Vous êtes ici: Jeunes Interview du mois

« Elargis ton cœur ! »
Tu es invité au cœur d’une rencontre, d’une conversation où une sœur interroge une personne de passage à l’abbaye sur sa façon de vivre la foi, de témoigner de l’amour du Christ et de l’Eglise dans sa vie quotidienne.


Aujourd’hui, je rencontre Claire.


Sœur Marie-Benoît : Bonjour Claire, peux-tu te présenter à nos jeunes internautes ?

Claire : Bonjour ma sœur ! Je m’appelle Claire, j’ai 21 ans, je suis étudiante en 2e année de BTSA Gestion et Protection de la Nature dans le pays basque.

Sœur Marie-Benoît : L’amitié a une place importante dans ta vie. Peux-tu dire ce qu’est l’amitié ?

Claire : Pour moi, l’amitié, c’est quand tout le bonheur de l’autre passe avant la sien. Lorsqu’on arrive à un stade où, peu importe notre propre état, malgré la fatigue, les soucis, etc, notre 1e préoccupation sera de faire passer le bien-être de cet(te) ami(e) avant toute autre chose.

Sœur Marie-Benoît : Tu es engagée dans le scoutisme. Peux-tu nous dire quelques mots de cette école de l’amitié et du service ? Quel « plus » cela apporte-t-il dans ta vie de tous les jours ?

Claire : D’une part, cela m’a permis de me « construire », le scoutisme m’a donné un cadre de vie, des valeurs (comme la loyauté, le sens du service et de l’effort, la volonté de progresser, etc) qui m’auraient peut-être manquées si je n’avais pas vécu cette aventure. D’autre part, maintenant que je suis cheftaine, ceci constitue un axe de progression pour moi : la volonté de me dépasser et de ne pas baisser les bras, car j’ai 30 filles qui regardent devant et qui comptent sur moi. On ne peut pas promettre de ne jamais faillir, mais on se doit, pour soi-même et pour les autres, de promettre qu’on luttera toujours…

Sœur Marie-Benoît : Tu es une passionnée de la nature et de l’environnement. Peux-tu nous dire quelques mots de ta passion dont tu veux faire ton métier ?

Claire : La préservation de la nature est quelque chose de très important pour moi. C’est pourquoi je souhaiterai m’orienter vers un métier dans la protection de celle-ci, notamment dans sa valorisation. Que ce soit dans la valorisation de sites naturels par la mise en place de sentiers d’interprétation, de panneaux d’information, ou encore dans l’éducation à l’environnement, comme des animations pédagogiques pour des enfants ou le grand public, les débouchés sont nombreux, tant que l’on est motivé !

Sœur Marie-Benoît : Y a-t-il un épisode dans l’Évangile que tu aimes ?

Claire : Je n’ai pas un épisode qui me revient en particulier, mais plutôt une phrase, tirée de l’Evangile de Jean : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime » (Jn 15, 13). Il s’agit d’une phrase qui me tient beaucoup à cœur, que je n’ai pas pu mettre en œuvre dans sa totalité, certes, mais que j’essaie d’appliquer par de petites attentions, de petits gestes à ma mesure, envers mes amis.

Sœur Marie-Benoît : Qu’est-ce que tu vois de beau à l’œuvre dans l’Église?

Claire : Vaste question… Spontanément, je pense à l’union que l’on retrouve entre les chrétiens de différents pays, quelques soient les petites différences que l’on peut rencontrer. On prie chacun les uns pour les autres, dans le même état d’esprit.

Sœur Marie-Benoît : Qu’est-ce que tu vois de beau à l’œuvre dans le monde ?

Claire : Le fait que malgré toutes les difficultés que l’on peut rencontrer, il n’est pas rare d’avoir la chance d’expérimenter la présence de Dieu, à travers de « petites » grâces. Une parole, un regard, de la part de quelqu’un qu’on connaît ou non. Le fait de Lui faire confiance

Sœur Marie-Benoît : Qu’est-ce qui te paraît important de dire à des jeunes en recherche de sens ?

Claire : Que tout vient à point à qui sait attendre. Pour illustrer par mon cas, je me suis souvent inquiétée par ma situation, que je pensais médiocre (pas assez de foi, pas assez de confiance en Dieu, trop de défauts…). J’ai toujours cherché à arranger ce que je pensais « mauvais » en moi, sans garder patience et confiance. Et maintenant que, par la Providence et quelques amis attentifs, j’ai pu commencer à construire une nouvelle relation avec Dieu, je me rends compte de la « simplicité » avec laquelle cela s’est fait, et combien j’aurais pu m’éviter du stress inutile, et gagner du temps à attendre paisiblement… Mais au moins, de cette manière, j’ai pu expérimenter une bonne leçon… Ainsi l’important est de faire de son mieux sans se préoccuper de ce sur quoi nous n’avons aucune prise, car Dieu s’en charge déjà.

Sœur Marie-Benoît : Quelle est ta recette du bonheur?

Claire : C’est de continuer à croire en des valeurs qui me tiennent à cœur, comme le respect, l’espérance, la fidélité, la charité, la joie, la foi, etc (valeurs que le scoutisme m’a particulièrement enseigné). Malgré notre époque et ses modes, et parfois le regard des autres, amis ou inconnus, c’est lorsque je suis en accord avec ce que je pense et ce que je défends que je suis le plus heureuse, et ce au-delà des difficultés qui peuvent surgir.

Sœur Marie-Benoît : Quelle parole de sagesse ou autre, souhaites-tu partager à nos internautes ?

Claire : « La force ne vient pas de la capacité physique, elle vient d’une volonté indomptable. Ainsi, quelles que soient vos faiblesses, soyez toujours dans l’espérance et la confiance. ». On peut toujours essayer de s’améliorer, de dépasser ses limites, et d’en tirer un plus grand bien. Mais si d’aventure ce n’est pas possible (faiblesse physique, etc), c’est alors que cette faiblesse saura se révéler en force