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Le mot de Mère Abbesse

Juillet… et la fin de l’année scolaire et le commencement des vacances pour un certain nombre. Vacances… être libre, inoccupé, vacant… cela résonne comme donnant la capacité de s’organiser comme l’on veut, d’organiser son temps, ses rencontres, ses loisirs… comme l’on veut. Sensation de liberté, impression de souffler… Tant de choses peuvent résonner avec ce mot vacances.
Alors jaillissent quelques questions : vacances pour qui ? pour quoi ? Que veut-on vivre dans ce temps, cet espace qui vient rompre avec un quotidien alternant vie de famille, travail ou scolarité, loisirs divers ? qui vient rompre avec une organisation bien établie ? Y a-t-il une attente ? des attentes ?
Ce temps permet de faire une pause sur le plan physique, sur le plan des habitudes et sur le plan spirituel. Profiter de ces jours vacants pour faire le point, pour se ressourcer, pour prier, pour faire silence, pour contempler, pour écouter, pour faire un pèlerinage… Le Seigneur est là, chaque jour dans nos vies, « au milieu » d’un quotidien chargé où il est bien difficile parfois de s’arrêter pour lui parler, le prier, l’adorer. S’il est là, c’est nous qui ne sommes pas là, trop occupés, trop encombrés.
Au monastère, nous n’avons pas de vacances, nous ne partons pas en vacances. Mais au cœur de notre quotidien, nous essayons d’être là, chacune, d’être « vacantes » pour recevoir la présence du Seigneur, pour la goûter, pour la rayonner. Et nos jours, nos semaines, nos mois sont marqués par des temps libres qui nous permettent une reprise physique et une reprise spirituelle.
Et en ce mois de juillet, le 11, nous avons la célébration de la solennité de saint Benoît, patron de la vie bénédictine et patron de l’Europe. Benoît qui voulait vaquer à Dieu seul, Benoît qui habitait avec lui-même pour cheminer au rythme de Dieu. Journée de fête, journée de « vacances » où la célébration de l’office, de l’eucharistie et les temps libres ont chacun leur espace pour nous permettre de nous ressourcer, de nous stimuler dans notre quête de Dieu.

Mère Marie Christine