Une communauté, c’est comme un bouquet de fleurs et plus il y a de fleurs variées, plus le bouquet est beau ! Plus il est à découvrir !
Notre communauté monastique du Rivet a la grâce de rassembler des femmes de pays différents, d’origines différentes, d’âges différents, de caractères différents…
Tout le défi d’une communauté, c’est de permettre à chacune de s’épanouir, mais dans l’unité de la communauté. Ce n’est pas du chacun pour soi, mais du chacun pour toutes.
Dans une communauté de type cistercien comme la nôtre, la moniale ne vit pas seule, mais elle est appelée à vivre la solitude avec d’autres, parmi d’autres. Vie de solitude avec d’autres afin que la densité du silence soit vécue dans la certitude de son habitation par le Seigneur, l’unique Parole.
Monastique… ? Pourquoi ? Qu’est-ce à dire ? Ce terme vient de « monos » qui a donné moine, moniale. « Monos », c’est-à-dire « un seul ». Mais « monos », cela signifie avant tout unifier sa vie, la rendre simple, sans pli en vue de l’orienter vers la recherche du Seigneur. Dire cela de la moniale, c’est le dire aussi de tout chrétien qui est appelé – lui aussi – à unifier sa vie, à devenir un être pacifié, un être qui porte Dieu.
Souvent, il nous est demandé : « Combien êtes-vous ? ». Un Père Abbé donnait cette réponse humoristique : « Nous sommes UN ». C’est-à-dire que nous essayons de vivre l’unité avec nos différences. Le nombre de sœurs n’est pas l’essentiel de la communauté, ce qui importe c’est que toutes ensemble nous avançons sur un même chemin.
Qui sommes nous ?
Notre abbesse
Depuis 1978, je suis dans la vie monastique et j’essaie de devenir moniale, tous les jours, un peu plus ! Je suis rentrée jeune et je crois que je le suis encore. Dans ma tête, c’est clair : je suis jeune ! Et depuis 2003, je suis au service de mes sœurs, au milieu de mes sœurs, comme abbesse. Le mystère que je préfère… c’est celui de la résurrection du Christ. Car, c’est le Christ ressuscité qui m’a mise en route vers la vie monastique. Certitude, puisqu’il était vivant, que je devais lui donner ma vie. Ce n’était pas un devoir à accomplir, c’était et c’est une grâce à accueillir. Et la chanson que j’aimerais que l’on me chante quand je quitterai cette terre… « Non, rien de rien ; non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais la suite du Christ est une merveilleuse aventure. Et chaque jour, je rends grâce pour son appel et pour la joie qu’il me donne. Chaque jour également, je rends grâce pour chacune de mes sœurs avec qui l’aventure est toujours aussi belle.
Soeur Agnes-Marie
L’appel du Christ à le suivre dans la vie monastique s’est manifesté pour moi dans le désir très fort de répondre à la Miséricorde divine. Peu à peu, ce désir a été plus grand que les satisfactions de ma vie dans le monde. Je souhaitais tout donner, prendre part à la prière incessante de l’Eglise par les veilles, la pénitence, le travail et la charité fraternelle qui conduit à la contemplation. Que donner de plus que mon être-même et mon temps ?
Ma route, balisée par la transmission de la foi via ma famille et l’aumônerie ainsi que par le scoutisme, l’amitié, le service, la gratitude devant la Création se poursuit au Rivet. Quelqu’un m’a dit un jour « les raisons pour lesquelles on entre au monastère ne sont pas celles pour lesquelles on y reste ». Je crois que mes motivations se purifient et s’unifient autour de l’amour du Christ et la joie de lui appartenir.
Au monastère je suis en charge de l’atelier de fabrication de santons ainsi que de la composition des bouquets de fleurs pour l’Église et autres services communautaires. Je suis aussi des cours de théologie à distance avec la Faculté de théologie catholique de Strasbourg. Dans mes temps de loisirs j’aime prendre soin du jardin, marcher, lire ou dessiner.
Soeur Marie-Stella
« Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. » Ph 4, 4
Je m’appelle Sœur Marie-Stella, je suis professe temporaire et je vis au Rivet depuis 2021. La vie monastique cistercienne est source de joie pour moi parce qu’elle est la vie en Jésus. Elle est simple, faite essentiellement de prières, de lectio- divina, de vie communautaire et de solitude et elle nous ouvre au bonheur. C’est tout cela qui me plait dans la vie cistercienne.
De tempérament joyeux, la vie monastique au Rivet ne supprime pas ce trait de caractère, elle l’affermit et le féconde pour que grandisse en moi la Joie véritable qui ne décline pas quelques soient les réalités vécues puisqu’elle est fondée dans le Christ. Ainsi, toutes mes joies comme celle que me procurent les exploits des français au mondial du football, trouvent leur achèvement dans le Christ. J’essaie donc de répondre à l’invitation de Saint Paul même en ébarbant les santons.
Soeur Marie-Benoît
Bonjour, je suis sœur Marie-Benoît, moniale et heureuse de l’être depuis octobre 1999. Avant d’entrer à l’abbaye cistercienne du Rivet, j’ai fait des études de Lettres modernes et de cinéma. Une rencontre intime avec le Christ m’a fait prendre le chemin de la vie monastique. C’est donc le Christ que je suis, non des observances, et je le suis par amour de la vie, et non par haine de celle-ci. J’aime la liturgie des Heures, la lectio divina, la prière personnelle, la vie fraternelle et la vie solitaire. J’aime beaucoup le silence pendant lequel je parle avec le Christ comme à un ami, durant lequel j’écris aussi, comme si c’était une prière. Le silence est la grâce de l’intériorité, de s’aventurer dans les profondeurs de soi, d’atteindre la présence divine en soi. Tout cela, je le trouve ici au Rivet. J’espère en Dieu, en l’être humain, j’attends la vie du monde à venir. En attendant, j’apprends à aimer grâce à Dieu.
Soeur Elisabeth
Je m’appelle sœur Elisabeth.
Mes racines plongent à Champlitte, en Haute-Saône.
C’est là que mon histoire a commencé, dans la simplicité des jours.
Un appel intérieur m’a peu à peu conduite vers la vie monastique.
Je suis entrée au monastère de la Grâce-Dieu, avec confiance et espérance.
J’y ai appris à écouter Dieu dans la prière, le silence et la vie fraternelle.
Plus tard, mon chemin m’a menée jusqu’au Rivet.
J’y ai trouvé une communauté et une paix profonde.
Je suis heureuse d’être là, simplement, jour après jour comme la violette, humble et cachée.
Ma joie est de me donner, pour rendre au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait,
Soeur Marie Gaëlle
Originaire de Bourgogne, me voici dans le bordelais. A croire que je suis attirée par les grands crus ! Cependant depuis ce jour de mes 19 ans, où le Christ s’est révélé à moi comme celui qui a donné sa vie pour moi, c’est Lui que je cherche. Ceci à travers la vie cistercienne faite de prière/méditation des Écritures et de travail manuel dans une vie fraternelle. Ne me demandez pas ce que je préfère, c’est l’ensemble qui est intéressant, l’équilibre entre les 3. J’aime aussi cette manière de vivre où l’obéissance me conduit à développer des talents si divers pour le service de la communauté : fabriquer des biscuits, peindre des santons, effectuer des démarches administratives, cuisiner, partager avec des groupes, rencontrer des personnes de passage… Ainsi je suis régulièrement amenée à sortir de ma zone de confort, à relever de nouveaux défis et j’espère que cela contribue à me faire vieillir comme le bon vin !
Soeur Godelieve
Je suis née à Nantes, mais les premières années de mon histoire se passèrent en Tunisie. Mon père étant militaire. Après mes études de médecine, mon chemin s’oriente vers la recherche de Dieu et la vie monastique. Je rentre alors à l’abbaye d’Igny et je découvre la tradition cistercienne, marquée par la prière et le travail. En entrant au monastère, je quitte mon prénom « Thérèse » pour prendre celui de « Godelieve » qui signifie « aimée de Dieu ». Tout un programme à essayer de vivre au jour le jour et ce, jusqu’au bout… Je rejoins ensuite l’abbaye du Rivet, à Auros où je m’enracine durablement. Je poursuis mon désir de recherche de Dieu dans la communauté et dans un très beau lieu. Maintenant, le temps passe et je suis la doyenne de la communauté ! jusqu’au jour où… j’irai rencontrer mon Bien-Aimé.
Soeur Magdalena
« De sa plénitude, nous avons tous reçu grâce sur grâce » (St Jean 1, 16) Je suis entrée au Rivet en 2008. Toutes les grâces reçues, j’aime les partager dans ma prière, mes rencontres avec les autres… Si grâce à cela, une personne va mieux, fait une découverte dans sa vie de foi, se sent encouragée… cela me réjouit, me rend heureuse. Quand je vis une vraie rencontre, un bel échange, je suis poussée à creuser plus dans la profondeur et cela enrichit ma vie humaine et spirituelle. Je suis touchée par la beauté de la nature, par nos offices liturgiques, leurs chants et j’espère que par eux, les gens peuvent découvrir l’immense amour de Dieu et que cela les incite à garder leurs cœurs ouverts malgré toutes les ombres humaines… la lumière du Seigneur est là !
Soeur Joséphine
Entrée au monastère pour la Toussaint de l’Ordre, j’ai fait profession le 1er mai en la fête de saint Joseph. Mon appel était de tout quitter pour le Christ et je suis toujours en apprentissage !
Soeur Damienne
Moi, c’est sœur Damienne ! Je suis originaire de Franche-Comté, d’un milieu paysan. Ce qui doit expliquer que j’ai une petite fibre pour les animaux. Si j’ai vécu dans plusieurs monastères successifs pour des raisons différentes, j’ai toujours gardé le cap sur le Seigneur qui m’a appelée à la vie monastique cistercienne. La liturgie a occupé une grande place dans ma vie de moniale, j’aimais chanter pour la gloire de Dieu et j’aimais aussi le travail, où je pouvais me dépenser sans compter. Actuellement, suite à plusieurs chutes, je suis en maison de retraite. Je suis heureuse, j’y suis bien, je suis bien entourée et je suis en sécurité… car je n’ai plus les nombreuses marches du monastère à monter et à descendre ! Et j’y trouve le Seigneur tout autant qu’au monastère.
Soeur Jean Catherine
Un jour le Seigneur m’a invitée à le suivre pour la vie. J’avais 19 ans. Vers 23 ans je lui ai donné mon accord, bien réfléchi, bien décidé! Et en Mai 1978 j’ai concrétisé ce projet en entrant au Rivet. Aujourd’hui j’ai passé 48 ans d’ancienneté, bientôt 74 ans d’âge, et je ne regrette rien et je pense avoir encore quelques belles années devant moi.
Le Seigneur m’a gardée, ma communauté aussi. Ma vie n’a pas été un long fleuve tranquille, ni avant ni au Rivet. Mais la joie profonde est au rendez-vous. J’ai toujours reçu au bon moment l’aide humaine et/ou spirituelle dont j’avais besoin. Combien de fois ai-je appelé le Seigneur au secours car je voulais persévérer dans ma vocation malgré, avec, grâce (?) aux difficultés. Je tiens au Jean de mon prénom, car Jean (Ruysbroec) a été une vraie aide durant une période très compliquée.
Les auteurs cisterciens primitifs, (Aelred, Gertrude ou Guillaume en particulier sont de vrais compagnons),la liturgie, la vie fraternelle, l’Abbesse, le travail manuel ont été mes solides ancrages.
Et surtout « prier sans cesse », être toujours et partout en coeur à coeur avec le Seigneur.
Amen! Merci! Alleluia!
Soeur Blandine
Je m’appelle Blandine, le prénom que mon père a choisi pour mon Baptême.Depuis le 2 Février 1952, jour de ma première communion, le désir d’être unie à Jésus s’est ancré en moi. Ajourd’hui, à 81 ans je peux dire que le Seigneur m’a accompagnée à chaque étape et je comprends peu à peu que ma vie n’est qu’un mystère d’amour.L’Esprit-Saint m’a donné la grâce de sentir la Paix sourdre au fond de moi et le désir de me laisser entièrement guider par Lui; LE JOUR DE MA Profession solennelle, cette paix et cette joie m’habitaient profondément.C’est par la voie monastique que j’ai découvert cette paix, et c’est pourquoi que je suis à l’abbaye Sainte Marie du Rivet avec mes soeurs , pour poursuivre ensemble le même combat de l’Amour, jusqu’au jour où ce désir se réalisera en plénitude…
Soeur Jeanne-Yolaine
Dès l’âge de cinq ans j’avais la certitude qu’un jour je serais moniale. Ce n’est que 22 ans plus tard, alors que j’en étais moins sûre, que le Seigneur m’a surprise. Partie aux USA pour faire du bateau à voile, j’ai découvert une Abbaye qui est devenue mon port d’attache. « Passons sur l’autre rive » dit le Christ aux Apôtres (Mc IV,36), je l’ai fait, j’ai largué les amarres et… jeté l’ancre sur cette nouvelle rive. Et puis 23 ans et quelques mois plus tard j’ai à nouveau traversé l’Atlantique. Après une étape à Cotignac, une autre « rive » s’est présentée à moi: Le « Rive-et », Le Rivet où je suis!
Au cours de ces années j’ai été bûcheronne, jardinière de grands potagers, menuisière, cérémoniaire, cellerière… Ces services dans la vie communautaire préparent pour la dernière traversée vers la « rive de la vie éternelle ». Parfois on avance toutes voiles dehors, mais souvent il faut plutôt ramer sans peur et avec confiance. Peu à peu, à force de ramer, dans la prière, le silence, la vie fraternelle, le travail manuel, on se laisse transformer et convertir. A l’appel du Seigneur, il ne me restera plus qu’à transférer ma stabilité non plus sur terre mais en Dieu.
Devenir moniale
L’appel
La vie monastique est une aventure, rien de mystérieux ; sinon la réponse à un appel, celui du Christ.
Peut-être qu’en ce moment de ta vie, tu cherches quel sens lui donner. Peut-être te poses-tu des questions sur la voie monastique. Peut-être que le Seigneur t’appelle, toi aussi, à le suivre.
Au fond de ton cœur, tu sens s’installer une certitude, ou une impression encore un peu fragile. Que vas-tu faire de tout cela ?
Il faut oser engager un pas dans l’aventure, une aventure qui va se déployer progressivement, sans précipitation.
Tu peux prendre contact, par courrier, par e-mail ou par téléphone et demander à venir passer quelques jours à l’hôtellerie du monastère. Là, tu peux éventuellement rencontrer quelques sœurs (la mère abbesse, la sœur hôtelière…) et tu peux partager ce qui t’habite et prier. Cette expérience peut être renouvelée, et doucement le discernement se met en route.
Si les séjours à l’hôtellerie t’incitent à aller plus loin, tu peux venir vivre quelques semaines avec la communauté, faire un stage en quelque sorte. Tu peux mener notre vie, tu viens voir, tu peux poursuivre ton dialogue pour parvenir à poser un choix. Si notre vie dans sa simplicité te semble un chemin pour aller à la rencontre du Seigneur, tu peux demander à entrer pour vivre parmi nous l’évangile du Christ.
Devenir moniale à l’abbaye cistercienne du Rivet
C’est une question qu’un jour tu t’es peut-être posée ou que tu n’oses pas te poser… Intérieurement, tu te sens attirée par la vie religieuse, une vie totalement donnée à Dieu, une vie de prière en fraternité. Tu te sais travaillée par le sens de la vie, un sens à donner à ta vie. Tu as entendu parler de la vie monastique, de la vie contemplative. Tu ne sais pas ce que c’est vraiment, tu en as une idée ou on t’en a donnée une. Tu peux venir rencontrer une moniale pour en parler, faire le point, discerner ta vocation. Tu peux venir voir ce qu’est notre vie, et même expérimenter sur le terrain cette vie qui t’attire ou te questionne. Viens passer quelques jours, quelques semaines pour vivre dans une abbaye cistercienne et confronter ton désir à la réalité de la vie monastique. Contacte sœur Marie-Benoît : s.marie-benoit@orange.fr Sois sans crainte, cette démarche de rencontre ne coûte rien et n’engage à rien. Ose la vie dans l’instant ! Tu verras bien…