Vendredi 1er janvier – Sainte Marie, Mère de Dieu

« Voyez, la rosée scintille,
Illuminant la nuit,
Le désert est fertile,
Marie accueille, éblouie,
Le Fils de Dieu.

Voyez cette fleur nouvelle
Au rameau de Jessé,
La promesse est fidèle,
Il vient, l’Enfant annoncé,
Le Fils de Dieu.

Voyez, le buisson en flammes
Ne se consume pas,
O bonheur d'une femme !
La Vierge tient dans ses bras
Le Fils de Dieu.

Voyez l'admirable échange
Où le Verbe prend corps,
Où le corps est louange !
La vie dispute à la mort
Les fils de Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception »
Luc 2

Dieu tout-puissant, par la maternité virginale de la bienheureuse Marie, tu as offert au genre humain les trésors du salut éternel ; accorde-nous de sentir qu’intervient en notre faveur celle qui nous permit d’accueillir l’auteur de la vie, Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

Samedi 2 janvier – Sts Basile & Grégoire

« Ne crains pas, petit troupeau
qui transhumes vers le Père,
Jésus Christ te mène
Par les hommes de son choix.

De l’orient à l’occident,
Sans que rien ne les arrête,
Sur les pas du Maître
Ils rassemblent les brebis.

Les amis du Bon Berger
Ne sont pas des mercenaires :
Nuit et jour ils veillent
Et combattent l’Ennemi.

L’Esprit Saint les a remplis
De la force des Apôtres
Et leur voix t’exhorte
A marcher sans défaillir.

Dieu te donne par leurs mains
Le ferment de l’Évangile
Et le Pain de vie :
Tu deviens le Corps du Christ.

Le Seigneur passe avec toi
Dans l’exode vers le Père,
Son amour te mène,
Ne crains pas petit troupeau
»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait »
Jean 1

Tu as voulu, Seigneur, illuminer ton Eglise par l’enseignement et par les exemples de saint Basile et de saint Grégoire de Naziance : accorde-nous de chercher humblement à connaître ta vérité pour que ta charité imprègne notre vie. Amen.

Dimanche 3 janvier – Epiphanie

« Conduits par une étoile
Et par la lumière de l’Esprit,
Vers l’Astre du matin,
le Fils du Dieu de gloire,
S’avancent
Trois mages d’Orient.

Au Roi qui vient de naître,
Ils font le présent d’un or très pur
Ils offrent leur encens
Au Dieu d’avant les siècles,
La myrrhe
Au Verbe rédempteur.

La science et la sagesse
Leur sont révélées dans cet enfant :
Il règne, silencieux,
Offert à tous les peuples,
Lumière
Levée pour les cœurs droits.
 
Au Fils né de la Vierge,
L’Eglise à son tour donne sa foi ;
Qu’il brille dans nos cœurs,
Qu’un jour nos yeux contemplent,
Sans ombre,
Sa gloire dans les cieux
»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des Mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.  Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin »Matthieu 2

Aujourd’hui, Seigneur, tu as révélé ton Fils unique aux nations, grâce à l’étoile qui les guidait ; daigne nous accorder, à nous qui te connaissons déjà par la foi, d’être conduits jusqu’à la claire vision de ta splendeur. Amen.

Lundi 4 janvier

« Infime semence
Où se cache et se concentre
Le déploiement d’un arbre immense :
Le Verbe du Dieu vivant,
Qui porte en sa main la terre et le ciel,
Vient reposer, lui, l’Éternel,
Dans le berceau de l’espace et du temps.

Tremblante lumière,
Où se voile et se concentre,
Incandescent, l’éclat du Père :
La grâce du Dieu très haut
Descend et se glisse au fort de la nuit,
Et sa douceur dans l’ombre luit,
Timide approche de l’astre nouveau.

La gloire infinie
Tout entière se concentre
Dans cet enfant né de Marie :
Visage du Dieu d’amour,
Où l’homme aperçoit, comme en un miroir,
Sa propre image, et va pouvoir
Se reconnaître en s’offrant à son tour »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain »
Matthieu 4

Seigneur, nous t’en prions, éclaire nos cœurs de ta lumière souveraine : nous trouverons alors la force d’avancer dans un monde obscur pour atteindre le pays du jour sans déclin. Amen.

Mardi 5 janvier

« Ils sont venus de l’Orient
Les mages guidés par l’étoile !
Ils sont venus manifester
L’enfant des âges :
Celui qu’honorent leurs présents
Vient pour régner en s’abaissant.

Jésus paraît près du Jourdain,
Il vient se soumettre au Baptiste !
Jésus paraît pour accomplir
Toute justice :
Abandonner son rang divin,
En partageant notre destin.

C’est à Cana de Galilée
Qu’advient le premier des miracles !
Jésus prévient dans ce repas
Le don de Pâques :
De l’eau en vin est transformée,
Le vin sera son sang versé.

L’heure est venue, nous le savons,
De suivre le Maître qui passe,
L’heure est venue, c’est maintenant,
De rendre grâce.
À Israël et aux nations
Le Fils dévoile sa mission »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? » Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. » Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte. Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes »Marc 6

Dieu éternel, c’est dans la réalité de notre chair que ton Fils unique est apparu ; puisque nous reconnaissons que son humanité fut semblable à la nôtre, donne-nous d’être transformés par lui au plus intime de notre cœur. Amen.

Mercredi 6 janvier

« En notre cœur s’était perdu
Le souvenir de ton visage.
Sur nos faces ne brillait plus
Ton image.
Isolés, sans nul appui
Pour trouver la ressemblance,
Nous errions dans la nuit.

Tu envoyas, dans ta pitié,
Pour éclairer notre détresse,
Tes prophètes qui ont livré
La promesse.
Leur parole, telle un feu
Sur la route d’espérance,
Nous guida vers ton Lieu.

Voici, la Vierge a enfanté
Et les oracles s’accomplissent.
Ton amour et ta vérité
Resplendissent.
Sous le voile de la chair,
Ta lumière inaccessible
Envahit notre hiver.

Tous n’ont pas vu ! Nous qui croyons,
Illuminés par ton mystère,
En ton Verbe, nous te nommons
Notre Père.
Aujourd’hui, finis les pleurs !
Ta semence incorruptible
A germé dans nos cœur »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)
« Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci »
Marc 6

Seigneur notre Dieu, soleil qui brille pour toutes les nations, accorde aux peuples de la terre de vivre en paix, et fais lever en nos cœurs l’admirable lumière qui a guidé les mages vers ton Fils. Amen.

Jeudi 7 janvier

« Église du Seigneur, exulte et chante,
Voici l’Époux !
Dans sa tendresse, il vient vers toi,
Lui qui change l’eau en vin,
En jubilation la plainte de ton deuil.

Entends le Bien-Aimé sur les collines
Et sur les monts !
Les temps nouveaux sont advenus,
Il demeure chez les siens,
Comme aux premiers jours, un peuple lui répond.

L’Amour te parle au cœur et se révèle,
Tes yeux le voient !
Scellant l’Alliance dans sa chair,
Il te donne son pardon,
Il étend sur toi le pan de son manteau.

Entends le chant de joie, le chant des noces,
Voici l’Agneau !
Son sang versé te sauvera,
Et les peuples rassemblés,
Palmes à la main, sans fin l’acclameront »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche »
Luc 4

Seigneur, avec ton Fils bien-aimé, l’aurore de ton jour éternel s’est levée sur toutes les nations : accorde à ton peuple de reconnaître la gloire de son Rédempteur et de parvenir à la lumière qui ne s’éteint pas. Amen.

Vendredi 8 janvier

« Etrangers, vous venez du lointain Orient.
Qui vous a révélé le secret de l’Enfant ?
Vous verrez la Sagesse en cette humble maison
Car il y a ici plus grand que Salomon.

A ce Roi inconnu, vous offrez des présents.
Mais qui donne son Bien en cet Avènement ?
Dans le  Fils bien-aimé vous sera dévoilé
L’infini de l’amour qui vous a façonnés.

Voyageurs de la nuit gardez bien en vos cœurs
Le trésor inouï de la joie du Sauveur.
Les mains nues, vous rentrez par un autre chemin,
Enrichis de sa paix pour tous ceux qui sont loin.

Déjà pointe le jour où la Sainte Cité
Dont il est le flambeau sera illuminée.
Le salut est offert à toutes les nations.
Vers son Nom qui est Saint, rois et peuples viendront »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. » De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait »
Luc 5

Dieu tout-puissant, tu as signifié par une étoile qu’un Sauveur était né pour le monde ; maintiens ta lumière en nos cœurs pour que nous entrions plus avant dans ce mystère. Amen.

Samedi 9 janvier

« Gloire à toi, Sauveur des nations,
Astre levé en Israël !
Tous les peuples te reconnaissent,
Toi le seul Dieu, la lumière du monde ;
Ils s’avancent vers ta clarté
Et se prosternent devant toi.

Gloire à toi, Soleil sans déclin,
Astre levé dans notre nuit !
Ton Église, tu l’illumines
En la plongeant dans les eaux du baptême ;
Tu l’épouses près du Jourdain
Et la revêts de ta splendeur.

Gloire à toi, qui viens à Cana,
Maître des signes et des temps !
De tes noces, voici la coupe,
Voici le vin de l’Alliance nouvelle,
Et ta gloire manifestée
Verse la joie sur l’univers »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)
En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue »
Jean 3

Dieu éternel et tout-puissant, tu as voulu que, dans ton Fils unique, nous devenions pour toi de nouvelles créatures ; que ta grâce nous modèle à l’image du Christ en qui notre nature est unie à la tienne. Amen.

Dimanche 10 janvier – Baptême du Seigneur

« Adam s’éloigne,
Il a quitté les rives du pays d’Eden.
Il n’entend plus
la voix qui l’appelait dans le jardin.
Penché sur les eaux sombres, les yeux ouverts,
Il ne voit plus l’image de son Dieu.

L’enfant tressaille :
Un chant nouveau
l’éveille aux profondeurs du sein ;
Les yeux fermés,
il danse quand s’approche le Seigneur :
Dès l’ombre originelle, le Saint Esprit
L’a consacré prophète du Très-Haut.

Tout va renaître :
Dans le désert un cri a devancé le jour,
Pour annoncer
Celui qui sanctifie toutes les eaux.
Debout au bord du fleuve, rempli de joie,
Le Précurseur attend l’Élu de Dieu.

Adam s’approche,
Il a rejoint les r’ves du pays d'exil.
Les eaux refluent
avant de se livrer au Feu vivant,
Lumière en qui s’épousent le ciel et l’eau,
Resplendissante image de son Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie »
Marc 1

Dieu éternel et tout-puissant, quand le Christ fut baptisé dans le Jourdain, et que l’Esprit Saint reposa sur lui, tu l’as désigné comme ton Fils bien-aimé ; accorde à tes fils adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. Amen.

Lundi 11 janvier

« Soleil levant
Sur ceux qui gisent dans la mort,
Tu es venu
pour que voient ceux qui ne voient pas,
Et tu guéris l’aveugle-né.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Lumière sur le monde ;
Que nous chantions pour ton retour :

Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !

Agneau pascal,
Agneau qui sauves de l’exil,
Tu es venu
racheter les brebis perdues,
Et tu payas le prix du sang.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Berger des sources vives ;
Que nous chantions pour ton retour :

Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple ! »
Hymne D. Rimaud – CNPL

« Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez- vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite »
Marc 1

Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta bonté : donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. Amen.

Mardi 12 janvier – St Aelred

« Quand un homme met sa joie
À aimer
Le ciel advient sur notre terre.
Loué sois-tu, Seigneur :
Saint Aelred de Rievaulx
Tel un miroir de l’amour
A resplendi de ta grâce !

Amoureux de ton amour
Il aimait
Sans d’autre but que l’amour même.
Tu l’as béni, Seigneur !
Sur l’autel de son cœur
Il s’est offert avec toi
Pour le salut de ce monde

Toi seul fis du serviteur
De l’amour,
Un maître sûr, un vrai disciple.
Il a porté ta croix,
Te suivant chaque jour,
Et partageant ton désir
De rendre gloire à ton Père.

Et dans l’arche de son cœur,
Silencieux
Il communiait à ta présence.
Seul avec toi, Seigneur,
Mais uni à chacun :
Il voulait être pour tous
Un serviteur et un frère.

Gloire à toi, ô Dieu vivant
Pour l’amour
Manifesté au long des âges.
Envoie encor l’Esprit,
Et qu’il imprime en nos cœurs
La ressemblance du Christ
Dont tes amis resplendissent !»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée »
Marc 1

Par ta grâce, Seigneur notre Dieu, Saint Aelred a su se faire tout à tous ; accorde-nous de suivre son exemple en nous dépensant pour nos frères et de garder ainsi entre nous l’unité de l’esprit par le lien de la paix . Amen.

Mercredi 13 janvier – St Hilaire

« Tu nous apparais, ô mon Dieu,
Sous les traits de cet homme
Tellement simple, juste et droit
Qu’il fait la joie des malheureux.

S’en étant remis à l’Esprit
Il est libre et commande,
Mais il ne hausse pas la voix,
Prête l’oreille au moindre cri.

Plein de compassion, il instruit
Puis il dresse la table :
Il donne Dieu aux affamés
Et leur partage ainsi sa vie.

Au temps de l’épreuve, il est seul.
Il défie l’impossible,
Il sait qu’un Autre est avec lui,
Il se confie au Bon Pasteur.

Alors tout un peuple le suit
Et retrouve son âme :
«  Dieu est en toi, nous le savons,
Sur ses chemins tu nous conduis. « 

Sa mort fit de lui un vivant,
Un ami, notre frère ;
Le célébrer c’est te louer
Et t’annoncer, Dieu très aimant.
Amen »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons »
Marc 1

Dieu qui nous as sauvés, exauce-nous ; transforme-nous en disciples de la lumière et en artisans de la vérité ; puisque en naissant de toi nous sommes devenus des fils de lumière, fais que nous sachions te rendre témoignage devant les hommes. Amen.

Jeudi 14 janvier

« Le chant nouveau que tu appelles,
Dieu créateur de l’univers,
Que ton Esprit le fasse naître,
Qu’il nous éveille
A la louange de ton nom !

C’est lui la voix qui intercède
Mais ne dit pas quel est son nom,
C’est lui qui met au fond de l’être
Ton nom de Père
Puis d’un murmure fait un chant.

C’est lui encor qui s’émerveille
En proclamant « Jésus, Seigneur !» :
Alors les hommes se souviennent
De l’aube en fête
Où tu relèves le Vivant.
 
Chaque parole de ton Verbe,
Et chaque signe qu’il a fait,
Il les embrase de lumière
Pour qu’ils éclairent
Notre chemin jusqu’à ton Jour.

Le chant nouveau que tu appelles,
Dieu créateur de l’univers
Nous l’accueillons de ta tendresse ;
Fais qu’il s’élève
Dans le grand souffle de l’Esprit
»
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui »
Marc 1

Tu as voulu, Seigneur, que la puissance de l’Évangile travaille le monde à la manière d’un ferment ; veille sur tous ceux qui ont à répondre à leur vocation chrétienne au milieu des occupations de ce monde : qu’ils cherchent toujours l’Esprit du Christ, pour qu’en accomplissant leurs tâches d’hommes, ils travaillent à l’avènement de ton Règne. Amen.

Vendredi 15 janvier – Sts Maur et Placide

« Désir en nous d’un temps
Qui ne s’écoulerait
Mais jaillirait sans cesse,
Et ne s’enfuirait plus
Sans manquer d’advenir,
Ainsi qu’une promesse.

Désir en nous d’un temps
Qui durerait toujours,
Mais comme une surprise,
Aussi stable et présent
Qu’un rocher de granit,
Et vif comme une brise.

Désir de voir l’instant
Rester comme en suspens,
Unique et sans rivage,
Estuaire où le temps
Amoncelle ses eaux,
Concentre tous ses âges.

Mais si l’instant devient
lui-même éternité :
Qu’il garde sa figure,
Et son air imprévu,
Comme un premier amour,
Un souffle et un murmure !

Désir de posséder
Mais sans rien retenir
Car tout n’est que partage :
Aux regards éblouis
Le soleil est offert,
Jouant dans les nuages.

Désir de n’être plus
Nous-mêmes que désir
Dans une pure attente,
Lumineuse et comblée
Mais jamais rassasiée,
Et même plus ardente.

Désir en nous… de Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil »
Marc 2

Seigneur notre Dieu, tu nous as donné un admirable exemple de vie monastique dans les saints Maur et Placide ; accorde-nous de marcher sur leurs traces afin de partager leur bonheur auprès de toi. Amen.

Samedi 16 janvier _ Bhse Vierge Marie

« Marie, servante du Seigneur,
Toi qu’un ange visite,
Tu crois l’impossible !
L’Esprit te couvre de son ombre,
Et le Verbe prend chair.

Il naît en grande pauvreté :
Une étable en témoigne,
Pour toi, c’est merveille :
L’Enfant annonce le Dieu pauvre,
A qui tout appartient.

Longs jours au temps de  Nazareth,
Tout est paix et louange,
Bonheur et partage.
Jésus découvre dans le Livre
Le salut annoncé.

Voici qu’aux noces de Cana
Quelques mots te suffisent,
Jésus les exauce !                        
Alors voyant le premier signe,
Les disciples croiront.

Marie debout près de la croix,
Le disciple t’accueille…
Echange de grâce :
Alors chacun trouve dans l’autre
Le visage du Christ.

Viendra le jour où l’Esprit Saint
Est donné aux Apôtres,
Comme eux tu l’accueilles.
L’Eglise naît dans ce grand souffle      
Qui unit les vivants… »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs »
Marc 2

Dieu très bon, pardonne à tes serviteurs leur péché, et puisque nous ne pouvons nous prévaloir de nos actes, que l’intercession de la Mère de ton Fils nous obtienne de toi le salut. Amen.

Dimanche 17 janvier – 2ème T. O.

« Christ est vivant, son jour se lève,
Resplendissant comme un flambeau ;
Acclamons l’Agneau véritable
Dont le sang nous a rachetés.

L’Esprit déjà nous fait renaître,
Nous purifiant des vieux ferments ;
Célébrons la Pâque nouvelle
Désirée d’un ardent désir.

Prenons le pain, buvons la coupe,
L’Amour vainqueur nous y convie ;
Recevons l’unique héritage :
Dieu lui-même nous est livré !

Voici l’Époux, il nous appelle,
Relevons-nous d’entre les morts !
Accueillons Celui qui s’avance :
Notre vie sera chant nouveau »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre »
Jean 1

Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l'univers du ciel et de la terre : exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et fais à notre temps la grâce de la paix. Amen.

Lundi 18 janvier

« Au commencement, Seigneur, tu m'as appelé !
Tu murmurais mon nom en façonnant la terre,
Aucune voix ne peut couvrir
La première promesse ;
Que s'engendre dans mon corps
Ta parole, ô mon Dieu !

Au commencement, Seigneur, tu m'as regardé !
Et je sais désormais que tes yeux sont lumière :
Tu as fait luire au fond de moi,
Traversant la pénombre,
Un éclat de vrai désir,
Ton image, ô mon Dieu !

Tout au long du temps, Seigneur, tu restes caché !
La trace de tes pas nous conduit vers nos frères :
Tu es présent dans notre foi,
Comme sève profonde,
Tu fais croître les sarments
De ta vigne, ô mon Dieu !

Tes commencements, Seigneur, sont l'éternité !
Nos vies sont le jardin dont tu attends l'offrande ;
Le vent gémit sur la moisson
Qui sommeille en ce monde,
Près de l'arbre où s'accomplit
Ta patience, ô mon Dieu ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves »
Marc 2

Seigneur, tu demandes à ton Église d’être le lieu où l’Évangile est annoncé en contradiction avec l’esprit du monde. Donne à tes enfants assez de foi pour ne pas déserter mais témoigner de toi devant les hommes en prenant appui sur ta parole. Amen.

Mardi 19 janvier

« Bientôt l'aurore se lèvera
Sur l'inconnu d'un jour nouveau !
Et la puissance
De l'espérance
Perce la nuit.

Déjà les hommes reprennent cœur
Pour le combat interrompu !
Dans la violence
De la confiance
Passe l'Esprit.

Tenant la veille auprès du Seigneur
Nous rappelons la mort du grain !
Que la patience
De la semence
Donne l'épi.

La nuit avive notre désir
De voir monter le dernier jour !
Par sa présence,
Dans le silence,
Dieu nous séduit »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat »
Marc 2

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t'aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu'ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l'Église. Amen.

Mercredi 20 janvier – St Cyprien Tansi

« Près de toi, je suis .
Tu me regardes .
Nul autre bien que le silence ,
Parole sans parole, ensoleillée
Au voisinage de mon Dieu .

A tes pieds, assis .
Toi seul me gardes.
Nul autre lieu que ta présence :
Louange pour louange, murmurée
Au voisinage de mon Dieu .

Tisserand , ma vie ,
Un chant de harpe .
Nulle autre trame que l’alliance :
Saison après saison , jouée , tissée ,
Au voisinage de mon Dieu.

Loin de toi, la nuit.
Ton Jour me tarde.
Nulle autre fin que ma naissance :
Visage à mon visage, éternité
Au voisinage de mon Dieu »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat »
Marc 3

Seigneur notre Dieu, tu as appelé le bienheureux prêtre Cyprien-Michel à mener la vie monastique sans rien perdre du zèle apostolique du pasteur. Accorde-nous, à son intercession, de chercher inlassablement l’avènement de ton Règne, en persévérant dans la prière. Amen.

Jeudi 21 janvier – Sainte Agnès

« Voici ton jour qui vient,
Servante de l’Agneau,
Le jour de ton Exode
Face aux ténèbres.

Sur toi passe la nuit
D’angoisse et de douleurs :
Mais nul ne peut te prendre
Ton espérance.

Pourquoi es-tu livrée
Aux mains des insensés ?
Jésus n’a de réponse
Que son offrande.

Il joint à sa Passion
La mort de ses martyrs,
Ainsi, dans ton épreuve,
Grandit l’Eglise.

Tu souffres pour son Corps
Il souffre dans le tien.
Le Christ déploie sa force
En ta faiblesse.

Voici ton jour qui vient,
Servante de l’Agneau,
Tu montes vers ta Pâque,
Dans la lumière »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître »
Marc 3

Dieu éternel et tout-puissant, tu choisis les créatures les plus faibles pour confondre les puissances du monde ; tandis que nous célébrons l’anniversaire du martyre de sainte Agnès, accorde-nous d’imiter sa fermeté dans la foi. Amen.

Vendredi 22 janvier

« À la mesure sans mesure
De ton immensité
Tu nous manques, Seigneur.
Dans le tréfonds de notre cœur
Ta place reste marquée
Comme un grand vide, une blessure.

À l’infini de ta présence
Le monde est allusion,
Car tes mains l’ont formé.
Mais il gémit, en exilé,
Et crie sa désolation
De n’éprouver que ton silence.

Dans le tourment de ton absence,
C’est toi déjà, Seigneur,
Qui nous a rencontrés.
Tu n’es jamais un étranger,
Mais l’hôte plus intérieur
Qui se révèle en transparence.

Cachés au creux de ton mystère,
Nous te reconnaissons
Sans jamais te saisir.
Le pauvre seul peut t’accueillir,
D’un cœur brûlé d’attention,
Les yeux tournés vers ta lumière »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra »
Marc 3

Dieu tout-puissant, force de ceux qui espèrent en toi, sois favorable à nos appels : puisque l’homme est fragile et que sans toi il ne peut rien, donne-nous toujours le secours de ta grâce ; ainsi nous pourrons, en observant tes commandements, vouloir et agir de manière à répondre à ton amour. Amen.

Samedi 23 janvier – Bhse Vierge Marie

« Tu es belle, ô Marie,
Eve nouvelle,
Jamais femme n’a tant reçu,
Aucune n’a tant donné,
O Vierge heureuse d’avoir cru.

Tu es douce, ô Marie,
Humble servante,
Jamais femme n’a tant aimé,
Aucune n’a tant donné,
En ta maison Dieu se complaît.
Tu es mère, ô Marie,
Toujours présente,
Jamais femme n’a tant souffert,
Aucune n’a tant donné,
Debout quand meurt son premier-né.
Tu es sainte, ô Marie,
Comblée de grâce,
Jamais femme n’a tant prié,
Aucune n’a tant donné,
Jésus ton Fils nous a sauvés »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête »
Marc 3

Puisque nous célébrons la mémoire de la très sainte Vierge Marie, accorde-nous, Seigneur, par son intercession, d’avoir part à la plénitude de ta grâce. Amen.

Dimanche 24 janvier – 3ème T. O.

« La louange du premier jour
N’a pas de fin :
Point de vie qui n’exulte
De voir monter l’aurore,
Premier don de ton amour…
Alleluia,
Père des lumières, sois béni !

Le soleil ne revient jamais
De l’occident :
Toute grâce est nouvelle
Et les chemins sont vierges
Vers ce jour que tu promets…
Alleluia,
Père des lumières, sois béni !

Sur nos yeux ne demeure rien
De ta splendeur,
Mais le cœur fait paraître
Une blessure claire,
Une brèche au feu divin…
Alleluia,
Père des lumières, sois béni !

Le Sauveur au huitième jour
A fait surgir
La lumière indicible
Qui affleurait nos rives
Aux clartés du premier jour…
Alleluia,
Père des lumières, sois béni ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite »
Marc 1

Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, afin qu'au nom de ton Fils bien-aimé, nous portions des fruits en abondance. Amen.

Lundi 25 janvier – Conversion de St Paul

« Vienne la lumière dissiper les ténèbres
Qui menacent l’Église
Quand Saül va son chemin,
Vers Damas, sous le soleil.
La Loi est sa justice,
Son orgueil et son combat,
Glaive du Dieu de gloire.

Vienne dans son âme tout l’éclat de la grâce
Du Seigneur de l’Église :
Jésus vit dans les siens.
Ô mystère éblouissant !
Celui qu’il persécute,
C’est Jésus ressuscité,
Tête du Corps de gloire.

Dieu qui se révèle reconduit au silence
L’ennemi de l’Église :
La nuit couvre ses yeux.
L’Esprit parle à son esprit.
Dans l’eau de son baptême,
Il est mort avec le Christ
Pour une vie nouvelle.

Fort de l’Évangile, il en dit les merveilles
Aux confins de l’Église ;
Et Paul va son chemin
Vers le proche et le lointain.
L’Esprit ôte le voile
Quand l’aveugle est fait témoin :
Gloire du Dieu de grâce ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien »
Marc 16

Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l'Apôtre saint Paul, dont nous célébrons aujourd'hui la conversion. Accorde-nous d'aller vers toi en cherchant a lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de ton Évangile. Amen.

Mardi 26 janvier – Sts Fondateurs

« Chaque jour est un temps nouveau,
Passe encor, Souffle du Très haut,
Qui d’exode en exode
Affermis nos Pères
Dans la foi.

Sans appui, hors la pauvreté,
Librement ils ont tout quitté
Pour servir le seul Maître,
Et le suivre ensemble
D’un seul cœur !

Impatient, brûlant comme feu,
Son appel se fait impérieux :
Revenir à la source,
Retrouver la grâce
De Benoît.

Leur chemin sera sans détour,
Pas d’amour sans œuvre d’amour ;
Ils tiendront leur promesse,
Et vivront en moines,
Simplement.

Et ces hommes d’un seul désir,
Au désert pour nous vont bâtir
La cité fraternelle
Dont les portes s’ouvrent
Vers l’Orient.

Chaque jour est un temps nouveau,
Passe encor, Souffle du Très haut,
Qui, d’exode en exode,
Nous conduis vers l’aube
De demain »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres »
Jean 15

Dieu éternel et tout-puissant, à celui qui abandonne tout pour suivre ton Fils, Jésus Christ, tu te donnes toi-même en récompense ; accorde-nous de suivre l’exemple de nos saints Pères en la vie monastique Robert, Albéric et Etienne ; encouragés par leur prière, que nous ayons au fond du cœur le désir ardent de courir vers la vie éternelle. Amen.

Mercredi 27 janvier

« Splendeur jaillie du sein de Dieu,
Lumière née de la lumière,
Avant que naisse l’univers
Tu resplendis dans les ténèbres.

Nous t’adorons, Fils bien-aimé,
Objet de toute complaisance ;
Le Père qui t’a envoyé
Sur toi fait reposer sa grâce.

Tu viens au fond de notre nuit
Pour tous les hommes de ce monde ;
Tu es la source de la vie
Et la lumière véritable.

À toi, la gloire, ô Père saint,
À toi, la gloire, ô Fils unique,
Avec l’Esprit consolateur,
Dès maintenant et pour les siècles »
Hymne A. Riviere – CNPL

« En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. » Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux- là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un »
Marc 4

Seigneur, Roi du ciel et de la terre, dirige et sanctifie, ordonne et gouverne aujourd’hui nos cœurs et nos corps, nos pensées, nos paroles et nos actions : fais-nous suivre ta volonté et tes ordres afin qu’ici-bas et pour toujours nous vivions, par ta grâce, libres et sauvés. Amen.

Jeudi 28 janvier – St Thomas d’Aquin

« Chercheurs du Dieu vivant,
Dans cette ardeur à scruter ses promesses
C’est lui d’abord qui vous appelle
Et vous rejoint sans cesse,
Car il vous établit
Disciples et docteurs de la sagesse.

L’Esprit vous a conduits
Jusqu’à la source de la connaissance,
Et la parole des Apôtres,
Est le miroir intense
Où vous apercevez
Le Verbe dans l’éclat de sa présence.

Voici dans votre main,
Voici la clé de la science éternelle,
Vous avez su trouver la porte
Et pénétrer par elle
Jusqu’au trésor caché
Où l’homme se reçoit du Dieu fidèle.

Le sel vous est donné
Pour exprimer la saveur de la grâce,
Le goût de Dieu, la joie promise
Qui verse en nous l’audace
D’aimer la vérité
D’un cœur qui ne s’effraie, que rien ne lasse »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a »
Marc 4

Dieu qui as fait de saint Thomas d’Aquin un modèle admirable par sa recherche d’une vie sainte et son amour de la science sacrée, accorde-nous de comprendre ses enseignements et de suivre ses exemples. Amen.

Vendredi 29 janvier

« Un jour nouveau commence,
Un jour reçu de toi,
Père,
Nous l’avons remis d’avance
En tes mains tel qu’il sera.

Émerveillés ensemble,
Émerveillés de toi,
Père,
Nous n’avons pour seule offrande
Que l’accueil de ton amour.

Marqués du goût de vivre,
Du goût de vivre en toi,
Père,
Nous n’avons pas d’autres vivres
Que la faim du pain rompu.

Comment chanter ta grâce,
Comment chanter pour toi,
Père,
Si nos cœurs ne veulent battre
De l’espoir du Corps entier ?

Le jour nouveau se lève
Le jour connu de toi,
Père ;
Que ton Fils dans l’homme achève
La victoire de la croix ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier »
Marc 4
Tu demandes à l’humanité, Dieu créateur, de se perfectionner de jour en jour et d’achever par son travail l’œuvre immense de la création ; aide-nous à faire que tous les hommes aient des conditions de travail qui respectent leur dignité : qu’en s’efforçant d’améliorer leur propre sort, ils agissent avec un esprit de solidarité et de service. Amen.

Samedi 30 janvier – Bhse Vierge Marie

« Vierge Marie, ô Notre Dame,
Qui t’appelle sans être écouté ?
Tu sais l’espérance et la crainte
dont est rempli le cœur humain.
         Reine du ciel, humble servante
         Conduis-nous à Jésus Christ,
         Toi qui reflètes sa lumière
         Sur ceux qui marchent dans la nuit
Mère du Christ, ô notre Mère
Montre nous comment aimer ton Fils,
Fais nous découvrir dans le pauvre
Le vrai visage du Seigneur.
         Ouvre nos yeux à la détresse
         De celui qui chaque jour
         Porte le poids de sa misère,
         Et qui demande notre amour.


Vierge Marie, comblée de grâce,
Que la paix promise à Noël
S’étende aujourd’hui sur la terre
Dans la confiance et le pardon.
         Dieu est fidèle à sa parole …
         Que ta foi inébranlée,
         Soit une force pour la nôtre :
         L’amour fera germer la paix »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Marc 4

Tu as voulu, Seigneur, qu’à l’annonce de l’ange, ton Verbe pris chair dans le sein de la Vierge Marie ; réponds à nos supplications : puisque nous la croyons vraiment Mère de Dieu, fais que nous trouvions secours dans sa prière auprès de toi. Amen.

Dimanche 31 janvier – 4ème T. O.

« Au premier jour de notre monde
Quand Dieu sépare la lumière des ténèbres,
Te voici déjà, Nouvel Adam,
Soleil levant au jardin de la Genèse.
Jésus Christ, notre Seigneur,
Tu es ressuscité !

Au premier jour de la semaine
Voici la table où tu convies tous les disciples,
Pour rompre le pain, boire le vin,
Fils Bien-Aimé, Parole et Vie éternelle.
Jésus Christ, notre Seigneur,
Tu es ressuscité !

Au dernier jour de notre Histoire
Voici l’Épouse qui descend d’auprès du Père.
Le peuple sauvé, tu le conduis,
Agneau vainqueur, jusqu’à l’arbre de la vie.
Jésus Christ, notre Seigneur,
Tu es ressuscité ! »
Hymne C.f.c. (
Commission francophone cistercienne)

« Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée »
Marc 1

Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t'adorer sans partage, et d'avoir pour tout homme une vraie charité. Amen.