Jeudi 1er février

« A-t-on jamais entendu dire
Qu’un berger donne sa vie pour ses brebis,
Qu’il les nourrisse de son Corps
Et les mène vers des eaux toujours nouvelles ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !
Un fils de roi fut-il esclave,
Le vit-on laver les pieds de ses amis,
Puis de bon gré s’offrir aux coups,
Pardonnant jusqu’au baiser reçu du traître ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !

Y eut-il un Dieu comme le nôtre,
Pour mourir, abandonné, sur une croix,
N’étant plus rien qu’un cri de soif,
Des blessures dont le sang s’écoule en terre ?
C’est ainsi que Dieu nous a aimés !

De cet amour qui fit le monde
Et refit ce que les hommes avait défait,
De cet amour de vaste ciel,
Jésus-Christ nous a donné le témoignage,
Et l’amour jamais ne passera ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient »
Marc 6

Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t'adorer sans partage, et d'avoir pour tout homme une vraie charité. Amen.

* * * * * *

Vendredi 2 février - Présentation du Seigneur

« Voici deux tourterelles
Offertes pour le Fils :
C'est lui
Qui offrira sa vie
Pour prix des enfants infidèles

Il entre dans le Temple,
Marie le porte à Dieu :
C'est lui
Le temple où Dieu se dit
À ceux qui déjà le contemplent.

Remis aux mains du prêtre,
L'enfant est consacré :
C'est lui
Le don qui s'accomplit,
L'amour qui consacre tout être.

Enfant de la promesse
Pour Anne et Syméon,
C'est lui
Qui veille dans leur nuit,
Clarté que leurs yeux reconnaissent.

Longtemps, jusqu'à cette heure,
Au seuil, ils attendaient :
C'est lui
Qui les accueille ici,
Il vient nous ouvrir sa demeure »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui »
Luc 2

Dieu éternel et tout-puissant, nous t'adressons cette humble prière : puisque ton Fils unique, ayant revêtu notre chair, fut en ce jour présenté dans le Temple, fais que nous puissions aussi, avec une âme purifiée, nous présenter devant toi. Amen.

* * * * * *

Samedi 3 février - Bhse Vierge Marie

« Humble servante du Seigneur,
Amour éveillé par la grâce,
Dieu te choisit.
Heureuse, tu accueilles le message
Du Maître de la vie.

Terre féconde au vent de Dieu,
Ta glaise nourrit la semence,
Dieu te bénit.
Le Verbe peut germer dans ton silence,
Tu portes Jésus-Christ.

Mère attentive aux joies des cœurs,
Tu pries, et le signe de fête,
Dieu l’accomplit.
C’est l’heure où, parmi nous, se manifeste
La gloire de ton Fils.

Femme debout près de la croix,
Voici la nouvelle genèse,
Dieu se fait nuit.
C’est l’heure où dans ton cœur passe le glaive:
Tu donnes Jésus-Christ.

Joie de l’Église au long du temps,
Tu portes l’espoir du Royaume:
Christ est vivant!
Éclaire notre route jusqu’à l’aube,
Étoile de l’Avent »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement »
Marc 6

Dieu éternel et tout-puissant, tu es la lumière de toutes les lumières, et le jour qui ne finit pas ; dès le matin de ce jour nouveau nous te prions : que la clarté de ta présence, en chassant la nuit du péché, illumine nos cœurs. Amen.

* * * * * *

Dimanche 4 février - 5ème T. O.

« Jour du Vivant
Pour notre terre !
Le fruit
Que Dieu bénit
Mûrit en lumière :
Soleil déchirant la nuit !

Jour du Vivant
Sur notre histoire !
Le corps,
Hier meurtri,
Rayonne sa gloire :
L'amour a brisé la mort !

Jour du Vivant
Sur tout exode !
De l'eau
Et de l'Esprit
Renaissent les hommes :
Chacun porte un nom nouveau !

Jour du Vivant,
Si loin, si proche !
Le vin
Nous est servi,
Prémices des noces :
La joie du Royaume vient !

Jour du Vivant
Offert au Souffle !
Le feu
Soudain a pris,
Créant mille sources :
Le monde rend grâce à Dieu ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons »
Marc 1

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille ; et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde-nous sous ta constante protection. Amen.

* * * * * *

Lundi 5 février - Ste Agathe

« Voici ton jour qui vient,
Servante de l’Agneau,
Le jour de ton exode
Face aux ténèbres.

Sur toi passe la nuit
D’angoisse et de douleurs :
Mais nul ne peut te prendre
Ton espérance.

Pourquoi es-tu livrée
Aux mains des insensés ?
Jésus n’a de réponse
Que son offrande.

Il joint à sa Passion
La mort de ses martyrs,
Ainsi, dans ton épreuve,
Grandit l’Eglise .

Tu souffres pour son Corps
Il souffre dans le tien.
Le Christ déploie sa force
En ta faiblesse.

Voici ton jour qui vient,
Servante de l’Agneau,
Tu montes vers ta Pâque,
Dans la lumière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés »
Marc 6

Que sainte Agathe implore pour nous ton pardon, Seigneur, elle qui sut également te plaire par la consécration de sa virginité et par son courage dans le martyre. Amen.

* * * * * *Mardi 6 février - Sts Paul Miki et comp.

« O vous qui donnez tout
Jusqu’à l’extrême de la vie,
Jusqu’à l’extrême de l’amour,
Dans l’agonie de votre attente,
Vous voici devenus
Les témoins de l’espérance

Martyrs de l’amitié
Sans rien savoir du jour qui vient,
Dans les ténèbres de la foi,
Vous annoncez le Dieu fidèle,
Vous serez dans la nuit
Les témoins de sa présence.

Martyrs de Jésus Christ,
Vous le suivrez jusqu’à la croix,
Jusqu’à sa mort dans l’abandon,
Dans l’inconnu de votre épreuve
Vous serez en mourant
Les témoins de son offrande.

Martyrs en un pays
Marqué du feu de la douleur,
A lui vos cœurs se sont donnés,
Dans la passion qui vous rassemble
Vous voici devenus
Simplement une semence »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre »
Marc 7

Dieu qui es la force de tous les saints, tu as appelé Paul Miki et ses compagnons à passer par la croix pour entrer dans la vie ; accorde-nous de garder comme eux jusqu'à la mort la foi que nous proclamons. Amen.

* * * * * *

Mercredi 7 février

« Quand le jour marche vers l’oubli,
Que ta mémoire, ô Dieu très bon,
Recueille au vif de ton pardon,
Le poids des instants de nos vies.

Lorsque l’obscur nous envahit,
Que ta douceur, ô Dieu très bon,
Accueille en un ultime don,
Nos vies en parfum de grand prix.

En nous bordant de ton Esprit,
N’oublie surtout, Père très bon,
Aucun de tous nos compagnons,
Blottis près du Fils en sa nuit »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur.»
Marc 7

Seigneur notre Dieu, ouvre nos cœurs à l'intelligence des Écritures afin que nous portions témoignage à ton Fils qui est mort pour nous. Amen.

* * * * * *

Jeudi 8 février

« Il monte, le jour, comme un feu,
Il embrase le ciel et la terre.
Depuis l’aube originelle,
Le Verbe est toute joie devant l’œuvre de Dieu.
De son cœur un chant s’élève :
« Je te rends grâce, ô Père ».

Il sort, le vivant, du tombeau,
Il dissipe la nuit de tristesse
Répandue sur le Calvaire.
La chair qui fut meurtrie a surgi de nouveau,
Elle exulte d’allégresse :
« Je te rends grâce, ô Père ».

L’époux au matin resplendit
Pour les noces du ciel à la terre,
Revêtue de sa lumière.
Une hymne silencieuse en réponse jaillit,
C’est l’Esprit qui s’émerveille :
« Je te rends grâce, ô Père ».

À ceux qu’il unit à présent,
Comme signe d’alliance éternelle,
Jésus donne son corps même.
Avec le Premier-né, en un geste d’enfant,
L’Église offre sa prière :
Nous te rendons toute grâce, ô Père »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle »
Marc 7

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille ; et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde-nous sous ta constante protection. Amen.

* * * * * *

Vendredi 9 février

« Ton cœur dans nos joies se découvre,
Seigneur, l'avons-nous reconnu ?
Comment ramener vers leur source
Les biens que nos mains ont reçus ?

Un seul peut traduire en louange
Le don et le poids de ce jour ;
Un seul vient combler ton attente,
Seigneur, et répond à l'amour.

Jésus, au profond de nous-mêmes,
Saisit notre chant dans le sien ;
Ainsi ta Parole éternelle
Prend corps dans nos mots quotidiens.

Sa voix rend plus haute et plus vaste,
Au souffle puissant de l'Esprit,
L'obscure espérance des âges
Qui passe et reflue sur nos vies.

Les cris et les pleurs qu'on étouffe,
Par lui monteront jusqu'à toi ;
Ses mains t'offriront notre coupe
Remplie de douleur et de joie.

Qu'il soit ta lumière en ce monde,
Ton cœur et le nôtre à la fois ;
Qu'il soit aujourd'hui ta réponse,
Seigneur, comme il est notre voix »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muet »
Marc 7

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Amen.

* * * * * *

Samedi 10 février - Ste Scholastique

« Pour toi, Fils de Dieu,
Le nard de grand prix,
La vie donnée sans jamais la reprendre;
Pour toi la louange
De ta servante.

Vers toi, Jésus-Christ,
L’écoute du cœur,
Ton nom crié sans briser le silence;
Vers toi la violence
De l’espérance.

Par toi, Serviteur,
La force d’aimer,
La longue marche au désert de l’absence;
Par toi la descente
Dans la souffrance.

En toi, Bien-aimé,
La paix du désir,
La joie parfaite que nul ne peut prendre:
Ta vie en offrande
Pour ta servante »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ces jours-là, comme il y avait une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha »
Marc 8

En célébrant la mémoire de sainte Scholastique, Seigneur, nous te prions : fais que nous sachions, nous aussi, te servir avec une charité sans défaut et goûter la douceur de ton amour. Amen* * * * * *
Dimanche 11 février - 6ème T. O.

« Allez aujourd'hui vers la joie qui s'avance :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il renaît en lui,
L'éternelle enfance.

Elle est consommée
L'œuvre des sept jours
Dans l'éveil du dimanche !
Le temps peut reprendre son cours
Mais tout est transformé.
Voici de nouveaux signes :
Le Pain, semence
Des moissons de Dieu,
Et le vin, sève de sa vigne.

Vivez aujourd'hui la mémoire pascale :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il fait route en lui,
sa patrie natale.

Elle est accomplie
L'œuvre du Vivant
Qu'annonçait la promesse !
À nous de puiser maintenant
Nos vivres dans sa vie.
L'amour tient table ouverte,
Sa voix nous presse
Au festin de Dieu :
Jour de joie, jour de Pâque offerte !

Chantez aujourd'hui l'indicible merveille :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il se perd en lui
Une vie nouvelle »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui »
Marc 1

Dieu qui veut habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce ; alors tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure. Amen.

* * * * * *

Lundi 12 février

« Père très bon,
Oublie que nous t'oublions,
Que l’Esprit éveille en nous
La mémoire de ton nom :
Que ton nom brûle nos cœurs !

Dieu des Vivants.
Le peuple de tes enfants
Reprend vie en ton amour
Tu le crées à chaque instant,
Chaque instant mène à ton jour.

Toi, le Dieu saint
Voici que tu nous rejoins
En Jésus notre Sauveur
Et c’est lui notre chemins,
Ton chemin, Dieu, et le notre» Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive »
Marc 8

Dieu qui nous as fait parvenir au début de ce jour, sauve-nous aujourd'hui par ta puissance : que nos cœurs ne s'abandonnent pas au péché mais que, par nos pensées, nos paroles et nos actes, nous cherchions la justice du Royaume. Amen.

* * * * * *

Mardi 13 février

« Béni de Dieu
En qui le Père se complaît,
Tu es venu
baptiser l’homme dans ta mort,
Et le Jourdain baigna ton corps.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Justice du Royaume ;
Que nous chantions pour ton retour :

Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !

Rocher nouveau
D’où sort le Fleuve de la vie,
Tu es venu
abreuver ceux qui croient en toi,
Et tu laissas s’ouvrir ton cœur.
Ô viens, Seigneur Jésus
Fontaine intarissable ;
Que nous chantions pour ton retour :

Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !»
Hymne Didier RImaud/SCNPL)

« En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze. – Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
Marc 8

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t'aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu'ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l'Église. Amen.

* * * * * *

Mercredi 14 février - Cendres

« Veux-tu renaître d’un vrai repentir ?
Ne crains pas de t’ouvrir
A la brûlure de l’Esprit,
Et tes cendres précaires
Deviendront braise
Pour t’éprendre d’un Dieu
Qui embrase la terre.

Veux-tu revivre par lui et guérir ?
Ne crains pas de t’offrir
Au geste ferme du Potier :
En ses mains ta poussière
Deviendra glaise,
L’œuvre même du Dieu
Qui façonne les siècles.

Veux-tu que germe ta gloire à venir ?
Ne crains pas de mourir
Au monde ancien, aux vains désirs,
Et la grâce nouvelle
Deviendra sève
Pour qu’à l’heure de Dieu
Eclose ta lumière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux- là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux- là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux- là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume- toi la tête et lave- toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra »
Mt 6

Accorde-nous, Seigneur, de savoir commencer saintement, par une journée de jeûne, notre entraînement au combat spirituel : que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal. Amen.

* * * * * *

Jeudi 15 février

« C'est lui qui ouvrira la mer
Sous les pas de son peuple,
Lui, le Fils de Dieu,
Le Fils de l'homme,
Jésus, notre Sauveur.

C'est lui dans la nuée de feu,
Qui fera une route,
Lui, le Bien-aimé,
L'ami des hommes
Et notre Rédempteur.

Il marche vers son Dieu pour nous
Et nous prend dans sa Pâque ;
Lui agit en nous
Avec sa force
De Verbe créateur

Viendra sur l’univers l’Esprit
Qui rassemble et libère,
Souffle qui conduit
Et qui transforme
Un peuple de pécheurs »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » Il leur disait à tous : Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »
Luc 9

Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l'univers du ciel et de la terre : exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et faits à notre temps la grâce de la paix. Amen.

* * * * * *

Vendredi 16 février

« Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ta Parole
Nous a nourris dans le désert
Comme un pain,
Et nous poursuivons notre marche.

Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ta Promesse,
Tu l’as remise entre nos mains
Comme un feu,
Et nous gravissons la montagne.

Dieu du Prophète Élie,
Dieu vivant,
Ton visage,
Tu l’as voilé quand tu passais
Dans le vent,
Et nous avons su ta présence.

Père de Jésus Christ,
Dieu vivant,
Ton alliance
Pour toute chair s’est accomplie
Sur la croix,
Et nous renaissons de ton Souffle
»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront »
Mt 9

Que ta bienveillance nous accompagne, Seigneur, durant ces jours de privation, pour que la discipline imposée à nos corps soit vraiment pratiquée avec amour. Amen.* * * * * *Samedi 17 février

« Ce Dieu qui ne veut se suffire
Pour l’homme
Se passionne.
Nul dessein
Hormis d’aller s’offrir
En partage au désir
Des humains.

Ce Dieu qui a tant à nous dire
Immole
Sa Parole.
La nuit vient :
L’Agneau seul pour subir
Le tourment des martyrs
Ne dit rien.

Ce Dieu qui ne veut pas proscrire
Pardonne
Tant d’opprobres.
Nul chemin
Hors celui de souffrir
En victime et mourir
Pour chacun.

Ce Dieu qui ne peut se dédire
Transforme
Nos vies mornes.
Le jour vient:
Jésus doit accomplir
La promesse à tenir
Au matin »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent »
Luc 5

Dieu fort, Dieu éternel, regarde notre faiblesse: pour nous protéger, étends sur nous ta main toute-puissante. Amen.

* * * * * *

Dimanche 18 février - 1er carême

« Habitant du désert,
A l’heure du combat
Résiste au Menteur.
Ferme ton oreille à ses ruses
Et avance au nom de Jésus :
Le pain de sa Pâque
T’est offert.

Au sommet du Tabor,
Découvre le secret
Du Fils bien-aimé.
Vois comme il rayonne de gloire,
C’est en lui que Dieu met sa joie.
Lui seul nous libère
De la mort.

Le Seigneur aujourd’hui
Promet de relever
le Temple en trois jours.
Garde sans douter sa parole ;
Il nous parle ici de son Corps,
Son Corps que le Père
glorifie.

Dans ta marche au désert
Regarde sur la croix
Le prix du salut
Dieu pour nous sauver des ténèbres
a donné son Fils bien-aimé :
Contemple sa gloire
Humilié.

Le grain meurt, silencieux…
Comprends devant ses fruits
Le signe donné.
Christ entre nos mains s’abandonne
pour que naisse un monde nouveau :
Il s’offre en prémices
Devant Dieu.

Il est proche le Jour
Où Dieu rassemblera
Ses fils dispersés.
Jour du Christ où passe le peuple
Baptisé dans l’eau et le feu :
O jour de victoire
Pour l’amour ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile »
Marc 1

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, tout au long de ce Carême, de progresser dans la connaissance de Jésus Christ et de nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle. Amen.

* * * * * *

Lundi 19 février

« Dieu parfois vient parler aux hommes,
Dieu parfois ne dit rien;
Seigneur, réponds-nous
Quand survient le doute.

Dieu parfois est l’ami tout proche,
Dieu parfois reste loin;
Seigneur, soutiens-nous
Quand survient l’angoisse.

Dieu parfois nous remplit de force,
Dieu parfois semble mort;
Seigneur, défends-nous
Quand survient la chute.

Toi qui es l’avenir du monde,
Toi qui es son espoir,
Seigneur, aujourd’hui
Que ta paix survienne
»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est- ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes- nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez- vous- en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons- nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux- ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Matthieu 25

Fais-nous revenir à toi, Dieu notre Sauveur, et pour que ce Carême nous soit profitable, ouvre nos esprits à l’intelligence de ta loi. Amen.

* * * * * *

Mardi 20 février

« Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable !
Béni sois-tu pour l’autre voix
Qui sait ton Nom, qui vient de toi
Et donne à notre humanité
De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,
Nous te voyons prendre ta part
De nos souffrances.
Béni sois-tu d’avoir montré
Sur le Visage bien-aimé
Du Christ offert à nos regards
Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois-tu d’avoir semé
Dans l’univers à consacrer
Des mots qui parlent aujourd’hui
Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,
Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé
En pleine terre !
Béni sois-tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père !»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne- nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets- nous nos dettes, comme nous- mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre- nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes »
Matthieu 6

Regarde ta famille, Seigneur ; et fais que notre esprit, affiné par la maîtrise de nos sens, resplendisse à tes yeux du désir de te trouver. Amen.

* * * * * *

Mercredi 21 février

« Joie de ton pardon,
Joie d'ouvrir nos cœurs
A ta miséricorde !
Tu nous fais grâce
Dieu saint, ô toi notre Père
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour ,
Dieu saint, ô toi notre Père

Joie de pardonner
Joie d'ouvrir son cœur
A la miséricorde !
De proche en proche,
Ta joie prendra sur la terre.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Ta joie prendra sur la terre.

Joie de croire en toi,
Joie de témoigner
De l'infinie tendresse.
Christ au calvaire
Prodigue à chacun ta grâce.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Le Christ à tous le prodigue.

Joie de partager,
Joie d'ouvrir nos mains
Et d'ouvrir nos demeures !
Pauvres et riches
Deviennent un même peuple !
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour :
Que tous ne soient qu'un seul peuple !

Joie de t'accueillir,
Joie de te bénir
Pour le don du plus pauvre !
O notre Père,
C'est toi qui en fais l'offrande !

Heureux sommes-nous
De croire à ton amour ,
Caché dans le don du pauvre

Joie de ton Esprit,
Joie comme le feu
Victorieux de la cendre !
Joie de Dieu même
Que nul ne pourra éteindre.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour ,
Ta joie qui pourra l'éteindre ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas »
Luc 11

Regarde, Seigneur, avec bienveillance ton peuple qui cherche à mieux te servir : tandis qu’en nous imposant des privations nous maîtrisons notre corps, permets qu’en agissant selon le bien, nous obtenions un esprit nouveau. Amen.* * * * * *Jeudi 22 février – Chaire de saint Pierre

« Façonnés par la parole du Seigneur,
Passés au crible de sa Passion,
Et désormais revenus de toute peur,
Apôtres de Jésus, pour son Église
Vous êtes pierres de fondation
Dont rien n'ébranle l'assise.

Mais de vous il fait encor ses ouvriers,
Il se remet lui-même en vos mains :
Lui, l'architecte, le maître du chantier,
Devient la pierre d'angle qui vous porte,
Pierre vivante et pain quotidien
Pour qui l'annonce et l'apporte.

Quelle ivresse, pure et sobre, vous surprend ?
Quelle folie d'amour et de feu ?
Quelle sagesse plus folle que le vent ?
L'Esprit souffle sur vous, hommes du large :
Jetez en nous le désir de Dieu
Et relancez notre marche ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux »
Matthieu 16

Nous t'en prions, Dieu tout-puissant : fais que rien ne parvienne à nous ébranler, puisque la pierre sur laquelle tu nous as fondés, c'est la foi de l'Apôtre saint Pierre. Amen.

* * * * * *

Vendredi 23 février

« Père de la vie,
Tu as dit : « Faisons les cieux »,
Et ta parole s’est prise au jeu
De genèse !
Ton Verbe se fait chair…
Le premier-né,
A renouvelé
La création.

Défenseur des pauvres,
Tu soutiens les opprimés
Tournant vers toi leurs coeurs assoiffés
De justice !
Ton Verbe se fait chair…
Il prend parti
Pour les plus petits,
Les humiliés.

Seigneur de tendresse,
Sans compter, à pleines mains,
Aux affamés tu donnes le pain
Pour la route !
Ton Verbe se fait chair…
Il rassasie
Ceux qui l’ont suivi
Dans le désert.

Dieu, toujours fidèle,
Quand ton peuple t’oubliait
Sans te lasser, tu lui rappelais
Ton Alliance !
Ton Verbe se fait chair…
Et sur la croix,
Il ouvre es bras
Au bon larron.

Amour sans limite,
Pour chacun s’ouvre ton cœur,
Tu ne veux pas la mort des pécheurs,
Mais qu’ils vivent !
Ton Verbe se fait chair…
Le bon berger,
Vient pour ramener
Les fils perdus »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets- toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou »
Matthieu 5

Accorde à tes fidèles, Seigneur, de s’appliquer de toute leur âme à la préparation de Pâques : que le renoncement imposé à notre corps porte en chacun de nous des fruits spirituels. Amen.

* * * * * *

Samedi 24 février

« Les nuits humaines
Vont-elles à Dieu ?
Et les cœurs pris aux ténèbres ?
Le pardon qui les éclaire
Vient de lui.

Les jours de peine
Vont-ils à Dieu ?
Et les corps, dans leur détresse ?
La tendresse qui apaise
Vient de lui.

Nos peurs, nos doutes,
Vont-ils à Dieu ?
Et les voies de la déroute ?
L’amitié qui nous écoute
Vient de lui.

Le goût de vivre
Va-t-il à Dieu ?
Et la mort qui nous opprime ?
La parole qui délivre
Vient de lui.»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait »
Matthieu 5
Dieu éternel, notre Père, daigne tourner vers toi notre cœur, afin que nous soyons tout entiers à ton service, dans la recherche de l’unique nécessaire, et une vie remplie de charité. Amen.

* * * * * *

Dimanche 25 février - 2ème carême

« L’esprit de l’homme
Ecartelé
Ne sait qui choisir
Pour maître …
Il est venu, le temps
De s’enfoncer dans le désert
Pour entendre la Parole
De l’unique Seigneur.

Le cœur de l’homme
En désarroi
S’est laissé gagner
Par l’ombre…
Il est venu, le temps
De remonter vers les hauteurs :
La lumière d’un visage
Est offerte au croyant.

Les mains de l’homme
Sans nul espoir
Ont abandonné
Leur tâche…
Il est venu, le temps
De repartir à son verger
Dieu ranime le courage
De son peuple abattu

Les pas de l’homme
L’ont égaré…
Comment retrouver
La route ?
Il est venu, le temps
De se tourner vers le pardon :
Entendez la voix du Père,
Il attend sur le seuil.

Les yeux de l’homme
Sur le pécheur
Refermeront-ils
Le piège ?
Il est venu, le temps
De s’en remettre au Dieu sauveur :
Le regard qui nous rencontre
Est celui de l’Amour »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts »
Matthieu 17
Tu nous as dit, Seigneur, d’écouter ton Fils bien-aimé, fais-nous trouver dans ta Parole les vivres dont notre foi a besoin : et nous aurons le regard assez pur pour discerner ta gloire. Amen.


* * * * * *

Lundi 26 février

« Ne pleurez pas les ruines du passé
Qui loin de vous a disparu;
Si vous mettez la main
A la charrue,
N’ayez pas peur du lendemain.
Jésus nous invite à reconnaître
Le sillon que ses pas ont tracé.

Laissez brûler les flammes de l’amour
Qui a mené Dieu au tombeau;
Ne manquez pas la joie
Du jour nouveau,
Elle jaillit de votre bois.
La sève est plus forte que nos cendres
Car l’Esprit est livré pour toujours.

Laissez vous prendre au Souffle de sa vie,
Il vient créer la liberté;
Puisqu’il saisit le Corps
Ressuscité,
Il vous tiendra jusqu’à la mort.
Déjà il éclaire notre marche
Sur la terre où la foi nous conduit »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous »
Luc 6

Tu as voulu, Seigneur, que la puissance de l’Évangile travaille le monde à la manière d’un ferment ; veille sur tous ceux qui ont à répondre à leur vocation chrétienne au milieu des occupations de ce monde : qu’ils cherchent toujours l’Esprit du Christ, pour qu’en accomplissant leurs tâches d’hommes, ils travaillent à l’avènement de ton Règne. Amen.

* * * * * *

Mardi 27 février

« Mendiant d’amour,
A ma porte, ô Seigneur,
Tu as frappé, mais j’étais sourd;
Seul et caché dans ma maison,
Je fuyais ton visage,
Je vivais comme en prison.

Loin du regard
Qui perçait ma pauvreté,
J’ai voulu fuir, prenant ma part;
Mais tu suivais tous mes détours,
Te hâtant sur mes traces
Dans l’espoir de mon retour.

Survint l’hiver,
Et le froid qui me glaçait:
J’avais goûté au fruit amer;
Sans plus d’amis, sans plus de joie,
Envahi de tristesse?
J’ai crié mon désarroi.

Moi, le lépreux,
Je luttais contre l’amour,
Qui me brûlait de tout son feu;

Le cœur brisé par ton Esprit,
Je pleurais ma détresse,
Mais ta joie valait ce prix.

Et de très loin,
Je partis vers ta maison,
Dépossédé de tous mes biens;
Vers le foyer de ton bonheur,
Vers le lieu de la fête,
Revenait un serviteur.

Pris de pitié,
Tu accours vers mon malheur,
Et dans tes bras je suis sauvé;
Je suis ton fils qui était mort:
Tu rends vie au prodigue,
Le mendiant est le plus fort »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé »
Matthieu 23

Avec une inlassable bonté, Seigneur, veille sur ton Église ; et puisque sans toi l’homme s’égare, soutiens-le toujours pour qu’il se détourne du mal et se dirige vers le salut. Amen.

* * * * * *

Mercredi 28février

« Père prodigue,
Tu nous as tout donné,
Toi qui oublies tous nos refus ;
Ouvre nos mains,
Et si nos mains sont vides,
Les tiennes sont chargées
Du seul trésor de ta bonté.

Père invisible,
Tu nous restes caché
Mais à toi rien n’est inconnu ;
Ouvre nos yeux
Sur chacun de tes signes,
Qu’après t’avoir cherché
Nous te voyions dans ta clarté.

Père indicible,
Tu nous es révélé
Dans la parole de Jésus ;
Puisse ta voix
En nous trouver asile,
Et nos cœurs te louer
Pour te nommer en vérité »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez- vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude »
Matthieu 20

Donne à ta famille, Seigneur, de progresser en faisant toujours ce qui est bon ; assure-lui le nécessaire en cette vie pour la conduire aux biens du Royaume. Amen.

* * * * * *