Jeudi 1er avril – Jeudi Saint

« Repas de sainteté
Où tu t'offres en partage !
Seigneur d'éternité
Et Seigneur de tout âge,
Ravive en notre cœur
La clarté de cette Heure
Où tu nous as sauvés

Repas de vérité
Où tu prends nos souffrances !
Seigneur d'humilité
Et Seigneur de silence
Ranime en nos esprits
Ton mystère endormi,
Semé pour nous sauver.

Repas de liberté
Qui célèbre ta gloire !
Seigneur de majesté
Et Seigneur dérisoire,
Apporte en nos misères
Le trésor de ton Père,
Et la joie des sauvés »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous »
Jean 13

Pour ta gloire, Seigneur, et le salut du genre humain, tu as fait du Christ ton Prêtre éternel et souverain ; accorde au peuple qui t’appartient au prix de son sang et qui célèbre aujourd’hui son mémorial d’obtenir les richesses de vie venues de sa croix et de sa résurrection. Amen.

Vendredi 2 avril – Vendredi Saint

« De tes mains clouées tu mesures
Jusqu'où l'amour a lié Dieu.
Voici l'heure est venue :
Tes bras étendus rassemblent les hommes,
Chacun trouve en tes plaies la guérison.

Ta face humiliée nous révèle
Jusqu'où l'amour a mené Dieu.
Victoire du pardon ;
Pour tes ennemis tu supplies le Père,
Tu promets au larron le paradis.

Ton corps crucifié manifeste
Jusqu'où l'amour a saisi Dieu.
Car tout est accompli :
La tête inclinée, tu remets le souffle,
Tu descends dans la mort, toi le vivant.

Ton cœur transpercé nous dévoile
Jusqu'où l'amour a blessé Dieu.
Voici l'eau et le sang :
Tu donnes ta vie, l'Eglise s'éveille,
Nouvelle Eve sortie de ton côté »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs »
Isaïe 52

Regarde, Seigneur, nous t’en prions, la famille qui t’appartient : c’est pour elle que Jésus, le Christ, notre Seigneur, ne refusa pas d’être livré aux mains des méchants ni de subir le supplice de la croix. Amen.

Samedi 3 avril – Samedi Saint

« Silence
Du tombeau !
Le monde se tait après la mort
Du germe de la moisson ;
Comme une semence
Dans le sillon,
Dessous la pierre on dépose le corps :
Voici l'heure du repos,
Le temps de l'espérance.

Détresse
Du tombeau !
La terre a saisi son Créateur,
La mort a pris le vivant ;
Pour nous il s'abaisse
Jusqu'au néant,
Avant le don de l'Esprit défenseur,
Voici l'heure du repos,
Le temps de la promesse.

Mystère
Du tombeau !
La femme se tient auprès du lieu
Où passe le Premier-Né ;
L'enfant que le Père
Lui a confié
Vient d'achever son retour vers les cieux :
Voici l'heure du repos,
Le temps d'ouvrir la terre.

Victoire
Du tombeau !
La garde s'endort et vient la nuit,
L'amour descend aux enfers :
« Venu dans l'histoire
J'ai tout offert.
Laisse la mort, Adam, car aujourd'hui
Voici l'heure du repos,
Le temps de notre gloire »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Parole du Seigneur : Dans leur détresse, ils me rechercheront : « Allons ! Revenons au Seigneur ! C’est lui qui nous a déchirés, c’est lui qui nous guérira ; lui qui nous a meurtris, il pansera nos blessures. Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera » Osée 5
Dieu éternel et tout-puissant, dont le Fils unique est descendu aux profondeurs de la terre, d’où il est remonté glorieux, accorde à tes fidèles, ensevelis avec lui dans le baptême, d’accéder par sa Résurrection à la vie éternelle. Amen.

Dimanche 4 avril - Pâques

« L’aube se lève à peine
Au matin du troisième jour.
Femme, que cherches-tu ?
Peut-il être encore à la tombe,
Le vivant qui ne meurt plus ?

Toi que l’amour entraîne,
Dans la nuit, vers le Bien-Aimé,
Femme, ne pleure plus !
Tu verras les anges en fête
Et le maître du jardin.
Tourne vers la lumière
Le regard de ton cœur inquiet :
Christ est sorti vainqueur !
Reconnais sa voix qui t’appelle
De ton nom d’éternité.

Vive est ton allégresse :
J’étais mort, me voici vivant ;
Mais ne me touche pas :
Je remplis le ciel et la terre,
Moi ton frère, moi ton Dieu.

Porte cette espérance
Aux apôtres que j’ai choisis ;
Lance ton cri de joie :
“L’Epoux s’est levé de la tombe,
Je l’ai vu ressuscité ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts »
Jean 20

Aujourd'hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux, pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. Amen.

Lundi 5 avril - Octave

« Au point du jour vers le jardin
Marie se hâte sur le chemin.
Soudain le Sauveur l’appelle
Du nom nouveau qui la relève

Au grand soleil vers le tombeau
Deux hommes courent sans dire mot.
Soudain le Vivant révèle

Qu’il est présent dans son absence.

Au soir tombant, dans la maison,
La peur submerge les compagnons.
Soudain le Seigneur se dresse,
Donnant sa paix, livrant son Souffle.

Au long du temps, près de chacun,
Le Fils de Dieu vient en pèlerin.
Ô toi le Vainqueur de Pâques
Conduis nos pas vers ton aurore »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui »
Matthieu 28

Dieu qui agrandis toujours ton Église en lui donnant par le baptême de nouveaux enfants, accorde à tes fils d’être fidèles toute leur vie au sacrement qu’ils ont reçu dans la foi. Amen.Mardi 6 avril - Octave

« La voie est ouverte, alléluia,
C’est la Pâque de Jésus !
L’appel du Seigneur nous a saisis
À l’heure où l’espoir s’était enfui :
Christ a surgi vainqueur du tombeau !
Alléluia !

La vie se rebelle, alléluia,
C’est la Pâque de Jésus !
Déjà nos prisons sont ébranlées,
L’étau de la mort s’est desserré :
Christ a fendu les eaux de la nuit !
Alléluia !

Le chemin est libre, alléluia,
C’est la Pâque de Jésus !
Quittant notre exil il faut partir,
Pour nous le désert va refleurir :
Christ a franchi le seuil du jardin !
Alléluia !

L’amour se révèle, alléluia,
C’est la Pâque de Jésus !
Le temps est venu de témoigner,
Le Verbe jamais n’est enchaîné :
Christ au milieu de nous est vivant !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps- là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est- à- dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit »
Jean 20

Dieu qui nous as fait passer de la mort à la vie en nous offrant les sacrements de Pâques, poursuis toujours l’œuvre de ta grâce : que ton peuple trouve une liberté parfaite et parvienne à la joie du ciel dont tu lui donnes déjà le goût sur la terre. Amen.

Mercredi 7 avril - Octave

« Alléluia !
L’homme
Que son Dieu avait modelé
Au matin de la Genèse,
Le voici homme nouveau :
Christ est ressuscité, Alléluia !

Alléluia !
L’homme
Que son Dieu avait appelé
Au murmure de la brise,
A reçu un nom nouveau :
Christ est ressuscité, Alléluia !

Alléluia !
L’homme
Que l’Agneau avait libéré
D’une mort sans espérance
Voit s’ouvrir les cieux nouveaux :
Christ est ressuscité, Alléluia !

Alléluia !
L’homme
Que Jésus avait éveillé
De son souffle au soir de Pâques
Fait monter le chant nouveau.
Christ est ressuscité, Alléluia ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain »
Luc 24

Dieu qui nous donnes chaque année la joie de fêter la résurrection du Seigneur, ouvre-nous, à travers ces fêtes d’ici-bas, le chemin vers la joie éternelle. Amen.

Jeudi 8 avril - Octave

« Jésus Christ, la route véritable,
Marche avec vous, disciples d’Emmaüs ;
Mais vos yeux ne peuvent reconnaître
Celui qui se tient à vos côtés.

Vous marchiez, mais loin de sa lumière,
Vous espériez, mais vous n’espérez plus !
Lorsqu’en vous, la mort fait son ouvrage,
Comment croire encore au Dieu vivant ?

C’est au cœur que parle notre Maître,
Il vient à nous avec le Livre ouvert ;
Sa parole trace une autre route :
La voie qui nous mène jusqu’à lui.

D’âge en âge, il gagne notre auberge,
Sans que nos yeux, jamais l’aient pu saisir ;
Mais la foi découvre sa présence :
Il vient, il partage encore le pain !

Recevons la gloire de sa Pâque,
Accueillons-le : déjà le soir descend ;
Et qu’en nous demeure sa lumière :
C’est lui, le Seigneur, le Fils de Dieu ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit :« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins »
Luc 24

Dieu qui as uni tant de peuples divers dans la même confession de ton nom, accorde à tous les baptisés d’avoir au cœur la même foi et dans la vie le même amour. Amen.

Vendredi 9 avril - Octave

« Il s'est levé d'entre les morts,
Le Fils de Dieu, notre frère,
Il s'est levé, libre et vainqueur,
Il a saisi notre destin
Au cœur du sien,
Pour le remplir de sa lumière.

Sur lui dans l'ombre sont passées
Les grandes eaux baptismales
De la douleur et de la mort,
Et maintenant, du plus profond
De sa Passion,
Monte sur nous l'aube pascale.

L'histoire unique est achevée :
Premier enfant du Royaume,
Christ est vivant auprès de Dieu ;
Mais son exode humble et caché,
Le Fils aîné
Le recommence pour chaque homme.

Ne cherchons pas hors de nos vies
À retrouver son passage :
Il nous rejoint sur nos sentiers,
Mais au-delà de notre mort
C'est lui encor
Qui nous attend sur le rivage »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson »
Jean 21

Dieu éternel et tout-puissant, tu as offert aux hommes le sacrement de Pâques pour les rétablir dans ton alliance ; accorde-nous d’exprimer par toute notre vie ce mystère que nous célébrons dans la foi. Amen.

Samedi 10 avril - Octave

« Fils plein de grâce et de lumière
Qui tiras l’homme du limon,
Tu t’es penché, dans ta tendresse,
Vers la brebis qui s’égarait loin de toi.

Pour la sauver, tu t’es fait homme,
Tu as frémi d compassion ;
Tu l’as portée sur tes épaules,
Tu la ramènes, tu la prends sur ton cœur.

Seigneur Jésus, c’est toi la porte,
Toi le pasteur de tes brebis ;
Avec douceur, tu nous appelles,
Nous écoutons le chant nouveau de ta voix.

Dans les ravins de la souffrance,
Ton pas s’avance le premier ;
Agneau vainqueur, ton sang nous garde,
Nul ne pourra nous arracher de ta main.

Nous sortirons vers la lumière,
Nous te verrons tel que tu es.
Auprès du Père, aux sources vives,
Ta charité rassasiera notre faim.

A toi la gloire, ami des hommes,
Ressuscité pour notre vie,
A toi la gloire avec le Père,
Avec l’Esprit qui nous unit dans la paix »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création »
Marc 16

Dieu qui donnes sans cesse ta grâce pour augmenter le nombre de tes enfants, veille sur ceux que tu viens d’agréger à ton peuple ; ils ont pris naissance dans le baptême : qu’ils soient revêtus de l’immortalité du Christ, pour se présenter à la table de ses noces. Amen.

Dimanche 11 avril – De la divine miséricorde

« Pourquoi te chercher au tombeau
Et te pleurer comme un absent ?
La tombe est le berceau
Où naquit le Vivant.
Pourquoi repriser sur du vieux
Quand ta lumière nous revêt ?
Ton corps victorieux
Ressuscite à jamais.
Pourquoi s'attrister en chemin
Jeter la cendre sur les fleurs ?
La mort n'achève rien
Quand c'est elle qui meurt.
Pourquoi s'attarder au passé ?
Hier n'est plus ! C'est aujourd'hui !
Voici l'éternité
Qui prend corps dans nos vies »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom »
Jean 20

Dieu de miséricorde infinie, tu ranimes la foi de ton peuple par les célébrations pascales ; augmente en nous ta grâce pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître, et quel sang nous a rachetés. Amen.

Lundi 12 avril

« Comme nous allions rêvant Dieu,
Une voix venue du grand creux
Des fonds de l'Homme
Nous a surpris : Veillez ici,
Veillez et priez cette nuit
Qui entre toutes vous est bonne.

C'était au secret de nos cœurs,
Au tombeau vide du Seigneur,
La voix de l'Ange !
Elle ajouta : Que cherchez-vous ?
Le corps du Seigneur est chez vous,
Restez ses hommes de confiance !

Devant le caveau grand ouvert,
Retour du Seigneur des enfers,
Chantez son hymne !
Ce lieu profond, il est à Dieu !
Nul ne le sonde avec des yeux
Qui ne sont pas faits pour l'abîme.

Le Seigneur vous a précédés
Dans la mort qui vous obsédait,
Vos morts futures ;
Allez donc sans crainte à la vie !
Jésus vous a déjà ravi
Dans sa Passion vos sépultures »
Hymne Patrice de La Tour du Pin

« Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit »
Jean 3

Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, fais grandir en nos cœurs l'esprit filial, afin que nous soyons capables d'entrer un jour dans l'héritage qui nous est promis. Amen.

Mardi 13 avril

« Chaque soir nous conduit
Vers ton aurore,
Seigneur ressuscité,
Et ta Pâque
Nous annonce le pardon du Père.

Nous vivrons de ton Jour
Au cœur de l’ombre,
Confiants car tu es là,
Toujours proche
Dans la nuit et bénissant le Père.

La promesse est tenue,
D’une aube à l’autre
Tu sauves les vivants,
Tu leurs donnes
De renaître pour la joie du Père !

Déjà souffle l’Esprit
Qui nous rend libres,
Le monde connaîtra
La merveille
De pouvoir chanter le nom du Père ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle »
Jean 3

Seigneur, fais-nous déployer aux yeux du monde la vitalité du Christ vainqueur de la mort : après avoir reçu le germe de sa grâce, que nous en portions tous les fruits. Amen.

Mercredi 14 avril

« Ô nuit, de quel éclat tu resplendis !
La mort n'a pu garder dans son étreinte
Le Fils unique.
Jésus repousse l'ombre
Et sort vainqueur :
Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
L'instant
Où triomphe la vie.


Quelqu'un, près de la croix, n'a pas douté ;
La femme jusqu'au jour a porté seule
L'espoir du monde.
Sa foi devance l'heure
Et sait déjà :
Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
La joie
Dont tressaille Marie.


Jésus, lumière et vie, demeure en nous !
Pourquoi chercher encore au tombeau vide
Un autre signe ?
L'amour jaillit et chante
Au fond du cœur :
Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
Le feu
Qui s’éveille aujourd’hui
»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu »
Jean 3

Chaque année, Seigneur, tu nous fais revivre le mystère pascal où l’homme, rétabli dans sa dignité, trouve l’espérance de la résurrection ; donne-nous de toujours accueillir avec amour ce que nous célébrons dans la foi. Amen.

Jeudi 15 avril

« Seigneur Jésus, tu resplendis,
Libre et vainqueur !
À travers l’ombre de la foi
L’aube pascale nous conduit
Vers la clarté du plein midi.

Ta croix dressée au cœur du temps
Montre la voie :
Tu as uni la terre au ciel,
Et de l’orient à l’occident,
Toi seul rassembles les vivants.

Fais-nous vouloir ce que tu veux,
Maître de tout :
Si nous gardons ta loi d’amour,
De proche en proche comme un feu
Se répandra la paix de Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.»
Jean 3

Accorde-nous, Dieu très bon, de voir fructifier tout au long de notre vie les grâces que nous offre le temps pascal. Amen.

Vendredi 16 avril

« Louange à toi, Seigneur Jésus !
L'humble chemin de ta venue
guide nos pas jusqu'au salut.

Alléluia, alléluia ! alléluia !

La mort n'a pu garder sa proie,
l'enfer vaincu s'ouvre à ta voix,
l'amour triomphe par la croix.

Alléluia, alléluia ! alléluia !

Voici la tombe descellée,
et ses témoins, pour l'annoncer,
sont envoyés au monde entier.

Alléluia, alléluia ! alléluia !

Tu es vivant, gloire à ton nom !
Hâte le temps où nous pourrons
vivre sans fin dans ta maison.

Alléluia, alléluia ! alléluia ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui »
Jean 3

Accorde-nous, Dieu très bon, de voir fructifier tout au long de notre vie les grâces que nous offre le temps pascal. Amen.

Samedi 17 avril

« Quand il disait à ses amis :
« Si vous saviez le don de Dieu ! »
Nous avons asséché
Les sources de la vie...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre naissance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
« Venez à moi, je suis le jour ! »
Nous avons sacrifié
Aux forces de la nuit...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre lumière a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
« Je suis vainqueur, pourquoi trembler ? »
Nous avons nié Dieu
En face de la peur...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre pardon a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
« Heureux celui qui veut la paix ! »
Nous avons déserté
Le lieu de nos combats...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre espérance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
« Séchez vos pleurs ! Prenez ma joie ! »
Nous avons perdu cœur
À force de trahir...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre bonheur a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
« Soyez mon corps ! Soyez mon sang ! »
Nous avons pris la mort
Au lieu de prendre vie...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre avenir a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant »
Hymne Didier Rimaud (CNPL)

« Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient »
Jean 6

Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d'adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle. Amen.

Dimanche 18 avril – 3ème de Pâques

« Jour du Vivant
Pour notre terre !
Le fruit
Que Dieu bénit
Mûrit en lumière :
Soleil déchirant la nuit !

Jour du Vivant
Sur notre histoire !
Le corps,
Hier meurtri,
Rayonne sa gloire :
L'amour a brisé la mort !

Jour du Vivant
Sur tout exode !
De l'eau
Et de l'Esprit
Renaissent les hommes :
Chacun porte un nom nouveau !

Jour du Vivant,
Si loin, si proche !
Le vin
Nous est servi,
Prémices des noces :
La joie du Royaume vient !

Jour du Vivant
Offert au Souffle !
Le feu
Soudain a pris,
Créant mille sources :
Le monde rend grâce à Dieu ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins »
Luc 24

Garde à ton peuple sa joie, Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse ; tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu, affermis-nous dans l’espérance de la résurrection. Amen.

Lundi 19 avril

« Pâque de Jésus-Christ Sauveur !
Il règne en sa victoire,
Triomphe de l'amour :
Ses bras ouverts en croix
Dressent vers Dieu
L'angoisse de la vie
Et portent vers lui nos cœurs.

Vivre ressuscités pour Dieu
Dans la lumière neuve,
Aurore de la joie :
Les hommes surgiront
Au grand espoir
Qui monte dans leur corps
À l'aube de ce matin.

Peuple des baptisés, marqués
Du Sceau de la Promesse,
Témoins de Jésus-Christ,
Venez manger la chair,
Boire le sang
Du Fils aimé de Dieu,
Pour vivre de son Esprit.

L'heure paraît déjà : veillez !
Car Dieu dresse la table
Aux Noces de l'Agneau :
Le Maître et le Seigneur
Vient nous servir
Le vin de son retour :
Victoire de charité »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé »
Jean 6

Dieu qui montres aux égarés la lumière de ta vérité pour qu'ils puissent reprendre le bon chemin, donne à tous ceux qui se déclarent chrétien, de rejeter ce qui est indigne de ce nom, et de rechercher ce qui lui fait honneur. Amen.

Mardi 20 avril

« Ô Jésus, tu ressuscites,
Nos yeux cherchent ton visage :
Plus de front cerné d’épines,
Plus de voile sur ta face !
Et les plaies que tu nous montres
À l’instant de ta rencontre
Sont le signe de ta gloire,
Et le sceau de ta victoire.

Dans ton corps voici les marques,
La blessure de la lance :
Dans nos mains voici la Pâque,
Et la coupe de l’alliance.
Tu franchis les portes closes
Sans forcer le cœur de l’homme,
Tu rejoins celui qui doute,
Tu chemines sur sa route.

Sur nos vies ta joie rayonne,
Tout renaît en ton offrande,
Et ta paix tu nous la donnes,
Comme un feu qu’il faut répandre.
Mais l’orgueil nous tend ses pièges
Et la peur nous enténèbre…
Redis-nous les mots qui sauvent :
« Aimez-vous les uns les autres »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif »
Jean 6

Dieu éternel et tout-puissant, tu as choisi l'évêque Athanase pour défendre la foi en la divinité de ton Fils ; accorde-nous, grâce à son enseignement et sous sa protection, de te connaître toujours mieux pour t'aimer davantage. Amen.

Mercredi 21 avril

« Lumière enfouie sous le boisseau,
Le prince de l'ombre m'épuise !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau de feu, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous conduire au jour,
Mon Jour qui lève aux cieux nouveaux,
Par le jardin où j'agonise.

Parole atteinte par les eaux,
L'angoisse me force au silence !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau vainqueur, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous parler de paix,
Ma Paix qui règne aux cieux nouveaux,
Puisque la croix me fait violence.

Victime offerte à mes bourreaux,
Mon corps n'est plus rien que blessure !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau de Dieu, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous combler de joie,
Ma Joie qui s'ouvre aux cieux nouveaux,
Puisqu'au calvaire on me torture.

Semence enfouie dans le tombeau,
La mort m'a couché sous la pierre !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau vivant, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous donner la vie,
Ma Vie qui fait les cieux nouveaux,
Dans la cité de notre Père »
Hymne Didier Rimaud (CNPL)

« En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour »
Jean 6

Viens au secours de ta famille, Seigneur, sois généreux pour elle : tu lui as donné la grâce de la foi, accorde-lui aussi une part dans la résurrection de ton Fil. Amen.

Jeudi 22 avril – Bhse Maria Gabriella

« Lumière du monde, ô Jésus,
Bien que nous n’ayons jamais vu
Ta tombe ouverte,
D’où vient en nous cette clarté,
Ce jour de fête entre les fêtes,
Sinon de toi, ressuscité ?

Quand sur nos chemins on nous dit :
Où est votre Christ aujourd’hui
Et son miracle ?
Nous répondons : D’où vient l’Esprit
Qui nous ramène vers sa Pâque,
Sur son chemin, sinon de lui ?

Nous avons le cœur tout brûlant
Lorsque son amour y descend
Et nous murmure :
L’amour venu, le jour viendra
Au cœur de toute créature,
Et le Seigneur apparaîtra.

Et si l’on nous dit : Maintenant
Montrez-nous un signe éclatant
Hors de vous-mêmes !
Le signe est là qu’à son retour
Nous devons faire ce qu’il aime
Pour témoigner qu’il est amour »
Hymne Patrice de la Tour du Pin (CNPL)

« En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : I ls seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde »
Jean 6

Dieu éternel et tout-puissant, nous implorons avec plus d’insistance ta bonté en ce temps de Pâques où elle se révèle davantage : puisque tu nous as dégagés de nos erreurs, fais-nous adhérer plus fermement à la vérité. Amen.

Vendredi 23 avril

« J’ai vu l’eau vive
jaillissant du cœur du Christ, alléluia !
Tous ceux que lave cette eau
seront sauvés et chanteront : alléluia !

J’ai vu la source
devenir un fleuve immense, alléluia !
Les fils de Dieu rassemblés
chantaient leur joie d’être sauvés, alléluia !

J’ai vu le Temple
désormais s’ouvrir à tous, alléluia !
Le Christ revient victorieux,
montrant la plaie de son côté, alléluia !

J’ai vu le Verbe
nous donner la paix de Dieu, alléluia !
Tous ceux qui croient en son nom
seront sauvés et chanteront : alléluia ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm »
Jean 6

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant, nous qui avons reçu la grâce de savoir que le Christ est ressuscité : que ton Esprit d’amour nous fasse vivre une vie nouvelle. Amen

Samedi 24 avril

« Dans la blancheur de l'aube,
Voyez le térébinthe :
Il a surgi de la genèse pascale,
Et sa racine est sainte.

Un vent léger, sans trêve,
Se glisse dans ses branches
Et les balance doucement sur nos têtes,
Comme un passage d'anges.

Est-ce une voix, diffuse,
Qui monte du silence ?
Une parole qui résonne en cet arbre,
Dans ce murmure immense ?

Justice et paix construisent
Leur nid dans sa ramure,
Et la coupole de son ombre dessine
Une demeure sûre.

Mais la lumière veille
Aux trous de son feuillage :
C'est un refuge large ouvert qu'il propose
Dans le courant des âges »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu »
Jean 6

Dieu qui renouvelles par le baptême ceux qui croient en toi, protège leur naissance dans le Christ ; défends-les contre les assauts du mal pour qu'ils répondent fidèlement à ta grâce. Amen.

Dimanche 25 avril – 4ème de Pâques

« Fils plein de grâce et de lumière
Qui tiras l’homme du limon,
Tu t’es penché, dans ta tendresse,
Vers la brebis qui s’égarait loin de toi.

Pour la sauver, tu t’es fait homme,
Tu as frémi d compassion ;
Tu l’as portée sur tes épaules,
Tu la ramènes, tu la prends sur ton cœur.

Seigneur Jésus, c’est toi la porte,
Toi le pasteur de tes brebis ;
Avec douceur, tu nous appelles,

Nous écoutons le chant nouveau de ta voix.

Dans les ravins de la souffrance,
Ton pas s’avance le premier ;
Agneau vainqueur, ton sang nous garde,
Nul ne pourra nous arracher de ta main.

Nous sortirons vers la lumière,
Nous te verrons tel que tu es.
Auprès du Père, aux sources vives,
Ta charité rassasiera notre faim.

A toi la gloire, ami des hommes,
Ressuscité pour notre vie,
A toi la gloire avec le Père,
Avec l’Esprit qui nous unit dans la paix »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père »
Jean 10

Dieu éternel et tout-puissant, guide-nous jusqu’au bonheur du ciel ; que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son Pasteur est entré victorieux. Amen.

Lundi 26 avril

« Il s'est levé d'entre les morts,
Le Fils de Dieu, notre frère,
Il s'est levé, libre et vainqueur,
Il a saisi notre destin
Au cœur du sien,
Pour le remplir de sa lumière.

Sur lui dans l'ombre sont passées
Les grandes eaux baptismales
De la douleur et de la mort,
Et maintenant, du plus profond
De sa Passion,
Monte sur nous l'aube pascale.

L'histoire unique est achevée :
Premier enfant du Royaume,
Christ est vivant auprès de Dieu ;
Mais son exode humble et caché,
Le Fils aîné
Le recommence pour chaque homme.

Ne cherchons pas hors de nos vies
À retrouver son passage :
Il nous rejoint sur nos sentiers,
Mais au-delà de notre mort
C'est lui encor
Qui nous attend sur le rivage »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père »
Jean 10

Dieu qui as relevé le monde par les abaissements de ton Fils, donne à tes fidèles une joie sainte ; tu les as tirés de l’esclavage du péché, fais-leur connaître le bonheur impérissable. Amen.

Mardi 27 avril – St Raphaël Arnaïz Baron

« Jésus, qui m'as brûlé le cœur
Au carrefour des Écritures,
Ne permets pas que leur blessure
En moi se ferme :
Tourne mes sens à l'intérieur.
Force mes pas à l'aventure,
Pour que le feu de ton bonheur
À d'autres prenne !

La Table où tu voulus t'asseoir,
Pour la fraction qui te révèle,
Je la revois : elle étincelle
De toi, seul Maître !
Fais que je sorte dans le soir
Où trop des miens sont sans nouvelle,
Et par ton nom dans mon regard,
Fais-toi connaître !

Leurs yeux ne t'ont jamais trouvé,
Tu n'entres plus dans leur auberge,
Et chacun dit : " Où donc irai-je
Si Dieu me manque ? "
Mais ton printemps s'est réveillé
Dans mes sarments à bout de sève,
Pour que je sois cet étranger
Brûlant de Pâques ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN »
Jean 10

Accorde-nous, Seigneur, d'entrer dans la joie de notre salut alors que nous fêtons la résurrection de ton Fils. Amen.

Mercredi 28 avril

« Jésus, remonté vers ton Père
Pour nous envoyer
L'Esprit qui dispense tout don,
En toi le Père a révélé
Quel est son nom.

Tu nous as laissé ton visage
De Dieu endormi
Gravé au linceul du tombeau,
Et ce visage nous redit
Que l'homme est beau.

Tu restes présent à ce monde
Dans le sacrement
Du pain et du vin partagés :
Ainsi le monde se reprend
À espérer.

Quand tu reviendras dans la gloire,
Au terme des jours,
Juger les méchants et les bons,
Que cette gloire et ton amour
Nous soient pardon »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit »
Jean 12

Tu as révélé, Seigneur, que tu serais la vie de tes fidèles, la gloire des humbles et le bonheur des justes ; réponds à ceux qui te supplient : ils ont soif de biens que tu promets, ouvre-leur tes réserves de grâce. Amen.

Jeudi 29 avril – Ste Catherine de Sienne

« Une lumière a brillé
Sur les terres d’Occident,
Un grand souffle a traversé
Leur histoire.
Dieu choisit tous les peuples,
Ses paroles de vie
Ensemencèrent l’Europe.

L’Église chante aujourd’hui
Une sainte au cœur de feu.
Elle osa mettre au défi
Simon Pierre :
Dieu demande courage,
Mais brebis et pasteurs
Trouvent en lui toute grâce

Le condamné, le captif,
Catherine l’a chéri,
Comme un fils reçu du Christ
Au calvaire.
Longue nuit, veille ardente !
Le bourreau peut venir,
La mort se change en offrande.

Cette ignorante savait
Les mystères les plus hauts,
Tout son être rayonnait
De sagesse.
Dieu était avec elle,
Et l’Esprit lui donnait
Miséricorde et tendresse.

Qui ne voudrait partager
Son amour de Jésus Christ,
et son humble charité
pour ses frères ?
Joie parfaites des pauvres :
Être source et sourcier
Se recevant l’un de l’autre !

De l’occident à l’Orient
Et du Nord jusqu’au midi
Marchera vers le Vivant
Un seul peuple.
Dieu bénit tous les hommes !
Paix à ceux qui sont loin,
Et paix à ceux qui sont proches ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient »
Jean 6

Seigneur, tu as enflammé de ton amour sainte Catherine de Sienne en lui faisant contempler la passion de Jésus et en l'appelant à servir l'Église ; par son intercession, accorde à ton peuple d'être uni au mystère du Christ, pour exulter dans la découverte de sa gloire. Amen.

Vendredi 30 avril

« Il s’était abaissé,
Prenant nos pas,
Rompant le pain des jours,
Et partageant le vin de fête.

Béni sois-tu, Jésus ressuscité !
Ta vie nous est donnée.
Le Père ouvre le ciel
Et par toi nous invite en sa maison.

Il s’était abaissé,
Abandonné,
Trahi par l’un des siens,
Assassiné tel un coupable.

Béni sois-tu, Jésus ressuscité !
Voilà que tout est neuf !
Nos yeux ne te voient plus,
Mais nos vies en ta vie nous sont rendues.

Le voilà exalté,
L’homme accompli,
L’unique Fils de Dieu,
L’Adam nouveau qui nous relève !

Béni sois-tu, Jésus ressuscité !
Debout, nous t’acclamons,
Et toi, tu nous promets,
Ton Esprit pour toujours à nos côtés »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais- je dis : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi »
Jean 14

Dieu à qui nous devons le salut et la liberté, écoute le cri de notre prière ; puisque tu nous as rachetés par le sang de ton Fils, fais que nous puissions vivre de toi et trouver en toi le bonheur éternel. Amen.

Lundi 1er mars

« Ne pleurez pas les ruines du passé
Qui loin de vous a disparu;
Si vous mettez la main
A la charrue,
N’ayez pas peur du lendemain.
Jésus nous invite à reconnaître
Le sillon que ses pas ont tracé.

Laissez brûler les flammes de l’amour
Qui a mené Dieu au tombeau;
Ne manquez pas la joie
Du jour nouveau,
Elle jaillit de votre bois.
La sève est plus forte que nos cendres
Car l’Esprit est livré pour toujours.

Laissez-vous prendre au Souffle de sa vie,
Il vient créer la liberté;
Puisqu’il saisit le Corps
Ressuscité,
Il vous tiendra jusqu’à la mort.
Déjà il éclaire notre marche
Sur la terre où la foi nous conduit »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous »
Luc 6

Tu as voulu, Seigneur, que la puissance de l’Évangile travaille le monde à la manière d’un ferment ; veille sur tous ceux qui ont à répondre à leur vocation chrétienne au milieu des occupations de ce monde : qu’ils cherchent toujours l’Esprit du Christ, pour qu’en accomplissant leurs tâches d’hommes, ils travaillent à l’avènement de ton Règne. Amen.

Mardi 2 mars

« Sois fort, sois fidèle, Israël,
Dieu te mène au désert ;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui !
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.

Il veut, par delà le désert,
Te conduire au repos ;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encor vers ta joie !
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé »
Matthieu 23

Avec une inlassable bonté, Seigneur, veille sur ton Église ; et puisque sans toi l’homme s’égare, soutiens-le toujours pour qu’il se détourne du mal et se dirige vers le salut. Amen.

Mercredi 3 mars

« Père prodigue,
Tu nous as tout donné,
Toi qui oublies tous nos refus ;
Ouvre nos mains,
Et si nos mains sont vides,
Les tiennes sont chargées
Du seul trésor de ta bonté.

Père invisible,
Tu nous restes caché
Mais à toi rien n’est inconnu ;
Ouvre nos yeux
Sur chacun de tes signes,
Qu’après t’avoir cherché
Nous te voyions dans ta clarté.

Père indicible,
Tu nous es révélé
Dans la parole de Jésus ;
Puisse ta voix
En nous trouver asile,
Et nos cœurs te louer
Pour te nommer en vérité »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez- vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude »
Matthieu 20

Donne à ta famille, Seigneur, de progresser en faisant toujours ce qui est bon ; assure-lui le nécessaire en cette vie pour la conduire aux biens du Royaume. Amen.

Jeudi 4 mars

« Mendiant d’amour,
A ma porte, ô Seigneur,
Tu as frappé, mais j’étais sourd;
Seul et caché dans ma maison,
Je fuyais ton visage,
Je vivais comme en prison.

Loin du regard
Qui perçait ma pauvreté,
J’ai voulu fuir, prenant ma part;
Mais tu suivais tous mes détours,
Te hâtant sur mes traces
Dans l’espoir de mon retour.

Survint l’hiver,
Et le froid qui me glaçait:
J’avais goûté au fruit amer;
Sans plus d’amis, sans plus de joie,
Envahi de tristesse?
J’ai crié mon désarroi.

Moi, le lépreux,
Je luttais contre l’amour,
Qui me brûlait de tout son feu;
Le cœur brisé par ton Esprit,
Je pleurais ma détresse,
Mais ta joie valait ce prix.

Et de très loin,
Je partis vers ta maison,
Dépossédé de tous mes biens;
Vers le foyer de ton bonheur,
Vers le lieu de la fête,
Revenait un serviteur.

Pris de pitié,
Tu accours vers mon malheur,
Et dans tes bras je suis sauvé;
Je suis ton fils qui était mort:
Tu rends vie au prodigue,
Le mendiant est le plus fort »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus »
Luc 16

Dieu qui aimes l’innocence et la fais recouvrer, oriente vers toi le cœur de tes fidèles, pour que, dociles à ton Esprit, ils soient fermes dans la foi et vraiment efficaces. Amen.

Vendredi 5mars

« Nous avons quitté
Nos chemins de peine
Pour goûter près de toi
Le repos;
Seigneur, tu le sais,
Nous cherchons le Père,
Apprends-nous à prier.

Saurons-nous veiller
Quand la chair est faible?
Ton désir nous soutient
Dans la foi;
Seigneur, nous croyons :
Tu connais le Père,
Montre-nous sa beauté.

Un instant nos yeux
Ont surpris ta gloire :
Te voici rayonnant
De splendeur;
Seigneur, notre joie,
Tu as vu le Père,
Ton visage est clarté.

Dans la nuit des temps
Se cachait ta face :
Les prophètes annonçaient
Ta venue;
Seigneur, aujourd’hui,
À la voix du Père,
Nous t’avons reconnu.

Il nous faut encor
Soutenir l’épreuve,
Traverser avec toi
D’autres nuits;
Seigneur, Fils de Dieu,
Conduis-nous au Père,
Transfigure nos vies »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète »
Matthieu 21

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant : purifie-nous au long de ce Carême, pour que nous parvenions avec un cœur limpide aux fêtes pascales qui approchent. Amen.

Samedi 6 mars

« Pour l’appel à rejoindre ton peuple,
Pour le peuple où Jésus nous accueille,
Béni sois-tu, Seigneur !
Pour la voix qui transmet ton message,
La présence où rayonne ta grâce
Béni sois-tu, Seigneur !
L’Evangile prend corps dans les tiens.

Pour la foi purifiée par l’épreuve,
La patience où ta force est à l’œuvre,
Béni sois-tu, Seigneur !
Pour la peur qui se change en confiance,
Le désert et le temps du silence,
Béni sois-tu, Seigneur !
Les eaux vives murmurent ton nom.

Pour tous ceux que l’amour illumine,
Le regard qui discerne tes signes,
Béni sois-tu, Seigneur !
Pour le Christ honoré dans le pauvre,
Le partage annonçant le Royaume,
Béni sois-tu, Seigneur !
Notre cœur est en fête pour toi.

Pour la Pâque et le Pain de l’Eglise,
Pour les eaux et le feu qui baptisent,
Béni sois-tu, Seigneur !
Pour le Corps où l’Esprit nous rassemble,
Pour l’appel à chanter ta louange,
Béni sois-tu, Seigneur !
Sois loué d’habiter notre chant »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »
Luc 15

Par ta grâce tu nous guéris, Seigneur, et tu nous donnes déjà les biens du ciel alors que nous sommes encore sur la terre ; dirige toi-même notre vie de chaque jour et conduis-la jusqu’à cette lumière où tu veux nous accueillir. Amen.

Dimanche 7 mars – 3ème carême

« Pour l’appel à rejoindre ton peuple,
Pour le peuple où Jésus nous accueille,
Béni sois-tu, Seigneur !
Pour la voix qui transmet ton message,
La présence où rayonne ta grâce
Béni sois-tu, Seigneur !
L’Evangile prends corps dans les tiens.

Pour la foi purifiée par l’épreuve,
La patience où ta force est à l’œuvre,
Béni sois-tu, Seigneur !
Pour la peur qui se change en confiance,
Le désert et le temps du silence,
Béni sois-tu, Seigneur !
Les eaux vives murmurent ton nom.

Pour tous ceux que l’amour illumine,
Le regard qui discerne tes signes,
Béni sois-tu, Seigneur !
Pour le Christ honoré dans le pauvre,
Le partage annonçant le Royaume,
Béni sois-tu, Seigneur !
Notre cœur est en fête pour toi.

Pour la Pâque et le Pain de l’Eglise,
Pour les eaux et le feu qui baptisent,
Béni sois-tu, Seigneur !
Pour le Corps où l’Esprit nous rassemble,
Pour l’appel à chanter ta louange,
Béni sois-tu, Seigneur !
Sois loué d’habiter notre chant »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme »
Jean 2

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi ; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage ; écoute l’aveu de notre faiblesse : nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-nous avec amour. Amen.

Lundi 8 mars

« Pour nous conduire aux sources,
Voici, le Seigneur s’avance.
L’exode du berger
Accomplit la délivrance :
Le Christ est devant nous,
Il marche
Vers Jérusalem, cité de sa mort.

Pour accueillir sa grâce,
Voici le désert immense :
Le lieu de nos refus
Est le lieu de sa patience.
Le Christ attire à lui
Tout homme :
Le temps du désir se prolonge encor.

Pour nous mener vers l’aube,
Voici qu’une nuit commence.
Demeure notre cœur
Dans la paix et le silence :
Le Christ est près de nous,
Il veille,
Lumière promise au monde qui dort »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin »
Luc 4

Ne relâche pas ton amour, Seigneur, purifie ton Église et protège-là ; sans toi elle ne peut être en sûreté : que ta grâce la gouverne toujours. Amen.

Mardi 9 mars

« Que passe la charrue
Sur nos landes rebelles,
Sur nos terres en friche!
La Parole ira s’y planter,
Promesse pour le pauvre,
Et pauvreté offerte au riche.

Au feu tout le bois mort,
Que la flamme s’étende
Aux chardons, aux épines!
Et leurs cendres pourront servir
A féconder la terre
Où la Parole prend racine.

Que tombe sur nos sols
De poussière et de roche
Une pluie généreuse!
On verra les feuilles pointer
Et les bourgeons éclore
De la Parole qui nous creuse.

Advienne le soleil
Et vers lui que s’élance
La poussée de la sève!
La Parole nourrit son fruit
D’amour et de justice
Dans la louange qui l’achève »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux e st comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur »
Matthieu 18

Ne nous prive pas de ta grâce, Dieu fidèle : qu’elle nous consacre à ton service et nous assiste toujours. Amen.

Mercredi 10 mars

« Quel monde nous habite
Et quel combat se livre
Avec l’ange de Dieu ?
Pourquoi ce corps à corps
Avant le face à face ?
Seigneur, tu nous attends
Sur l’autre rive.
Mais nul ne passe à gué
Sans longue lutte et sans blessure.

Quel monde nous habite
Et quelle nuit s’éclaire
A l’invisible feu ?
Quel est ce cœur à cœur
Avant le face à face ?
Seigneur, tu nous apprends
La vraie prière.
Mais nul ne peut brûler
Si ton Esprit ne le consume.

Quel monde nous habite
Et quel exode mène
Aux approches de Dieu;
Pourquoi le pas à pas
Avant le face à face ?
Seigneur, tu sais le temps
de la rencontre.
Mais nul ne peut durer
Sans consentir à ton absence »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux »
Matthieu 5

Seigneur, tu nous accordes ce temps de Carême pour nous former à la vie avec le Christ et nous alimenter de ta parole ; que notre effort de pénitence nous obtienne la fidélité à te servir et le goût de te prier d’un même cœur. Amen

Jeudi 11 mars

« Venez au jour !
Le Christ prépare son retour !
Le Christ prévient l’ère nuptiale !
Passent les temps ! Passe la chair !
L’Esprit de Dieu souffle au désert,
Annonçant l’aurore pascale !

Dépouillez-vous !
Quand vous mourrez, vous perdrez tout !
Suivez votre exode à l’avance !
Tombe la mort ! Tombe le soir !
N’attendez pas qu’il soit trop tard
Pour que Dieu vous donne naissance.

Ne craignez pas
De vous défaire, il recréera
Ce que vous cédez de vous-mêmes ;
Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !
Venez mendier sa création
Au fond des ténèbres humaines.

Ne glissez plus
Sur votre pente à l’inconnu,
Car ici commence un autre âge ;
Retournez-vous ! Apprenez Dieu !
Il a promis son règne à ceux
Qui emprunteront ses passages !

Le jour viendra
Où le désert refleurira
Et l’ombre rendra la lumière !
Traversez-les ! Dès maintenant,
Allez chercher au testament
Ce qui n’est pas né de la terre ! »
Hymne Patrice de La Tour du Pin

« En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement, auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse »
Luc 11

Nous t'en supplions humblement, Seigneur : à mesure qu'approche le jour où nous fêterons notre salut, accorde-nous une plus grande générosité pour nous préparer à célébrer le mystère pascal. Amen.

Vendredi 12 mars

« Sois fort, sois fidèle, Israël,
Dieu te mène au désert ;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui !
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.

Il veut, par delà le désert,
Te conduire au repos ;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encor vers ta joie !
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit
»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger »
Marc 12

Répands ta grâce en nos cœurs, Dieu de bonté : que nous sachions refréner nos désirs terrestres pour mieux entendre ta parole. Amen.

Samedi 13 mars

« Point de prodigue
sans pardon qui le cherche,
Nul n’est trop loin pour Dieu
Viennent les larmes où le Fils renaît,
Joie du retour au Père !

Point de blessure que sa main ne guérisse,
Rien n’est perdu pour Dieu ;
Vienne la grâce où la vie reprend,
Flamme jaillie des cendres !

Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n’est fini pour Dieu ;
Vienne l’aurore où l’amour surgit,
Chant d’un matin de Pâques !»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé »
Luc 18

En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d'en goûter pleinement les fruits. Amen.

Dimanche 14 mars – 4ème carême

« L’esprit de l’homme
Ecartelé
Ne sait qui choisir
Pour maître …
Il est venu, le temps
De s’enfoncer dans le désert
Pour entendre la Parole
De l’unique Seigneur.

Le cœur de l’homme
En désarroi
S’est laissé gagner
Par l’ombre…
Il est venu, le temps
De remonter vers les hauteurs :
La lumière d’un visage
Est offerte au croyant.

Les mains de l’homme
Sans nul espoir
Ont abandonné
Leur tâche…
Il est venu, le temps
De repartir à son verger
Dieu ranime le courage
De son peuple abattu

Les pas de l’homme
L’ont égaré…
Comment retrouver
La route ?
Il est venu, le temps
De se tourner vers le pardon :
Entendez la voix du Père,
Il attend sur le seuil.

Les yeux de l’homme
Sur le pécheur
Refermeront-ils
Le piège ?
Il est venu, le temps
De s’en remettre au Dieu sauveur :
Le regard qui nous rencontre
Est celui de l’Amour »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu »
Jean 3

Dieu qui as réconcilié avec toi toute l'humanité en lui donnant ton propre Fils, augmente la foi du peuple chrétien, pour qu'il se hâte avec amour au-devant des fêtes pascales qui approchent. Amen.

Lundi 15 mars

« Accablés de tristesse et de fatigue,
Par milliers, nous marchons, foule anonyme,
Silencieux, nos cœurs d’hommes crient faim…
Le bonheur s’est enfui de nos cités.

Enfermés dans nos lourdes solitudes,
Par milliers nous peinons sans espérance,
verrons-nous apparaître dans nos brumes
Le soleil qui nous semble disparu ?

Aveuglés par des feux qui nous fascinent,
Par milliers, nous cherchons la vraie lumière…
Nous levons vers le ciel nos regards vides,
sans savoir que le Christ est parmi nous.


Voici l’heure où surgissent dans nos villes,
Par milliers, des brasiers de vie nouvelle :
Tous unis, redonnons la joie de vivre
A ceux-là qui ne savent plus aimer.

Bâtissons, la justice nous appelle
Par milliers, à combattre pour nos frères,
et demain, telle une œuvre qui s’achève,
Nous verrons la cité du Dieu vivant »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée »
Jean 4

Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes sacrements, fais que ton Église progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas. Amen.

Mardi 16 mars

« C'est lui qui ouvrira la mer
Sous les pas de son peuple,
Lui, le Fils de Dieu,
Le Fils de l'homme,
Jésus, notre Sauveur.

C'est lui dans la nuée de feu,
Qui fera notre route,
Lui, le Bien-aimé,
L'ami des hommes
Et notre Rédempteur.

Il marche vers son Dieu pour nous
Et nous prend dans sa Pâque ;
Lui agit en nous
Avec sa force
De Verbe créateur

Viendra sur l’univers l’Esprit
Qui rassemble et libère,
Souffle qui conduit
Et qui transforme
Un peuple de pécheurs »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat »
Jean 5

Donne à tes fidèles, Seigneur, en ce temps de pénitence, une vraie générosité à te servir : qu’ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l’annonce du mystère pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du salut. Amen.

Mercredi 17 mars

« Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable !
Béni sois-tu pour l’autre voix
Qui sait ton Nom, qui vient de toi
Et donne à notre humanité
De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,
Nous te voyons prendre ta part
De nos souffrances.
Béni sois-tu d’avoir montré
Sur le Visage bien-aimé
Du Christ offert à nos regards
Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois-tu d’avoir semé
Dans l’univers à consacrer
Des mots qui parlent aujourd’hui
Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,
Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé
En pleine terre !
Béni sois-tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père !»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé »
Jean 5

Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous : que l'aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. Amen.

Jeudi 18 mars

« Père de la vie,
Tu as dit : « Faisons les cieux »,
Et ta parole s’est prise au jeu
De genèse !
Ton Verbe se fait chair…
Le premier-né,
A renouvelé
La création.

Défenseur des pauvres,
Tu soutiens les opprimés
Tournant vers toi leurs cœurs assoiffés
De justice !
Ton Verbe se fait chair…
Il prend parti
Pour les plus petits,
Les humiliés.

Seigneur de tendresse,
Sans compter, à pleines mains,
Aux affamés tu donnes le pain
Pour la route !
Ton Verbe se fait chair…
Il rassasie
Ceux qui l’ont suivi
Dans le désert.

Dieu, toujours fidèle,
Quand ton peuple t’oubliait
Sans te lasser, tu lui rappelais
Ton Alliance !
Ton Verbe se fait chair…
Et sur la croix,
Il ouvre es bras
Au bon larron.

Amour sans limite,
Pour chacun s’ouvre ton cœur,
Tu ne veux pas la mort des pécheurs,
Mais qu’ils vivent !
Ton Verbe se fait chair…
Le bon berger,
Vient pour ramener
Les fils perdus »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »
Jean 5

Nous t'adressons, Seigneur, cette humble prière : que tes serviteurs se purifient dans la pénitence et s'appliquent à faire ce qui est bon ; donne-leur de rester dociles à ta volonté et d'arriver sans encombre aux fêtes de Pâques. Amen.

Vendredi 19 mars – St Joseph

« Heureux l'homme au cœur pur
À qui Dieu remet la nouvelle Ève,
Heureux le serviteur obscur
Pour qui l'aurore se lève !

De nuit l'ange survient,
Dissipant les ombres du silence ;
Joseph peut entrevoir de loin
Sa part dans l'œuvre d'alliance.

Jésus lui est confié,
Cet enfant qui dort en son épouse ;
Marie est le jardin fermé
Où Dieu éveille une source.

Heureux l'homme qui sait
Accueillir le Verbe de lumière :
Jésus, en regardant Joseph,
Verra l'image du Père »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit » Matthieu 1

Dieu tout-puissant, à l’aube des temps nouveaux, tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut ; accorde maintenant à ton Église, toujours soutenue par sa prière, de veiller sur leur achèvement. Amen.

Samedi 20 mars

« Dans la cité terrestre,
Nous avons marché tout le jour, Seigneur.
Nos oreilles sont emplies de sa rumeur,
Et notre cœur,
Nous l’avons répandu comme une eau morte
Où le ciel ne se reflète plus.

Sur cette terre ingrate,
À notre rencontre, tu viens, Jésus.
Tu te fais le serviteur du fils perdu,
Nous t’avons vu :
Tu n’as plus ni beauté ni apparence
Attirant notre regard vers toi.

Autour de toi en frères,
Nous nous retrouvons à la fin du jour.
Le regret de nos péchés pèse sur nous.
Mais ton amour
Plus brûlant que la honte nous pardonne,
Notre faute se transforme en joie.

Dans la cité céleste,
Tu nous mèneras vers ton jour, Seigneur.
Nous serons émerveillés de ta splendeur,
Et notre cœur
Bondira devant toi comme une eau vive
Où ta gloire se reflètera »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais- tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi »
Jean 7

Sans toi, Seigneur, il nous est impossible de te plaire : dans la tendresse que tu nous portes, guide-nous, dirige nos cœurs. Amen.

Dimanche 21 mars – 5ème carême

« Vivons en enfants de lumière
sur les chemins où l’Esprit nous conduit :
que vive en nous le nom du Père !


L’heure est venue de l’exode nouveau!
Voici le temps de renaître d’en-haut!
Quarante jours avant la Pâque ,
Vous commencez l’ultime étape.

L’heure est venue de sortir du sommeil!
Voici le temps de l’appel au désert !
Allez où va le Fils de l’homme.
La joie de Dieu sur lui repose.

L’heure est venue de lutter dans la nuit,
Voici le temps d’affronter l’Ennemi!
N’ayez pas peur face aux ténèbres.
A l’horizon la croix se dresse.

L’heure est venue de grandir dans la foi !
Voici le temps de la faim, de la soif !
Gardez confiance, ouvrez le Livre.
Voici le pain, voici l’eau vive !

L’heure est venue d’affermir votre cœur !
Voici le temps d’espérer le Seigneur !
Il est tout près, il vous appelle.
Il vous promet la vie nouvelle.

L’heure est venue de courir vers la vie !
Voici le temps de trouver Jésus Christ !
Il est présent parmi les pauvres.
Il vous précède en son Royaume »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par-là de quel genre de mort il allait mourir »
Jean 12

Que ta grâce nous obtienne, Seigneur, d'imiter avec joie la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde. Amen.

Lundi 22 mars

« Dieu parfois vient parler aux hommes,
Dieu parfois ne dit rien ;
Seigneur, réponds-nous
Quand survient le doute.

Dieu parfois est l’ami tout proche,
Dieu parfois reste loin ;
Seigneur, soutiens-nous
Quand survient l’angoisse.

Dieu parfois nous remplit de force,
Dieu parfois semble mort ;
Seigneur, défends-nous
Quand survient la chute.

Toi qui es l’avenir du monde,
Toi qui es son espoir,
Seigneur, aujourd’hui
Que ta paix survienne »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage. » Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais. Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne. Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage. Moi, je suis à moi-même mon propre témoin, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. » Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans le Temple, à la salle du Trésor. Et personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue »
Jean 8

Dieu qui nous combles de bénédiction par la richesse infinie de ta grâce, fais-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, fais-nous entrer dans ce qui est nouveau, et nous serons préparés à la gloire du Royaume. Amen.

Mardi 23 mars

« Du silence de la foi
Naît un chant de vraie confiance.
La terre de nos cœurs
S'ouvre aux sillons d'Evangile ;
Sur elle brillera l'aube du salut.

Ta présence en nos déserts
Fortifie notre espérance.
L'appel dans la nuée
Porte déjà la louange :
Bientôt se lèvera le jour attendu.

Le mystère de ta Croix
Brille au cœur de la souffrance.
O Christ vainqueur du mal,
Tu t’es remis à ton Père :
Ton Souffle fait jaillir l'hymne de l'amour.

Notre exode se poursuit
Dans l’élan de ton offrande.
Seigneur ressuscité,
Tu as fait naître l'Eglise :
Ta Pâque la conduit vers le Jour de Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux Pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. » Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui »
Jean 8

Seigneur, accorde-nous la grâce de persévérer dans ta volonté ; afin qu'au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en sainteté. Amen.

Mercredi 24 mars

« Il est bon d’écouter sans défaillance,
Seigneur, ta Parole,
Mais l’abîme du silence
Comme un flot m’environne.
Creuse encor ce grand vide
Où montera parfois,
Frêle et timide,
Le murmure inlassable de ta voix.

Il est bon de guetter sans lassitude,
Seigneur, ton passage,
Mais l’attente est solitude
Et combat sans relâche.
Se peut-il que ta grâce
Me donne ce délai
Pour que je passe
Tous mes jours à renaître dans la paix?

Il est bon de chercher avec patience,
Seigneur, ton visage,
Mais si grande est la distance
Jusqu’à l’autre rivage.
Se peut-il que tu fasses
De cette immensité
L’unique espace
Où s’élance vers toi ma liberté ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé »
Jean 8

Dieu très bon, éclaire le cœur de tes fidèles qui se purifient dans la pénitence ; toi qui nous as donné le goût de te servir, ne reste pas sourd à notre prière. Amen.

Jeudi 25 mars - Annonciation

« Au nom du Dieu de l’univers
L’ange a porté le message.
De son ombre l’Esprit a couvert
Une enfant d’Abraham :
Le Verbe s’est fait chair
Et c’est aujourd’hui.

Toute mesure est dépassée
Quand Dieu lui-même s’abaisse.
L’éternel dans le temps est entré,
L’inouï a pris corps :
Le Verbe s’est fait chair
Et c’est aujourd’hui.

Voici la Mère des vivants
Seule devant le mystère.
La semence est semée maintenant
Comme un fruit de sa foi :
Le Verbe s’est fait chair
Et c’est aujourd’hui.

Il nous rejoint, le Premier-né,
Lui, la splendeur de la Gloire.
Et déjà dans la nuit s’est levée
La promesse du jour:
Le Verbe s’est fait chair
Et c’est aujourd’hui.»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta »
Luc 1

Seigneur, tu as voulu que ton Verbe prît chair dans le sein de la Vierge Marie ; puisque nous reconnaissons en lui notre Rédempteur, à la fois homme et Dieu, accorde-nous d'être participants de sa nature divine. Amen.

Vendredi 26 mars

« Joie de ton pardon,
Joie d'ouvrir nos cœurs
A ta miséricorde !
Tu nous fais grâce
Dieu saint, ô toi notre Père
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Dieu saint, ô toi notre Père

Joie de pardonner
Joie d'ouvrir son cœur
A la miséricorde !
De proche en proche,
Ta joie prendra sur la terre.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Ta joie prendra sur la terre.

Joie de croire en toi,
Joie de témoigner
De l'infinie tendresse.
Christ au calvaire
Prodigue à chacun ta grâce.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Le Christ à tous le prodigue.

Joie de partager,
Joie d'ouvrir nos mains
Et d'ouvrir nos demeures !
Pauvres et riches
Deviennent un même peuple !
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour :
Que tous ne soient qu'un seul peuple !

Joie de t'accueillir,
Joie de te bénir
Pour le don du plus pauvre !
O notre Père,
C'est toi qui en fais l'offrande !
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour
Caché dans le don du pauvre.

Joie de ton Esprit,
Joie comme le feu
Victorieux de la cendre !
Joie de Dieu même
Que nul ne pourra éteindre.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Ta joie qui pourra l'éteindre ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui »
Jean 10

Pardonne, Seigneur, les torts de ton peuple ; puisque notre faiblesse nous a rendus captifs du péché, que ta tendresse nous en délivre. Amen.

Samedi 27 mars

« Mémoire des temps anciens
Dans un corps mortel,
L’innocence nue
Frappe au cœur de l’homme
Mais nul ne peut revenir
Au jardin virginal.
Seigneur, ouvre-nous la porte!

Blessure de l’infini
Dans la chair du temps,
Une soif d’amour
Vibre au cœur de l’homme
Mais nul ne peut entrouvrir
La fontaine scellée:
Seigneur, donne-nous l’eau vive!

Reflet de l’éternité
Dans les yeux levés,
Le désir de Dieu
Brûle au cœur de l’homme;
Mais nul ne peut découvrir
Ce qui reste voilé:
Seigneur, montre-nous le Père!

Prémices des temps nouveaux
Dans le Corps livré,
L’innocence nue
S’offre au cœur du monde;
Tout homme peut devenir
Héritier de l’Esprit:
Seigneur, nous te rendons grâces ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. » Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter »
Jean 11

Seigneur, tu es toujours à l'œuvre pour sauver les hommes, mais en ce moment du carême tu offres plus largement ta grâce à ton peuple ; regarde avec bienveillance tous ceux qui t'appartiennent : que ton amour protège et fortifie à la fois les catéchumènes et les baptisés. Amen.

Dimanche 28 mars - Rameaux

« Jérusalem, voici venir ton Roi,
Le Serviteur vêtu d’humilité.
Il ne crie pas, n’écrase pas le jonc,
Il n’éteint pas la mèche qui faiblit.

Dieu l’établit lumière des nations
Pour dissiper les ombres de la mort.
Agneau sans tache, il offrira sa vie,
Prenant sur lui le poids de nos péchés.

Tant qu’il fait jour, il chasse les démons,
Tourné vers l’heure où il sera livré.
Bientôt, dit-il, vous ne me verrez plus :
Ne craignez pas car j’ai vaincu le mal !

O mes amis, je viens jeter le feu !
Comme il me tarde qu’il embrase tout !
Je dois passer les eaux de la douleur !
Jusqu’à ce jour quel n’est pas mon tourment !

Restez en paix, vous qui m’avez suivi :
Vigne et serments ne font qu’un même corps.
Je suis la grappe et vous boirez mon vin,
Le grain qui meurt : vous mangerez mon pain.

Folie de Dieu, Sagesse de la croix !
Force et douceur, langage du pardon !
Qu’en cet amour, nous te suivions, Seigneur,
Toi le chemin, la vérité, la vie ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous dit : ‘Que faites-vous là ?’, répondez : ‘Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.’ » Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »
Marc 11

Dieu éternel et tout-puissant, pour montrer au genre humain quel abaissement il doit imiter, tu as voulu que notre Sauveur, dans un corps semblable au nôtre, subisse la mort de la croix : accorde-nous cette grâce de retenir les enseignements de sa passion et d’avoir part à sa résurrection. Amen

Lundi 29 mars – Lundi Saint

« Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ta Parole
Nous a nourris dans le désert
Comme un pain,
Et nous poursuivons notre marche.

Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ta Promesse,
Tu l’as remise entre nos mains
Comme un feu,
Et nous gravissons la montagne.

Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ton visage,
Tu l’as voilé quand tu passais
Dans le vent,
Et nous avons su ta présence.

Père de Jésus Christ,
Dieu vivant,
Ton alliance
Pour toute chair s’est accomplie
Sur la croix,
Et nous renaissons de ton Souffle »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus » Jean 12

Dieu tout-puissant, nous t’en supplions : quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la passion de ton Fils bien-aimé. Amen.

Mardi 30 mars – Mardi Saint

« Du silence de la foi
Naît un chant de vraie confiance.
La terre de nos cœurs
S'ouvre aux sillons d'Evangile ;
Sur elle brillera l'aube du salut.

Ta présence en nos déserts
Fortifie notre espérance.
L'appel dans la nuée
Porte déjà la louange :
Bientôt se lèvera le jour attendu.

Le mystère de ta Croix
Brille au cœur de la souffrance.
O Christ vainqueur du mal,
Tu t’es remis à ton Père :
Ton Souffle fait jaillir l'hymne de l'amour.

Notre exode se poursuit
Dans l’élan de ton offrande.
Seigneur ressuscité,
Tu as fait naître l'Eglise :
Ta Pâque la conduit vers le Jour de Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois »Jean 13

Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant, à célébrer les mystères de la passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le pardon. Amen.

Mercredi 31 mars – Mercredi Saint

« A-t-on jamais entendu dire
Qu’un berger donne sa vie pour ses brebis,
Qu’il les nourrisse de son Corps
Et les mène vers des eaux toujours nouvelles ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !

Un fils de roi fut-il esclave,
Le vit-on laver les pieds de ses amis,
Puis de bon gré s’offrir aux coups,
Pardonnant jusqu’au baiser reçu du traître ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !

Y eut-il un Dieu comme le nôtre,
Pour mourir, abandonné, sur une croix,
N’étant plus rien qu’un cri de soif,
Des blessures dont le sang s’écoule en terre ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !

De cet amour qui fit le monde
Et refit ce que les hommes avait défait,
De cet amour de vaste ciel,
Jésus-Christ nous a donné le témoignage,
Et l’amour jamais ne passera ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de ’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »
Matthieu 26

Puisque tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, fais que nous puissions recevoir la grâce de la résurrection. Amen.