sommes devenus des fils de lumière, fais que nous sachions te rendre témoignage devant les hommes. Amen.

Jeudi 14 octobre

« Source de la vie,
Père des hommes,
Sois béni !
Sois béni pour le jardin des premiers jours !
Tu l’as remis à nos désirs,
A notre effort :
Mystérieux présent !
Dieu s’approche
Et Dieu s’efface
À l’aube des temps.

Prince de la vie,
Frère des hommes,
Sois béni !
Sois béni pour le repas du dernier soir !
Entre nos mains le pain rompu,
Ton propre Corps :
Mystérieux présent !
Dieu s’efface
Et Dieu se livre
Aux mains des pécheurs.

Souffle de la vie,
Force divine,
Sois béni !
Sois béni d’être plus grand que notre cœur !
Tu nous prodigues le pardon,
L’amour plus fort :
Mystérieux présent !
Dieu se livre,
Dieu nous attire
En son mouvement »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus disait aux docteurs de la Loi : « Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisqu’eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde, depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : cette génération devra en rendre compte. Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés. » Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions ; ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles »
Luc 11

Dieu éternel et tout-puissant, augmente en nous la foi, l'espérance et la charité ; et pour que nous puissions obtenir ce que tu promets, fais-nous aimer ce que tu commandes. Amen.

Vendredi 15 octobre – Ste Thérèse d’Avila

« Tu as cherché
Celui qu’aimait ton cœur,
Guettant son pas dans les rues de la ville.
D’un trait de feu, l’amour t’avait blessée ;
Ton seul désir était qu’il vive en toi.

Ton cœur ardent
Se brise aux pieds du Christ
Et son parfum se répand dans l’Eglise.
A ta louange on redira sans fin :
Comme Marie, tu l’as beaucoup aimé.

Tu as rejoint,
L’Agneau livré pour toi,
Le Roi des rois ignoré de ce monde,
Pour l’épouser, au soir de l’abandon,
Fixant des yeux la croix de ses douleurs.

Il est vivant,
Celui qui te cherchait
Et t’a gardée de la mort éternelle !
Il vient vers toi, Jésus, le crucifié
Et tu deviens : Thérèse de Jésus.

C’est un parfum,
Le Nom de ton Seigneur :
Il a coulé jusqu’au fond de ton âme ;
Sans se lasser, ton chant s’élèvera
Pour annoncer le Dieu fidèle et vrai »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus que tous les moineaux du monde »
Luc 12

Dieu qui as suscité par ton Esprit sainte Thérèse d'Avila pour montrer à l'Église le chemin de la perfection, fais-nous trouver notre nourriture dans sa doctrine spirituelle et brûler du désir de la véritable sainteté. Amen.

Samedi 16 octobre – Bhse Vierge Marie

« Vierge attentive à la Parole
Qui modèle ta vie,
Depuis le jour de cet appel
Qui ébranla ton cœur,
Accueille en ton silence
Comme un don de l’Esprit
Tous les enfants de Dieu
Qui errent dans la nuit.

Tu as compris que la Parole
De lumière et de vie

Serait un glaive incandescent
Qui brûlerait nos cœurs;
Apaise notre angoisse
Quand le feu de l’Esprit
Vient libérer l’amour
Des ombres de la nuit.

Vierge imprégnée de la Parole
Qui éclaire nos vies,
Tu sais quel doute et quel péché
Peuvent saisir les cœurs;
Sois proche de tout homme
Qui désire l’Esprit,
Réveille en nous la joie
De croire dans la nuit »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire »
Luc 12

Sois attentif, Seigneur, à la louange et à la prière que nous te présentons aujourd’hui en faisant mémoire de la Vierge Marie : rends-nous capables d’accueillir comme elle le mystère de notre rédemption. Amen.

Dimanche 17 octobre – 29ème T. O.

« N’allons plus nous dérobant
À l’Esprit qui régénère :
Le Seigneur est ressuscité !
Un sang neuf coule aux artères
Du corps entier.
La nuit du temps
Se change en lumière :
L’homme était mort, il est vivant.

N’allons plus à contre-voie
De Celui qui nous entraîne :
Le Seigneur est ressuscité !
Dans sa chair monte, soudaine,
L’éternité.
Il rend leur poids
Aux jours, aux semaines,
Les achemine vers la joie.

N’allons plus sans feu ni lieu
Quand Jésus nous accompagne :
Le Seigneur est ressuscité !
Le voici pain sur la table
Des baptisés.
Présent de Dieu
Offert en partage :
Christ aujourd’hui ouvre nos yeux.

Nous irons portant plus haut
Notre foi dans la victoire :
Le Seigneur est ressuscité !
L’univers chante la gloire
Des rachetés.
Le feu et l’eau
Emportent l’histoire,
Dieu nous appelle avec l’Agneau »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude »
Marc 10

Dieu éternel et tout-puissant, fais-nous toujours vouloir ce que tu veux et servir ta gloire d'un cœur sans partage. Amen.

Lundi 18 octobre – St Luc

« Pèlerin de l'Évangile,
Saint Luc, souviens-toi,
Soigne nos blessures,
Guide aux Écritures
Nos pas maladroits,
Pèlerin de l'Évangile,
Près du Christ,
Aujourd'hui,
Dans l'éclat de la Ville !

Messager de la lumière,
Dévoile à nos yeux
La miséricorde
Que la grâce accorde
Aux pauvres de Dieu,
Messager de la lumière
Devant lui,
Aujourd'hui,
Dans la gloire du Père !

Reconduis cette rencontre,
Quand les cœurs sont lourds
Et tristes d'absence,
Quand fuit l'espérance,
Quand rôde la mort,
Reconduis cette rencontre
Avec lui,
Aujourd'hui,
Sur les routes du monde ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ’Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu’on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : ’Le règne de Dieu est tout proche de vous »
Luc 10

Dieu qui as choisi saint Luc pour révéler, par sa parole et ses écrits, le mystère de ton amour envers les pauvres ; accorde à ceux qui se réclament de ton nom d'être un seul cœur et une seule âme, et à tous les peuples du monde la grâce de voir ton salut. Amen.

Mardi 19 octobre

« Splendeur jaillie du sein de Dieu,
Lumière née de la lumière,
Avant que naisse l’univers
Tu resplendis dans les ténèbres.

Nous t’adorons, Fils bien-aimé,
Objet de toute complaisance ;
Le Père qui t’a envoyé
Sur toi fait reposer sa grâce.

Tu viens au fond de notre nuit
Pour tous les hommes de ce monde ;
Tu es la source de la vie
Et la lumière véritable.

À toi, la gloire, ô Père saint,
À toi, la gloire, ô Fils unique,
Avec l’Esprit consolateur,
Dès maintenant et pour les siècles »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! » Luc 12

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Mercredi 20 octobre

« Nous sommes devant toi,
Louant ton nom de Père,
Et notre aube se tourne
Vers la source cachée
De la lumière.

Quand le plein jour illumine
Nous sommes devant toi,
Soleil qui nous fascines ;
L'univers te rend gloire
Et l'Esprit dans nos cœurs
Poursuit son hymne.

Quand sur nous l'ombre s'avance
Nous sommes devant toi,
Vivant de ton silence,
Mais nos chants vont renaître
En réponse d'amour
À ta présence.

Et quand la nuit étincelle
Nous sommes devant toi,
Clarté originelle ;
Nos louanges célèbrent
Au-delà de ce temps
L'aube éternelle.

Déjà s'approche ton heur
Nous sommes devant toi,
Tournés vers ta demeure,
Le cœur prêt à répondre
Quand la source dira :
« Viens vers le Père ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? » Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage »
Luc 12

Augmente en nous la foi, Seigneur : fais-nous la grâce de tenir, dans ce monde, notre devoir de louange et de service. Amen.

Jeudi 21 octobre – Dédicace église du Rivet

« Connaissez-vous la ville en fête,
Et cette mer qui la reflète
Comme un cristal mêlé de feu ?
Connaissez-vous la ville-Dieu
A l’horizon de tous vos siècles ?

Connaissez-vous la ville forte,
Et ses remparts aux douze portes,
Ville imprenable, ouverte à tous ?
Rompue l’épée, brisé le joug,
Les puissants viennent sans escorte.

Connaissez-vous le Roi de gloire,
Dans la douceur de sa victoire,
L’Agneau debout, comme égorgé ?
C’est le flambeau de la cité
Qui resplendit sur votre histoire.

Laissez le temps finir sa course,
Laissez la ville être la source
D’où naît le fleuve de la vie:

Vous la verrez descendre ici,
Parée pour Dieu comme une épouse »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Écriture : L’amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite » Jean 2

Chaque année, tu fais revivre pour nous, Seigneur, le jour où cette Église a été consacrée ; de grâce, écoute les prières de ton peuple : donne-nous de toujours accomplir ici un culte qui te rende gloire et nous sanctifie pleinement. Amen.

Vendredi 22 octobre – St Jean Paul II

« Unique Berger, ô Jésus,
Ta main se pose
Sur l’épaule de cet homme:
Par lui tu mènes ton troupeau:
Ce berger, à ton image,
Tu le façonnes.

Sans cesse ta main l’affermit,
Pour qu’il chemine
Dans la force et la patience;
Et lui s’efface devant toi:
Pur reflet, parmi ses frères,
De ta présence.

L’Église, de toi, l’a reçu,
Il passe en tête
Pour marcher vers les montagnes:
Vers toi, la Tête, ô Jésus,
Il oriente tout le peuple
Qui l’accompagne.

Vers toi il aimante l’amour
De ceux qui l’aiment,
Et lui-même, à toi, se donne;
Tu le consacres dans l’Esprit,
Et déjà, de ta lumière,
Tu l’environnes »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus disait à la foule : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime »
Luc 12

Dieu, riche en miséricorde, tu as appelé le bienheureux Pape Jean Paul II à guider ton Église répandue dans le monde entier ; forts de son enseignement, accorde-nous d’ouvrir nos cœurs avec confiance à la grâce salvifique du Christ, unique Rédempteur de l’homme. Amen.

Samedi 23 octobre – Bhse Vierge Marie

« En toi, Sainte Vierge Marie,
S'éveille la source de la vie
Bénie sois-tu, Arche d'alliance !
Du Père tu dis la présence.

En humble séjour tu enfantes
Le Roi dont la gloire éclatante
Se cache au regard des puissances.
Du Père, tu dis l'innocence.
Tu veilles au repas de la noce.
Qu'importe si l'heure est précoce !
Ta joie est toute obéissance.

Du Père, tu dis l'abondance.

Ton cœur transpercé se rappelle
Les mots du prophète fidèle.
Au pied de la Croix Ta présence
Du Père, tu dis la souffrance.

Marie que les anges couronnent,
Sourire d'un Dieu qui pardonne,
Allège le poids de l'offense.
Du Père, dis-nous la clémence »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas »
Luc 13

Que nos lèvres, notre âme et toute notre vie proclament ta louange, Seigneur ; et puisque tout notre être est un don de ta grâce, fais que notre existence te soit consacrée. Amen.

Dimanche 24 octobre – 30ème T. O.

« La louange du premier jour
N’a pas de fin :
Point de vie qui n’exulte
De voir monter l’aurore,
Premier don de ton amour…
Alléluia,
Père des lumières, sois béni !

Le soleil ne revient jamais
De l’occident :
Toute grâce est nouvelle
Et les chemins sont vierges
Vers ce jour que tu promets…
Alléluia,
Père des lumières, sois béni !

Sur nos yeux ne demeure rien
De ta splendeur,
Mais le cœur fait paraître
Une blessure claire,
Une brèche au feu divin…
Alléluia,
Père des lumières, sois béni !

Le Sauveur au huitième jour
A fait surgir
La lumière indicible
Qui affleurait nos rives
Aux clartés du premier jour…
Alléluia,
Père des lumières, sois béni ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni , que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin »
Marc 10

Dieu éternel et tout-puissant, augmente en nous la foi, l'espérance et la charité ; et pour que nous puissions obtenir ce que tu promets, fais-nous aimer ce que tu commandes. Amen.

Lundi 25 octobre

« Ce jour de chaque jour,
Qu'il nous vienne, Seigneur,
Comme un fruit de l'amour.

Et voici que le temps
N'a plus même saveur :
Il mûrit notre enfance
En promesse intérieure

Ce jour de chaque jour,
Qui l'accueille, Seigneur,
Devient hôte à son tour.

Et voici que le temps
N'a plus même couleur :
L'arc-en-ciel de l'alliance
Illumine nos heures

Ce jour de chaque jour
Nous emporte, Seigneur,
Comme un flot sans retour

Et voici que le temps
N'a plus même rumeur
Une source nous hante,
En silence elle affleure.

Ce jour de chaque jour,
Nous le portons, Seigneur,
Jusqu'au seuil de ton Jour.

Et voici que le temps
N'a plus même épaisseur :
Faudrait-il dans l'attente
Établir sa demeure ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait »
Luc 13

Nous te prions, Seigneur, toi qui es la vraie lumière et le créateur de la lumière : garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans ta clarté. Amen.

Mardi 26 octobre

« Pèlerin sur la terre,
Chaque jour, je te cherche,
Mais où te trouver, Seigneur ?
Rassemble ton regard
Vers le fond de ton cœur :
Je suis là qui te cherche.

Affamé de justice,
Au matin je t'espère,
Comment apaiser ma faim ?
Reçois l'eucharistie
Et ma vie partagée :
Ton désir, je l'espère.

Angoissé du silence,
Dans le soir je t'appelle,
Mon cri, l'entends-tu monter ?
Apprends à écouter,
Exorcise ta peur :
Mon silence t'appelle.

Attiré par le Père,
Dans la nuit je te guette,
Jésus, viendras-tu bientôt ?
Je frappe à ta maison
Et j'attends : ouvre-moi,
Ton accueil, je le guette.

Pèlerin sur la terre,
Chaque jour je te cherche,
Mais tu m'as trouvé, Seigneur »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé »
Luc 13

Souviens-toi, Seigneur, de ton Alliance scellée dans le sang de ton Fils, rappelle à ton peuple le pardon que tu lui offres, et rends-lui la joie d’être sauvé. Amen.

Mercredi 27 octobre

« Pour le don de la terre,
Béni sois-tu, Seigneur !
Du milieu des eaux,
Voici qu'elle apparaît
Au troisième jour,
Un vent fertile la parcourt !

Ta parole ruisselle
En fécondant le sol :
Le long des vallées
Toute semence éclot
Au troisième jour,
Ton Verbe exulte en ce séjour !

À l'Orient de ce monde
Est le jardin d'Eden :
Il attend celui
Qui dort en ton désir
Au troisième jour,
L'homme héritier de ton amour !

Patiemment le grand arbre
Fera mûrir son fruit ;
Et la graine enfin
Sera germe sauveur
Au troisième jour :
Ta vie se donne pour toujours ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait »
Luc 13

Donne à ceux qui te prient, Seigneur, l’abondance de ta grâce. Avec ton aide, qu’ils suivent tes commandements pour y trouver dès maintenant leur bonheur, pour en recevoir, dans l’éternité, ta joie. Amen.

Jeudi 28 octobre – Sts Simon & Jude

« Tu as passé toute la nuit
A prier, Seigneur Jésus,
et déjà ton Eglise naissait…
Le jour venu,
Tu as choisi tes apôtres.

Ils deviendront tes compagnons,
Tes amis, des messagers,
Ton appel a rejoint leur désir.
Un seul instant
Leur a suffi pour te suivre.

Et chaque jour pendant trois ans,
Ils t’ont vu, guérir, sauver,
Annoncer la parole de vie.
Ils étaient là
Près du tombeau de Lazare.

C’est par leur voix que nous savons
Quelle peur les a saisis,
Et quel doute devant ta Passion …
Heureux sont-ils
De témoigner de ta grâce !

Heureux sont-ils puisque l’Esprit
Mit en eux un cœur nouveau,
Leur faiblesse devint leur appui :
L’amour en eux
A pu donner sa mesure.

Ils sont allés en tout pays,
Pour ton nom ils ont souffert,
Mais leur joie proclamait devant tous :
« Il est vivant
Celui qui sauve le monde ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître. Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous »
Luc 6

Dieu qui nous as conduits à la connaissance de ton nom par la prédication des Apôtres, fais qu'à la prière des saints Simon et Jude, ton Église ne cesse de grandir en accueillant toujours de nouveaux croyants. Amen.

Vendredi 29 octobre

« Ce jour de chaque jour,
Qu'il nous vienne, Seigneur,
Comme un fruit de l'amour.

Et voici que le temps
N'a plus même saveur :
Il mûrit notre enfance
En promesse intérieure

Ce jour de chaque jour,
Qui l'accueille, Seigneur,
Devient hôte à son tour.

Et voici que le temps
N'a plus même couleur :
L'arc-en-ciel de l'alliance
Illumine nos heures

Ce jour de chaque jour
Nous emporte, Seigneur,
Comme un flot sans retour

Et voici que le temps
N'a plus même rumeur
Une source nous hante,
En silence elle affleure.

Ce jour de chaque jour,
Nous le portons, Seigneur,
Jusqu'au seuil de ton Jour.

Et voici que le temps
N'a plus même épaisseur :
Faudrait-il dans l'attente
Établir sa demeure ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse »
Luc 14

Nous te prions, Seigneur, toi qui es la vraie lumière et le créateur de la lumière : garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans ta clarté. Amen.

* *Samedi 30 octobre – Bhse Vierge Marie

« Elle est bénie de Dieu,
La Vierge
Docile au souffle de l’Esprit,
Elle est bénie de Dieu !
Voici la nouvelle Eve
Promise aux joies du paradis.

Elle est bénie de Dieu,
La Femme
Qui met au jour le premier-né,
Elle est bénie de Dieu
Tout homme la proclame:
Heureuse en son humilité.

Elle est bénie de Dieu,
La Mère
Qui voit mourir son Fils en croix,
Elle est bénie de Dieu
Debout, près du calvaire,
Elle ouvre l’âge de la foi.

Elle est bénie de Dieu,
La Reine
Qui prie pour nous, pauvres pécheurs,
Elle est bénie de Dieu !
Sa gloire nous entraîne
Au jour promis par le Seigneur »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé »
Luc 14

Accorde à tes serviteurs, Dieu très bon, de posséder la santé de l’âme et du corps, et, par la glorieuse intercession de la sainte Vierge Marie, d’être libérés des tristesses de ce monde, et de goûter les joies de l’éternité. Amen.

Dimanche 31 octobre – 31ème T. O.

« N’allons plus nous dérobant
À l’Esprit qui régénère :
Le Seigneur est ressuscité !
Un sang neuf coule aux artères
Du corps entier.
La nuit du temps
Se change en lumière :
L’homme était mort, il est vivant.

N’allons plus à contre-voie
De Celui qui nous entraîne :
Le Seigneur est ressuscité !
Dans sa chair monte, soudaine,
L’éternité.
Il rend leur poids
Aux jours, aux semaines,
Les achemine vers la joie.

N’allons plus sans feu ni lieu
Quand Jésus nous accompagne :
Le Seigneur est ressuscité !
Le voici pain sur la table
Des baptisés.
Présent de Dieu
Offert en partage :
Christ aujourd’hui ouvre nos yeux.

Nous irons portant plus haut
Notre foi dans la victoire :
Le Seigneur est ressuscité !
L’univers chante la gloire
Des rachetés.
Le feu et l’eau
Emportent l’histoire,
Dieu nous appelle avec l’Agneau »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger »
Marc 12

Dieu de puissance et de miséricorde, c'est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir ; accorde-nous de progresser, sans que rien nous arrête, vers les biens que tu promets. Amen.


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