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Le mot de Mère Abbesse


Les mois d’été passent, le temps des vacances est terminé pour beaucoup, et il s’agit maintenant de reprendre le chemin du travail, de l’école.
Ces mois d’été n’ont pas été épargnés par la violence, la souffrance, la peur. Le mot terrorisme fait malheureusement partie de notre vocabulaire quotidien, nous le lisons chaque jour dans les journaux, nous l’entendons chaque jour à la radio ou à la télé... Et pourtant, il faut vivre. Et ce « il faut » n’est pas de l’ordre d’une nécessité pesante.
Non, la vie est un merveilleux cadeau que nous ne pouvons mépriser. Il nous faut faire honneur à cette vie reçue et il faut la vivre. Et la vivre dans la liberté non dans la peur, dans l’amitié et non dans la division. Le temps nous presse de remplir notre quotidien de grandeurs, non pas de grandeurs humaines qui cherchent à écraser l’autre, mais de grandeurs humaines emplies de profondeur spirituelle, emplies de relations constructives, emplies de joies malgré les peines, les deuils… Rien ne peut être petit dans nos vies, il faut donner du poids à ce que nous faisons, à ce que nous vivons. Oui, le temps nous presse d’accomplir des choses qui vont donner de l’élan, qui vont apporter de la paix, qui vont nous permettre de vivre en frères et sœurs et de construire, d’édifier le peuple de Dieu, ce peuple de toutes races et de toutes langues et de toutes nations. Faisons le bien, laissons-le emplir nos vies. Choisissons le respect, l’amour, l’autre.
La peur ne nous permettra pas de vivre, elle nous conduira sur des chemins de méfiance et donc de rejet. Il nous faut envisager la vie comme un chemin d’humanité à construire, comme une avancée vers un futur plein de promesses, comme une entrée progressive dans notre pleine stature d’enfants de Dieu.

Mère Marie Christine